La compagnie publique congolaise Gécamines a reçu 10 millions de dollars sur la vente d’une concession minière en République démocratique du Congo à une filiale du groupe suisse Glencore dont les termes tardent à être rendus publics, a-t-on appris mercredi.
La Générale des carrières et des mines (Gécamines) indique sur son site internet avoir "conditionné son autorisation" à cette cession "au paiement en sa faveur de la somme de 10 millions" de dollars, et précise que la transaction a été réalisée en février.
Glencore avait confirmé jeudi dernier que sa filiale Mutanda Mining avait acquis ce permis d’exploitation 658 portant sur environ 170 ha auprès d’une coentreprise dans laquelle Gécamines détient une participation minoritaire, après la révélation de cette vente par l’agence Bloomberg.
Le groupe minier suisse n’a pas révélé le montant déboursé pour cette licence sur l’enclave de Kawama, située à l’intérieur du périmètre d’exploitation de Mutanda Mining, dont il détient 69% des parts, le reste appartenant à Fleurette Group, holding de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler.
Mutanda Mining produit du cuivre et du cobalt à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest de Lubumbashi, capitale du Katanga, la grande province minière de la RDC.
Proche du président congolais Joseph Kabila, M. Gertler est soupçonné d’avoir acquis, comme bien d’autres, un certain nombre de concessions minières en RDC dans des conditions opaques.
La législation congolaise impose au gouvernement de rendre publiques les modalités de toute cession des ressources naturelles de l’État sous deux mois.
Mercredi, le ministère des Mines n’avait toujours pas publié sur son site internet le contrat de cession du permis 658 et on ignore la part touchée pour cette vente par le partenaire de la Gécamines, une filiale du groupe congolais Bazano (à l’actionnariat flou) qui possède 70% de la société commune qui détenait la licence sur l’enclave de Kawama.
Vendredi, le Centre Carter, ONG de défense des droits de l’homme fondée par l’ancien président américain Jimmy Carter, a pressé "le gouvernement de la République démocratique du Congo de révéler les termes de l’accord" de vente du permis 658 sur une "concession potentiellement riche" en cuivre et en cobalt.
Selon Fleurette Group, Mutanda Mining a produit environ 197.000 tonnes de cuivre et 14.400 tonnes de cobalt en 2014. Cela représente environ 20% de la production nationale de la RDC pour chacun de ces deux minerais.
La RDC est depuis juillet 2014, membre à part entière de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE), qui développe "une norme mondiale visant à promouvoir une gestion ouverte et responsable des ressources naturelles".
Le secteur minier est le moteur principal de la forte croissance économique que connaît la RDC depuis plusieurs années.
En mars, le Fonds monétaire international (FMI) avait appelé les autorités congolaises "à consolider la gestion des ressources naturelles par l’amélioration de la transparence et de la gouvernance".
Faute d’avoir obtenu suffisamment d’informations sur une cession de parts dans une entreprise minière appartenant au portefeuille de l’État, le FMI avait suspendu en 2012 une ligne de crédit qu’il avait accordée à la RDC en 2009 et qui a périmé depuis lors.
La RDC, premier producteur mondial de cobalt, dispute aujourd’hui à la Zambie voisine la place de premier producteur africain de cuivre. En dépit de ses ressources naturelles immenses, l’ancien Congo belge reste l’un des pays les moins développés au monde.
Distributeur officiel de Toyota, Suzuki et Peugeot, CFAO Motors RDC ouvre les portes de sa nouvelle concession automobile située au numéro 4200 de l’avenue des Poids Lourds, dans la commune de la Gombe. Plus précisément à la hauteur de l’arrêt Forces navales, à côté du secrétariat exécutif de la CENI (Commission électorale nationale indépendante). Les travaux ont démarré en octobre 2013 pour se terminer en mai 2015. L’imposant bâtiment de 10.000 m², un des plus modernes d’Afrique Centrale, est à la hauteur des plus hauts standards internationaux et des exigences de CFAO Motors RDC, pour satisfaire sa clientèle.
