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Des organisations de la société civile du Sud Kivu, en République démocratique du Congo, dénoncent une baisse inexpliquée des recettes minières dans la région en 2015. Elles demandent donc aux députés provinciaux de rejeter le rapport budgétaire présenté par le gouvernement provincial. Elles dénoncent son manque de fiabilité. Selon elles, les recettes du secteur minier ont été volontairement sous-estimées. Des fraudes et des détournements qui ont des conséquences directes sur le développement de la région.

Cette sous-estimation des recettes du secteur minier est patente sur les six premiers mois de l’année. Entre le premier semestre 2014 et le premier semestre 2015, le taux de recouvrement des taxes a baissé de 19%, soit un manque à gagner de près de 9 millions de dollars, alors que déjà en 2014, la société civile du Sud Kivu estimait que les performances de la province en termes de recouvrement des recettes étaient très faibles.

Mais pourquoi estime-t-elle que ces recettes sont volontairement sous-estimées ? Le Sud Kivu compte huit territoires. Seuls 922 creuseurs auraient payé la carte d’exploitant. Ce qui correspond à une moyenne de 115 creuseurs par territoire. Un chiffre irréaliste pour la société civile. D'autant que pour une autre redevance, celle de l’atténuation et la réhabilitation de l’environnement, seuls 465 creuseurs sont recensés comme ayant payé. Un chiffre qui correspond aux creuseurs artisanaux.

Mais des constats similaires ont été effectués pour d’autres modes d’exploitation. Sept motopompes seulement ont été enregistrées pour tout le Sud Kivu. Six dragues seulement pour l’ensemble de la province, alors que dans une autre étude, là aussi menée par la société civile, il avait été recensé 175 dragues suceuses et six dragues industrielles pour le seul territoire de Shabunda.

Pourquoi un taux si faible d’enregistrement des exploitants et de recouvrement des taxes ? C’est la question que pose la société civile qui demande aux députés provinciaux de rejeter le rapport budgétaire présenté par le gouvernement provincial et au procureur général de la République à Bukavu d’enquêter.

Avec rfi

 

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Deogracias Mutombo gouverneur de la banque centrale du Congo

La Banque centrale du Congo (BCC) est formelle : « le solde brut d’opinions des chefs d’entreprises demeure quasiment négatif depuis le début de l’année ». Selon les estimations de l’autorité monétaire en République démocratique du Congo (RDC), en juin 2016, le solde brut d’opinions des chefs d’entreprises était à « -9,4 % venant de -0,2% un mois plus tôt ». « Ceci atteste le pessimisme aggravé des chefs d’entreprises », concluait la BCC à l’issue de sa réunion de juillet 2016 du Comité de politique monétaire.

Tous les observateurs sont unanimes que ce moral bas des patrons d’entreprises reste corrélé, à la fois, à la dépréciation des cours des matières premières sur le marché international avec ses effets au niveau national – baisse des recettes publiques issues des échanges extérieurs, baisse des réserves internationales, dépréciation du taux du franc congolais par rapport aux devises étrangères, l’inflation en hausse– et à la situation d’incertitude politique en RDC consécutive à l’absence des élections à la fin de l’actuelle mandature en décembre 2016.

Pourtant, la RDC a enregistré un taux de croissance au-delà de 7% entre 2011 et 2014. En 2015, il était de 6,9%. Pour 2016, les dernières estimations du gouvernement situent à 5,3% de taux de croissance alors que les premières prévisions tablaient sur 9%. Le franc congolais ne cesse de se déprécier alors que les réserves de change viennent de plonger à moins de 1 milliard Usd.

Prudence des banquiers

A la lumière des perspectives 2016 des banques commerciales, contenues dans leur rapport d’exercice 2015 publiés récemment entre mai et juin, l’on note une prudence dans les ambitions des banques compte tenue des prévisions «économiques peu reluisantes de la RDC, attestées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement (BAD).

Il s’ensuit une certaine prudence  des banquiers  désormais plus préoccupés à consolider leurs parts de marché. A la Rawbank, première banque commerciale de la RDC, durant l’exercice 2016,  l’on ne se voile pas la face:« Après plusieurs années d’une croissance rapide qui nous positionnait, dès le dixième anniversaire de la banque, voici bientôt trois ans, comme leader du marché, nous avons choisi de nous concentrer sur la consolidation de nos acquis », note le directeur général adjoint de la Rawbank, Mustafa Rawji, parlant des perspectives 2016 de cette institution.

A la Banque commerciale du Congo (BCDC), c’est le même son de cloche. «Les perspectives conjoncturelles s’annoncent moroses selon l’avis même des experts de la Banque Centrale du Congo. Nous craignons qu’ils n’aient raison au vu des perspectives de cours des matières premières et des actuelles tensions inflationnistes et monétaires. [….] La BCDC reste donc à l’écoute du marché ».

