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La FIFA a sanctionné le Nigeria et la République Démocratique du Congo (RD Congo) à la suite des incidents disciplinaires survenus lors de leur barrage continental pour la Coupe du monde 2026, disputé le 16 novembre 2025 au Maroc sur terrain neutre.Selon le dernier aperçu disciplinaire publié par la FIFA le 16 mars 2026, les deux fédérations ont été reconnues coupables de manquements distincts commis par leurs supporters lors de ce match très tendu.
 
La RD Congo s'était qualifiée pour les barrages intercontinentaux en l'emportant aux tirs au but (1-1 après prolongation, 4-3 tab) face au Nigeria.La Fédération nigériane de football (NFF) a écopé d'une amende de 1 000 francs suisses (environ 1 270 dollars US ou 950 livres sterling). Cette sanction vise un manquement à l'ordre et à la sécurité dans les stades, en raison de jets d'objets sur le terrain par des spectateurs nigérians, en violation des articles 17 et 17.2.b du Code disciplinaire de la FIFA.La Fédération congolaise de football association (FECOFA) a quant à elle été condamnée à une amende plus lourde de 5 000 francs suisses (environ 5 500 euros). Ce penalty sanctionne l'utilisation de pointeurs laser et d'autres dispositifs similaires par les supporters congolais, contraire à l'article 17.2.d du même code. Ces amendes restent relativement modérées et se limitent à des infractions liées au comportement des fans ; elles n'entraînent ni disqualification, ni suspension sportive, ni remise en cause de la qualification de la RD Congo pour la phase suivante. 
 
Ce barrage avait déjà été marqué par des controverses : après la défaite, le Nigeria avait déposé une plainte auprès de la FIFA fin 2025, contestant l'éligibilité de plusieurs joueurs congolais (questions de double nationalité et de documents administratifs). La FIFA avait rejeté cette réclamation avant ces sanctions, confirmant ainsi la victoire des Léopards sur le terrain.Ces décisions disciplinaires clôturent donc un épisode houleux des qualifications africaines sans conséquences majeures sur le parcours des deux nations.
 
Pascal Kwilu