Ces infrastructures permettront à CFAO Motors RDC d’être à l’avant-garde des services, grâce à la vente des véhicules des plus grandes marques internationales, un service après-vente où un personnel qualifié prend soin des véhicules grâce à ses ateliers ultra-performants et modernes. Bien plus, le magasin, avec plus de 4574 références de pièces de rechange d’origine totalisant plus 47 000 pièces en stock, répond favorablement et efficacement à la demande des clients
Vous pourrez y découvrir dans cette concession le tout nouveau service de LOXEA dédié aux entreprises : la location longue durée. Ce service comprend la mise à disposition d’un véhicule avec assurance tous risques, l’entretien complet pour un loyer fixe durant toute la période de location.
Pour rappel, CFAO Motors RDC est implanté en République démocratique du Congo depuis 2001 et demeure le distributeur officiel des véhicules de marques Toyota, Suzuki et Peugeot. Cette société offre une large gamme de véhicules neufs de tourisme, de 4X4, d’utilitaires et de deux roues. Avec cette nouvelle concession, Kinshasa s’est ainsi doté d’un nouvel espace de vente et d’après-vente à la hauteur des enjeux du développement du pays. Chacun peut y choisir le véhicule le plus adapté à ses besoins et se voir proposer des produits et des offres pour vivre la route en toute confiance.
* « Face à la précarité liée au problème de revenu, de logement, de transport, d’alimentation, de santé, et à la croissance démographique qui s’annonce, doublée de la hausse du taux de chômage qui l’accompagne, il va se poser un grave problème de sécurité et de stabilité de notre Etat avec des effets sur les Etats voisins », prévient l’ancien Premier ministre.
Et de cinq pour Adolphe Muzito ! Il ne chôme pas l’ancien Premier ministre congolais ! Retranché dans son think tank de la Gombe, l’économiste très Palu carbure à plein régime. En témoignent ces tribunes qu’il distille à intervalle régulier. Des publications dont la vocation est d’alimenter non la polémique ambiante, mais le débat républicain. Des tribunes dans lesquelles fort de ses expériences d’ancien inspecteur des Finances, de ministre honoraire du Budget et de Premier ministre d’une bonne partie de la législature écoulée, Adolphe Muzito fait parler les chiffres et fait de la prospective. C’est le cas dans cette cinquième tribune où ce fidèle d’entre les fidèles du patriarche Gizenga décortique la problématique du chômage à l’aune des chiffres publiés par le gouvernement. Avec à la clé cette alerte : face à la pression démographique et à l’augmentation de la population, le chômage a cessé d’être un simple défi économique. Si la tendance actuelle n’est pas inversée, le chômage comme élément de la précarité- revenu, logement, alimentation…- posera un grave problème de sécurité et de stabilité de la RDC. 5EME TRIBUNE D’ADOLPHE MUZITO :
Le chômage en RDC : Hier, aujourd’hui et demain I. PROBLEMATIQUE Nous avons promis, dans notre 4ème tribune, de débattre de la question du chômage et de ses effets dans notre pays en partant des données statistiques communiquées par le Gouvernement au mois de Mai dernier, à la suite de sa réunion de la " Troika " politique. En effet, à cette occasion, le Gouvernement a présenté à l’opinion nationale et internationale, comme ci-après, les statistiques sur l’emploi et le chômage dans notre pays : " Il se crée en RDC depuis 2012, 100.000 emplois en moyenne chaque année et le taux de chômage en 2014 est de 43% tandis qu’en 2000, il a été de 67% ". Ainsi, soucieux de garantir la cohérence entre les performances macroéconomiques, le niveau de la croissance économique et l’amélioration du vécu quotidien des populations congolaises, le Gouvernement s’est donc félicité de l’évolution du niveau de l’emploi qui s’est traduite par la réduction du taux de chômage et l’inversion de sa courbe. Cette évolution supposée ou réelle soulève ainsi 4 questions de fond à savoir : 1) Comment, mathématiquement, le Gouvernement pouvait-il, en 3 années, réduire le taux de chômage de 51% en 2012 à 43% en 2014, en ne créant que 100.000 emplois par an, dans une économie qui a vu dans la période arriver sur le marché de l’emploi, chaque année, près de 2.000.000 de nouvelles demandes d’emplois ? 2) Comment serait-il possible d’inverser, en 3 ans, la courbe du chômage dans une économie dont les caractéristiques sont : - Un taux de croissance démographique de 3% ; - Une évolution de la population active dominée par une forte proportion des jeunes (50%) qui, chaque année, finissent les cycles de secondaire, de graduat ou de licence, soit ± 1 million des jeunes (aptes à travailler) ; - Un secteur agricole prédominé par l’activité informelle et de cueillette ; - Un tissu industriel embryonnaire, désintégré et extraverti, absorbant moins de 6 % du marché d’emploi ; - Un tertiaire aussi informel, caractérisé par un commerce assis, non pas sur l’industrie locale, mais sur des produits importés et un réseau bancaire peu dynamique ; - Un marché intérieur étroit et à faible débouché. 3) Quelles sont les tranches d’âge retenues par le Gouvernement pour déterminer la population active, dans la période concernée (2012-2014), en vue de la distinguer de la population inactive ? 4) En d’autres termes, quel a été pour le Gouvernement le total annuel de nouvelles demandes d’emplois auxquelles l’économie a fait face dans la période et dans quelles branches d’activité ? Autrement dit quel est le total de jeunes qui sont arrivés sur le marché d’emploi chaque année (2012, 2013 et 2014) et pour la période ?