C’est le même écho à la Trust Merchant Bank (TMB) qui revendique la troisième place sur plusieurs segments dans le secteur. «L’année 2016 est abordée avec prudence en tenant compte des incertitudes de la vie politique et économique  qui pourraient affecter la bonne marche des affaires », soutient-on à la TMB dans leur rapport de l’exercice 2015, publié en mai dernier. « Au niveau économique, le FMI a revu à la baisse ses prévisions de croissance mondiale. Pour le Congo, il ne faut pas s’attendre à une inversion de la courbe du cours du cuivre à court terme. La banque doit tenir compte de la conjonction de ces deux facteurs. L’année en cours est abordée avec prudence. Les incertitudes de la vie politique et économique pourraient affecter la bonne marche des affaires», souligne-t-on aussi à la TMB à propos des perspectives 2016.

Cette prudence observée auprès de ces trois banques, qui ont connu une forte expansion ces dernières années, illustre à suffisance que le secteur bancaire n’attend pas mieux faire en 2016 que de consolider ses acquis. Ce, en dépit de toutes les opportunités qui s’offrent en faveur des banques en RDC notamment les quelques 40 millions des congolais qu’il faut bancariser mais aussi d’immenses besoins d’investissement que revendique le pays pour son émergence en 2030.

Un secteur en ébullition

Le secteur bancaire congolais est, à tout point de vue, entré en ébullition : augmentation significative du nombre de banques (il y en a 18 aujourd’hui contre une poignée il y a dix ans), extension rapide des réseaux d’agences, croissance exponentielle du nombre de comptes bancaires, exploitation des nouvelles technologies de l’information et de la communication dont la monétique, l’internet banking, l’electronic banking. Depuis deux ans, la banque digitale et ses nombreuses déclinaisons ont fait leur apparition au Congo Kinshasa. Toutes ces évolutions incitent les banques à entrer dans l’ère d’un marketing proactif et à déployer des offres de produits et services spécifiquement adaptées à une clientèle devenue exigente.

Face à ces mutations, les banques devront non seulement faire bénéficier à leur clientèle de ce développement technologique mais aussi se doter des outils nécessaires pour répondre aux nouveaux besoins du marché. Ce qui implique des investissements conséquents de leur part alors que la situation économique est morose. L’heure est plutôt à la consolidation des parts de marché déjà acquises.

Des reformes s’imposent

Conscient des difficultés qu’il devrait rencontrer courant 2016, le gouvernement congolais a arrêté 28 mesures urgentes fin janvier dernier pour stabiliser et relancer l’économie nationale. Dans cette optique, l’option a été prise notamment de diversifier l’économie nationale, d’investir dans l’industrialisation et d’orienter les investissements dans les secteurs porteurs comme celui de l’agriculture ou l’appui aux PME.

C’est dans ce cadre que s’inscrivent notamment des projets de construction des zones économiques spécialisées et des parcs agro-industriels dont la réalisation reste toujours attendue. Il en est de même de la normalisation de la situation politique qui sera un signal fort non seulement pour le moral des entrepreneurs mais aussi pour l’arrivée des nouveaux investisseurs dans un pays qui en a tant besoin pour booster son économie.

A tout prendre, le secteur bancaire nourrit des ambitions légitimes de se développer au regard des opportunités qui se présentent dans le pays. Cependant, le ralentissement économique freine son expansion au même titre que l’incertitude politique qui prend en otage l’avenir de la RDC tant qu’un consensus n’est pas trouvé entre acteurs majeurs de la scène congolaise.

Avec Afrik Financial

 

 

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La République démocratique du Congo a annoncé jeudi qu'elle prévoyait désormais un taux de croissance de 8,4% pour l'année 2015, contre 9,2% précédemment, suite à la baisse des marchés financiers en Chine.

"Le déclin des marchés financiers chinois a engendré une réduction de la prévision de croissance de la RDC pour 2015", qui "passe maintenant à 8,4%, ce qui représente toujours plus du double" du taux de l'économie mondiale, explique un communiqué du ministère congolais des Finances.

La RDC, pays parmi les moins développés au monde, est le première producteur mondial de cobalt et dispute à la Zambie la place de premier producteur africain de cuivre. L'extraction et la transformation de ces deux minerais, très abondants au Katanga (sud-est) et dont la Chine est un grand importateur, sont le moteur de la croissance économique nationale.

