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Médecins, Infirmiers, Enseignants, Corps académiques, Magistrats…, bref, l’ensemble des fonctionnaires de l’Administration publique décident d’aller en grève illimitée dès aujourd’hui, mardi 28 mars 2017.  Ce mouvement de grève doit être observé par tous les fonctionnaires à travers tout le territoire du pays. Il ne peut être désamorcé que si le gouvernement Badibanga se montre courtois d’adhérer au cahier des charges lui présenté par l’Intersyndicale de l’Administration publique.

 En rapport avec la revendication de  leurs droits fondamentaux, toutes les  structures  syndicales  de la RDC à Kinshasa, sont déterminées  à faire valoir  leur  ultimatum  au Premier Ministre, Samy Badibanga. Ces structures souhaitent ce dernier puisse répondre favorablement à  leur demande liée au réajustement du barème salarial fixé,  jadis  dans l’esprit  et  la lettre  de l’Accord de Mbudi. Mais aussi, la prise en compte  de la situation  des  nouveaux matriculés de la Fonction Publique, le paiement sans condition des anciens   enseignants  et fonctionnaires de l’Etat  matriculés, et les non payés.

A cela s’ajoute  la reconnaissance des droits des médecins  inscrits au tableau de l’Ordre des médecins. 

L’Intersyndicale  Nationale, estime que le Gouvernement actuel ne restera   pas  immaculé s’il n’arrive pas  à corriger  tant soit  peu  les  erreurs   de son prédécesseur  Matata  qui  n’a laissé que des  dettes   et  des   situations  chaotiques    injustifiées.        

Pour  ce  faire, l’Intersyndicale , exige  la sagesse  et  le bon  sens   du Chef  du Gouvernement dans   la recherche  des  solutions à la crise  imposée  aux  fonctionnaires de l’Etat.

Par ailleurs, le  représentant de fils des  fonctionnaires  congolais à Kinshasa, demande à  tous les chefs  syndicaux et    travailleurs à se mobiliser  pour ne  pas  céder    au  discours   et   aux promesses    stériles  du Gouvernement. La grève reste unique et le seul moyen  de pression  en cette période où les  droits  et libertés  des  citoyens congolais sont  bafoués  par les tenants du pouvoir.

La balle est donc dans le camp des dirigeants pour sauver ce qui peut l’être encore. La situation demeure chaotique sur tous les plans. Tous les indicateurs sont au rouge. C’est un secret de polichinelle!

Dominique  Mukonkole/ La prospérité