II. EVOLUTION DE LA POPULATION ACTIVE, DE L’EMPLOI ET DU TAUX DU CHOMAGE DE 2003 A 2015 " Evolution de la population active A propos de l’augmentation de la population active, nous pouvons lire dans le tableau n°1 (Annexe n°I) l’évolution de la population active et constater son taux d’augmentation oscillant autour de 3%. Ainsi, à propos de l’évolution de la population active, dans la période 2003-2015, son augmentation annuelle, comme on le voit au tableau n°1 (Annexe n°I), est passée de 839.300 unités en 2003 à 1.914.700 unités en 2015, pour un total de la population active qui est passé de 33,9 millions en 2003 à 49,7 millions en 2015.
" Evaluation de l’emploi et du chômage par le Gouvernement de la RDC (2003-2015) A propos de la création des emplois et du chômage : deux méthodes différentes ont été utilisées par le Gouvernement dans la période, chacune avec des conséquences différentes sur l’évolution de l’emploi et du chômage.
" Méthode traditionnelle utilisée jusqu’en 2012 La première méthode utilisée par l’Administration [Institut National de Statistique (INS), Banque Centrale du Congo (BCC)] jusqu’en 2012, regroupe les emplois dans deux secteurs, secteurs public et privé. Entre 2003 et 2012, avec la méthode traditionnelle, la création des emplois a été caractérisée par une courbe assez erratique comme on le voit au tableau n°2 l’Annexe n°II. Cependant globalement, la création des emplois a varié à la baisse, de 2003 à 2012, partant de 625.300 emplois créés en 2003 à 103.000 emplois créés en 2012, avec quelques piques en terme de hausse ou de baisse. Dans ce tableau n°2 Annexe n°II, on peut voir ce qui suit : - La part des travailleurs de l’Administration représente en moyenne 6% du total des travailleurs ; - La part des travailleurs du secteur privé formel, représente 94% ; - La part des Indépendants est de 0% ; - Le secteur privé considéré est formel ; - Il n’y a pas de rubrique représentant les emplois des indépendants ou des personnes installées sur leur compte personnel ; - Les emplois crées ou détruits considérés sont, ceux du secteur formel constitué de salariés des secteurs public et privé (affiliés à l’Institut National de Sécurité Sociale " INSS " ou non). On voit donc pourquoi au courant de la période, le taux de chômage est resté à la hausse de manière générale, en passant, comme on le voit au tableau n°2 (Annexe n°II), de 48,5% en 2003 à 53,2% en 2012. (Rapport annuel BCC 2012). C’est parce qu’il n’existe pas pour cette méthode une rubrique fourre-tout dite des emplois " des indépendants ".