"En raison de son influence majeure sur les marchés internationaux, la prévision de croissance revue à la baisse de la Chine a réduit les prévisions d'importation et provoqué une baisse du prix du cuivre - une des principales exportations de la RDC -, au plus bas depuis six ans", souligne le ministre des Finances Henri Yav Mulang dans le communiqué.

La Chine est un partenaire privilégié de la RDC, mais leur coopération a parfois fait polémique.

Meurtrie par deux guerres entre 1996 et 2003, Kinshasa avait signé en 2007 un contrat de 9 milliards de dollars avec un groupement d’entreprises chinoises pour la réhabilitation ou construction de près de 10.000 km de routes et de voies ferrées, deux barrages, des hôpitaux, logements et écoles.

En échange, selon l'ONG Global Witness, spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles, le gouvernement congolais s'était engagé à fournir aux entreprises chinoises jusqu’à 10 millions de tonnes de cuivre et 600.000 tonnes de cobalt.

Mi-août 2009, notamment sous la pression du Fonds monétaire international (FMI) qui craignait un nouvel endettement de la RDC, Kinshasa avait annoncé la révision à 6 milliards de ce contrat.

Avec Afp

 

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Le vice-Premier ministre, ministre des postes, télécommunications, nouvelles technologies de l’information et de la communication (PT-NTIC)-Thomas Luhaka Losendjola a présenté mardi au cours d’un point de presse, une maquette du premier satellite de la République démocratique du Congo.

Selon le vice-Premier ministre, le coût de ce premier satellite est de l’ordre de 320 millions USD. Il s’inscrit dans le cadre du projet « CongoSAT I », fruit d’un accord de faisabilité signé en 2012 entre la RDC et une entreprise Chinoise.

Le lancement de ce satellite à partir de la Chine interviendra lorsque les deux parties se seront convenues sur les modalités de préfinancement du projet par une banque chinoise, soit trois ans après le compromis.

La concrétisation de Congo SAT I , a dit le ministre, offrira des nombreux avantages au pays et même à ses voisins, notamment, la promotion du leadership de la RDC au plan africain dans le domaine de télécommunications, l’accessibilité de la communication dans les zones où la fibre optique est inaccessible à cause des obstacles naturels. Le satellite couvrira donc ces zones, a indiqué Thomas. Luhaka, soulignant qu’il vient renforcer la fibre optique en matière de communication en RDC.

Le satellite permettra également d’assurer le meilleur contrôle des frontières nationales, le transfert de technologies par une formation des ingénieurs congolais par la partie Chinoise, une économie des devises, ainsi qu’ une amélioration et une sécurisation des communications. MM.Richard Achinda Whilungula, Directeur général du Réseau national des télécommunications par satellite (RENALTESAT) et Shao Xu, responsable et manageur de CONGO SAT I en RDC, ont assisté à ce point de presse.

ACP/Fng/Mat/Ndom/Fmb

 

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  RDC

Deux organisations non gouvernementales de développement (ONGD) française et suisse, Cafeafrica et Agri sud, s’emploient à l’encadrement de la population paysanne des filières café et cacao du territoire de Lukula et de Tshela, dans la province du Kongo Central, en vue de la relance de la production et la revalorisation de ces filières, a indiqué mercredi à l’ACP l’Ir Daniel Kuika Tsoni, président du comité de pilotage de la filière café et cacao dans cette province.

Selon l’Ir Kuika Tsoni, des avancées significatives ont été remarquées dans l’évolution des filières café et cacao avec la remise au travail des paysans producteurs consécutive à une motivation des deux ONGD étrangères qui ont mis à la disposition de la population paysanne des germoirs, des pépinières et des parcs pour des caféiers dont les plantules sont distribuées à un prix réduit , soit 100 Francs Congolais la plantule.

Cette pratique, qui aide la population à relancer la production du café et du cacao dans ces deux territoires, est soutenue par l’installation d’un dépulpeur pouvant les aider à traiter le café par la voie humide et un air de séchage de ce café pour un produit de première qualité.

17 dépulpeurs motorisées, 6 dépulpeurs manuels et deux deparcheuses ont été mis à la portée des paysans pour motiver la relance de la culture du café, a relevé président du comité de pilotage de la filière café et cacao dans la province.

L’installation de ce matériel incitera la population à accroitre la superficie caféicole, a-t-il assuré, soulignant qu’elle rendra les associations fortes et à même, à la longue, de pouvoir exporter seules le produit pour leur bien-être social.

La population a souhaité, pour plus de liberté de travail, que l’Etat congolais installe dans chaque village ces machines, étant donné qu’elles sont vendues à un prix réduit, soit 2.700 dollars pour un dépulpeur motorisé et 700 dollars pour un dépulpeur manuel.

ACP/Kayu/Wet

 

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