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ASIE / Moyen-Orient

L'actualité de la semaine en Asie

Mojtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei assassiné le 28 février 2026 lors des premières frappes israélo-américaines (opération Epic Fury sur Téhéran et sites stratégiques), a été officiellement désigné comme nouveau Guide suprême de la République islamique d’Iran dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 mars 2026 par l’Assemblée des experts (Majles-e Khobregan), organe clérical de 88 dignitaires chiites chargé de nommer et superviser le Guide suprême.Cette nomination accélérée, annoncée par les médias d’État iraniens et confirmée par des sources internationales (Le Monde, The Guardian, Al Jazeera, AP News, etc.), intervient au dixième jour de la guerre ouverte contre Israël et les États-Unis.
 
Mojtaba, âgé de 56 ans (né le 8 septembre 1969 à Mashhad), succède à son père après des tractations intenses marquées par la forte pression des Gardiens de la Révolution islamique (Pasdaran/IRGC), qui ont immédiatement prêté serment d’allégeance au nouveau Guide, tout comme les forces armées, la police et la diplomatie.Figure discrète et influente de l’ombre, Mojtaba Khamenei n’a jamais occupé de poste officiel électif ou gouvernemental visible. Il opérait depuis des années au sein du Bureau du Guide suprême (Beit-e Rahbari), exerçant une autorité considérable sur les nominations, les services de renseignement et les Pasdaran. Considéré comme un ultra-conservateur proche des factions les plus radicales, il incarne la continuité de la ligne dure : opposition intransigeante à l’Occident, soutien accru aux proxies régionaux (Hezbollah, Houthis, milices irakiennes), et refus de tout compromis nucléaire ou diplomatique. Sa désignation consolide le pouvoir des conservateurs radicaux et maintient le statu quo politique malgré les bombardements en cours.Cette succession héréditaire (de père en fils) crée un paradoxe historique pour la République islamique, née en 1979 en opposition à la monarchie Pahlavi : elle instaure une forme de dynastie théocratique.
 
Les médias parlent de « légitimité du sang » ou de « choix du défi », soulignant à la fois la continuité et les risques d’instabilité interne. Mojtaba est accusé par des opposants en exil (Iran International) et des dissidents de corruption, népotisme et implication dans la répression des manifestations (2009, 2022). Donald Trump l’a qualifié de « lightweight » (poids léger) et a déclaré que sa nomination était « inacceptable », avertissant qu’il « n’allait pas durer longtemps » sans son approbation.Mojtaba entre en fonction dans un Iran en guerre, sous frappes intensives, sanctions maximales et tensions régionales extrêmes. Sa mission principale : préserver le régime, riposter militairement et gérer une escalade qui s’intensifie (l’Iran a lancé des salves de missiles et drones vers Israël et des pays du Golfe dès le 9 mars). Cette nomination marque la fin de l’ère Ali Khamenei (1989-2026) et le début d’une phase plus familiale et potentiellement plus dure pour la République islamique.
 
Magloire Kibau

 

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