" Nouvelle méthode " Période de 2012 à 2015 " Avec la nouvelle méthode, la période 2012 et 2015 est caractérisée par un fort taux de création d’emplois qui va de 1,900 million d’emplois créés en 2012 à 2,570 millions d’emplois en 2015. Avec un taux de chômage qui est passé de 51,4% en 2011 à 43,% en 2014 (Rapport annuel BCC 2013) et à 39,6% en 2015 (Condensé Hebdomadaire d’Informations Statistiques BCC n°15/2015). La nouvelle approche a créé le concept " Auto-emploi " ou " Indépendants ", considérés comme personnes installées sous leur compte personnel. Ainsi, les emplois (19,5 millions) enregistrés sous la rubrique de travailleurs du secteur privé en 2012 (dans le Rapport annuel de la BCC 2012, Annexe/Tableau n°I.43, p. 73) ont brusquement et curieusement été enregistrés sous une nouvelle rubrique créée dans le Rapport annuel de la BCC 2013, mais pour la même année (2012), appelée " Indépendants " pour un total de 22.469.679,5 unités. Le total des emplois du secteur public est réduit de 1,21 million à 920.855 unités pour la même année. Le total des emplois du secteur privé est maintenu à 19.482,2 unités. Le total cumulé de travailleurs est réduit de 20,7 millions d’unités à 940.337,2 unités. Le total des indépendants ex nihilo est fixé à 22.469.679,5 unités. Ainsi donc, à partir de 2012, l’Administration a changé d’approche, d’hypothèse et de thèse, en définissant une nouvelle ventilation de la population active. Comme on le voit, le niveau de l’emploi n’est plus seulement la somme des travailleurs des secteurs public et privé. A ces deux secteurs formels s’ajoute une nouvelle catégorie " les Indépendants " c’est-à-dire des personnes qui se sont installées à leur propre compte, donnant ainsi naissance à une nouvelle rubrique " la population active occupée " qui, est la somme de 3 dernières rubriques. La nouvelle approche d’évaluation du taux de chômage repose sur la thèse selon laquelle tous les jeunes qui arrivent sur le marché d’emplois au cours d’une année donnée, trouve du travail ; soit comme travailleurs du secteur public, soit comme travailleurs du secteur privé, soit encore, et plus largement comme indépendants, installés à leur propre compte. En effet, selon cette nouvelle ventilation, en RDC, tout jeune qui arrive sur le marché de l’emploi, en milieu rural ou en milieu urbain, trouve du travail, si pas dans le cadre d’un contrat formel, mais comme indépendant. On peut donc le constater dans les rubriques de l’Annexe n°IV, Tableau n°4 bis, cette thèse implique aussi que la RDC d’ici 2025 aura un taux de chômage qui atteindra " ZERO " début 2024 et sera négatif fin 2024 et début 2025. Voilà pourquoi, le taux de chômage est passé de 51% en 2012 à 43% en 2014 et 39,6% (en 2015). " Risque et conséquence de la nouvelle méthode du Gouvernement La nouvelle méthode d’évaluation de l’emploi et du chômage instituée depuis 2012 comporte un danger social, politique et sécuritaire. En considérant que toute nouvelle demande sur le marché du travail non absorbée par les secteurs public ou privé formel, l’est par l’auto-emploi ou le secteur d’indépendants qui offre 96 % d’emplois, la nouvelle méthode entretient l’idée que pour les autorités politiques et leur administration tout va bien, le peuple est au travail et qu’il existe bien une cohérence entre le taux de croissance à deux chiffres et le vécu quotidien des populations. Or, tous ces emplois, dans l’hypothèse même qu’ils seraient créés, restent précaires, sans revenus substantiels et dépourvus de toute couverture de l’Etat. En effet, selon la BCC sur 19,5 millions de travailleurs du secteur privé, 352.000 seulement, soit 1,8%, sont affiliés à l’INSS et les 1.200.000 de l’Administration ne sont affiliés à aucune assurance sociale. Que dire alors des emplois du secteur dit " des Indépendants " et qui représentent désormais les 94 % des emplois créés dans notre pays ?
