
Cela n’a échappé à personne. L’appel à une conférence internationale des donateurs pour le Kasaï a été co-signé par le Cardinal Monsengwo et le Révérend Bokundoa. C’est-à-dire deux têtes couronnées de deux principales confessions chrétiennes du pays. Quand on a fini d’applaudir de deux mains cette initiative synonyme d’altruisme, de générosité, de solidarité…, viennent quelques observations.
D’abord, ce n’était plus courant de voir Catholiques et Protestants faire chorus. Depuis un certain temps, l’Eglise catholique faisait cavalier seul. L’Eglise du Christ au Congo (ECC) menait ses actions avec les autres confessions religieuses. Il y avait comme un schisme qui ne disait pas son nom dans la galaxie confessionnelle rd congolaise. C’était l’Eglise catholique face-ou contre ? - aux autres confessions religieuses.
Ensuite, ces retrouvailles surviennent au lendemain du changement survenu à la tête de l’ECC. Serait-ce le premier signal fort du successeur de Mgr Marini ? Devrait-on comprendre que le Révérend André Bokundoa-Bo-Likabe sera l’homme par qui les deux plus grandes confessions chrétiennes du pays vont recommencer à décliner l’oeucuménisme ? Ou à l’inverse, faudrait-il subodorer que le très politique Cardinal catholique voit en le nouveau numéro 1 de l’ECC un partenaire…coopératif ?
Ou encore s’agirait-il d’un rapprochement entre deux leaders religieux qui, outre la foi en Jésus-Christ, ont bien d’autres choses en commun ? L’un et l’autre sont d’éminents exégètes bardés de diplômes universitaires. En plus, ils partagent une même sphère culturelle.
Enfin, question à un franc symbolique : à la veille de l’amorce des manifestations projetées par le Collège des curés doyens en réponse à la CENCO ; irait-on jusqu’à voir l’ECC se joindre à l’initiative des Catholiques ?
Ça sent l’avant- veille d’une union… sacrée. Pour quelle finalité ? Il est écrit quelque part dans les Saintes Ecritures que les voies de Dieu sont insondables. Là, pas besoin d’exégèse.
José NAWEJ/ forum des as