" Caractéristiques de la population inactive en RDC En RDC, le problème de précarité ne concerne pas seulement la tranche de la population active qui ne travaille pas, soit 20 millions d’habitants, appelés communément chômeurs. Il concerne également et surtout la population inactive c’est-à-dire, les enfants et les jeunes qui sont aux études, ou ne sont pas au travail, ainsi que les vieillards. Car, pour les enfants et les jeunes, ils sont, soit sous la charge des membres de familles qui ne travaillent pas (39,6%), soit sur celle de ceux qui travaillent mais dont les revenus restent dérisoires. Il est à noter bien que les emplois en RDC couvrent 60,4% de la population active en 2015, ils sont, selon les statistiques du Gouvernement, constitués à 96% d’indépendants ou personnes installées sur leur compte propre. D’où leur caractère précaire. La population inactive faite des vieux et des vieillards est constituée des personnes qui, dans leur majorité, ont, soit quitté le marché de l’emploi sans avoir jamais travaillé, soit, travaillé sans cotiser au cours de leur carrière et ne disposent donc pas d’une quelconque couverture sociale. Notons que le taux d’affiliation à l’INSS est de 1,8% des travailleurs du secteur privé ; 0% pour la Fonction publique. Ces personnes dépendent, au nom de la solidarité africaine, des parents sans emplois viables. " Effets du chômage en RDC face au taux de croissance démographique Le chômage, dans notre pays est structurel. Il est alimenté par une économie faiblement monétarisée et bancarisée, caractérisée par la faiblesse des échanges entre les milieux ruraux et urbains et par l’absence des infrastructures de base. La pauvreté du pays, elle-même source du chômage, peut se mesurer par le rapport entre le PIB et sa population. En effet, comme on le voit : o Un Congolais de la RDC gagne et dépense en moyenne par an 500 $, soit 1,4 $ par jour ; o Un Congolais du Congo-Brazza gagne et dépense en moyenne par an 5.000 $, soit 14 $ par jour ; o Un Gabonais gagne et dépense en moyenne par an 10.000 $, soit 28 $ par jour ; o Un Belge gagne et dépense en moyenne par an 50.000 $, soit 140 $ par jour. Les pays voisins attirent vers eux les populations congolaises que la faiblesse des revenus monétaires et le fort taux de chômage poussent hors du pays à la recherche d’un paradis social.
" La pression démographique
D’ici 2025, la population congolaise, avec un taux de croissance démographique de 3%, va approcher le double, soit ±150 millions d’habitants. La population kinoise, en ce qui la concerne, avec son taux de croissance démographique de 5%, va atteindre dans 7 ou 8 ans, 20 millions d’habitants, agglomérés sur 5% de sa superficie de 10.000 km². (Nous en parlerons dans une de nos prochaines tribunes). La population kinoise, à elle seule, va dépasser celle de l’Angola dans 7 ans et représentera le quintuple de celle du Congo-Brazza. Face à la précarité liée au problème de revenu, de logement, de transport, d’alimentation, de santé, et à la croissance démographique qui s’annonce, doublée de la hausse du taux chômage qui l’accompagne, il va se poser un grave problème de sécurité et de stabilité de notre Etat avec des effets sur les Etats voisins. Les tendances migratoires des jeunes de nos milieux ruraux et urbains vers Kinshasa et vers les Etats voisins sont à redouter. Aucun Gouvernement ne pourra le résoudre les années à venir, si on n’y travaille pas dès aujourd’hui et dans le cadre d’une politique d’intégration régionale.
III. CONCLUSION ET SUGGESTION Face à la pression démographique et à l’augmentation de la population active, le Gouvernement ne pouvait réduire d’aucune manière le taux de chômage ces 3 dernières années, ni les 5 prochaines années, avec notre économie actuelle qui crée 100.000 emplois chaque année. Le Gouvernement et son Administration considèrent que les deux millions des jeunes, qui sont arrivés chacune de ces 3 années sur le marché de l’emploi, ont trouvé du travail, soit comme contractuels, soit comme indépendants. Avec leur nouvelle approche et les conclusions qu’ils en tirent, le Gouvernement et son Administration se trompent, et en se trompant publiquement, ils trompent le peuple ; dans ces conditions, la conséquence qu’ils ne pourraient donc pas arrêter des politiques publiques appropriées pour faire face à ce défi important qui menace la stabilité du pays. Entre les 2 méthodes, la vérité est au milieu. La première pèche par ses hypothèses qui excluent dans la comptabilisation des emplois créés, ceux générés par les personnes installées à leur compte personnel dont les emplois informels agricoles et non agricoles des secteurs primaire, secondaire et tertiaire. La seconde pèche par l’intégration dans les statistiques des emplois, de la totalité de nouvelles demandes d’emplois sur le marché. Elle pèche aussi en considérant comme emplois créés, la totalité des activités des indépendants. Nous pourrons retenir la voie médiane qui consiste à considérer que le secteur informel constitue une des sources de l’emploi et qu’il faut intégrer dans l’évolution de l’emploi, un certain pourcentage (40% ou 50%) de leurs effectifs. Nos propositions dans le cadre des anciennes tribunes donnent des indications sur la question de la lutte contre le chômage et nous y reviendrons, pour des amples développements. Fait à Kinshasa, le 08 juin 2015
Une visite non de moindre. C’est celle qu’a effectuée hier mercredi 15 juillet le Gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango à la Société commerciale des Transports et des Ports (SCTP). Le premier citoyen de la ville n’est pas venu mains vides. Dans sa gibecière, il a apporté un projet d’investissement pour le perfectionnement du transport interurbain par train. Ce projet en chantier, initié par le président de la République, Joseph Kabila, indique-t-il, va permettre aux Kinois de circuler avec beaucoup de sécurité sur la voie ferrée, en ce qui concerne les lignes Aéroport, Gare centrale, Kintambo Magasin et Kinsuka.
Les préoccupations du Gouv ne se sont pas seulement limitées au seul chemin de fer. La traversée des kinois par le Beach Ngobila a aussi fait l’objet des entretiens entre André Kimbuta et les responsables de la SCTP. Cette traversée concerne surtout des Kinois qui se rendent à Dubaï via Brazzaville, par la compagnie Ecair. Cette société de transport aérien a exprimé son inquiétude auprès du président de la Cospeco (Commission spéciale de coopération entre les deux Congo), André Kimbuta, pour qu’à son tour, il puisse trouver un moyen de navigation de plus de 100 personnes et un local susceptible de prendre en charge les transitaires. Et la question a rapidement trouvé sa réponse auprès du Directeur du département des ports et transports fluviaux de l’ex-Onatra, Jean-Pierre Kalenga. Ce dernier a promis de mettre dans un bref délai, un bateau de plus de 100 personnes à la disposition de la compagnie Ecair et un local à la Gare fluviale, en vue de pallier cette insuffisance.
KIMBUTA DETERMINE A METTRE FIN A L’INSECURITE SUR LA VOIE FERREE Plusieurs points qui requièrent l’assistance de l’autorité urbaine ont également été évoqués au cours de cette réunion. Il s’agit de la question de la sécurisation du trafic interurbain, ainsi que du banditisme foncier qui règne sur la voie ferrée. Le directeur du chemin interurbain a signalé que des inciviques se permettent de jeter des cadavres sur la voie ferrée, afin d’être écrasé au passage du train. Une situation devenue récurrente, a-t-il dénoncé. Ce qui a poussé le patron de la ville à interpeller les habitants de Kingabwa sur le respect de l’ordre public. Il a en outre promis de réunir la commission spéciale de sécurisation de la ville de Kinshasa pour pencher dès aujourd’hui sur cette question, afin de mettre rapidement un terme à la délinquance qui bat son plein le long des rails. Très impressionnés par cette visite surprise, le Directeur général de la SCTP, Kimbembe Mazunga et son adjoint Mimas Matukumena, ont offert au numéro un de la ville une œuvre d’art symbolisant l’emblème de la SCTP, ainsi que des stylos estampillés SCTP, sous un coktail bien servi, à cotés des applaudissements nourris des directeurs des Départements et autres agents de l’ex-Onatra, présents à la cérémonie.
Ce soutien financier comprend 5 milliards de dollars de subventions et de prêts à taux zéro. Il comprend aussi 35 milliards de prêts à taux préférentiels, de crédits à l’exportation et de prêts concessionnels.
La République démocratique du Congo se félicite de l’annonce par le président chinois Xi Jinping du plan de coopération Chine-Afrique et de l’investissement de 60 milliards de dollars destinés à soutenir le développement des infrastructures, de l’agriculture et de l’industrialisation à travers le continent.
Ce soutien financier comprend 5 milliards de dollars de subventions et de prêts à taux zéro. Il comprend aussi 35 milliards de prêts à taux préférentiels, de crédits à l’exportation et de prêts concessionnels. Ces prêts seront généralement structurés de manière à ne pas augmenter le poids de la dette sur les pays bénéficiaires ayant des besoins d’infrastructure majeurs.
« Nous devons maintenant travailler et présenter des projets bancables », explique Moïse Ekanga, le Secrétaire Exécutif du Bureau de coordination et de suivi du programme Sino congolais « BCPSC », tout en appelant la Rd Congo à présenter des projets bancables pour arracher plus de 10% du montant annoncé par le Président chinois Xi Jinping, au sommet Chine- Afrique qui a réuni plus de 40 Chefs d’Etats africains à Johannesburg, en Afrique du Sud.
Nous, au niveau du pays, poursuit-il, nous travaillons pour présenter des projets qui ont un bon profil et nous pouvons arracher un minimum de 10% de ce qui a été annoncé par le Président chinois. « Pour y arriver, nous devons travailler à tous les niveaux : du Gouvernement à d’autres institutions de la République. Nous avons beaucoup de projets au pays. Ce qui nous manque ce sont des études de faisabilité. Et je pense que le Gouvernement qui a suivi le Président chinois va mettre des moyens à disposition pour réaliser des études de faisabilité de l’ensemble des projets que nous avons », a-t-il souligné, dans une analyse technique assortie des propositions réalistes.
Beaucoup d’autres projets
Comme indiqué ci-haut, les projets concernés par ce plan de coopération Chine-Afrique ont trait à l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture, les infrastructures, les services financiers, le développement vert, le commerce et la facilitation des investissements, la réduction de la pauvreté et le bien-être, la santé publique, les échanges entre les peuples, et la paix et la sécurité.
Pour le secteur de l’énergie électrique en RDC, le n°1 du BCPSC précise que Inga est un projet commercial et rentable. Il peut ne pas être financé dans ce cadre du partenariat sino congolais, parce qu’il y a des partenaires occidentaux, chinois et africains qui voudraient nous accompagner dans le cadre de ce projet Inga. Donc, il ne faut pas voir directement Inga, renseigne une note technique préparée par John Omombo Tshumba, Chargé de Communications du BCPSC.
« Nous avons plusieurs autres projets », rassure t-il, en citant le Port en eau profonde de Banana, les chemins de fer des Uélé, de Sakanya à Ilebo, de Lubumbashi (Katanga) à Kindu (Maniema). Il y a également les aéroports, la route qui va relier Lubumbashi à Kinshasa, celle qui part de Lubumbashi à Kisangani. Et, pour ce qui est de l’Industrialisation de la Rd Congo, il est aussi prévu l’installation des parcs industriels. Soulignons qu’en dehors du programme sino-congolais, il y a beaucoup de projets qui sont bloqués dans le cadre de financement. Et cela, à cause des conditions de taux de concessionnalité qui ne sont pas réunies.
Il sied de souligner que lors de ce forum, le Président chinois a indiqué que ces programmes visent à aider les pays africains à faire face à trois goulots d’étranglement de développement, à savoir l’insuffisance des infrastructures, la pénurie de talents et le manque de fonds à accélérer l’industrialisation et la modernisation de l’agriculture, et à réaliser un développement indépendant et durable.
Cependant, malgré la chute des cours des matières premières, le Secrétaire exécutif du programme sino-congolais reste optimiste quant au développement de l’Afrique : « Si l’Afrique s’y prend très bien, on peut démarrer ; et surtout, en cette période où les cours de matières premières sont en chute, on peut utiliser de manière efficiente ce financement pour poursuivre la croissance économique que l’Afrique connaît depuis 5 ans », dit-il.
L’Afrique peut aussi promouvoir des investissements dans les domaines de l’industrialisation, la modernisation de l’agriculture, les infrastructures, les services financiers, le développement vert, le commerce et la facilitation des investissements, la réduction de la pauvreté et le bien-être, la santé publique, les échanges entre les peuples, et la paix et la sécurité.
Les cinq axes principaux de la coopération
« La Chine a tissé des relations de coopération et de partenariat avec l’Europe et avec l’Amérique. Ce n’est pas un problème qu’il y ait un partenariat stratégique entre la Chine et l’Afrique », précision de Moïse Ekanga, qui a salué cette coopération qui s’articule sur 5 axes principaux basés sur l’égalité et la complémentarité, la Solidarité et la confiance mutuelle.
Dans son discours, le Président chinois a reconnu que les africains sont assez grands pour décider de leur sort sur le plan politique et sur le plan du développement ; la promotion de la coopération gagnant-gagnant : le développement de l’Afrique par le développement de la Chine. Donc développement en commun ; la promotion des échanges à tous les niveaux : culturel, commercial entre l’Afrique et la Chine ; la coopération et de la coordination dans le domaine sécuritaire et d’une assistance mutuelle dans le domaine sécuritaire au niveau de la Afrique et au niveau de la Chine et la coordination des discussions entre la Chine et l’Afrique sur les questions internationales.