Mercredi  18 fevrier 2026 02:29
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

La troïka stratégique du gouvernement

La Troïka stratégique du gouvernement a indiqué lundi à l’issue de sa réunion hebdomaidaire présidée par le Premier ministre Matata Ponyo, qu’au niveau national, les prévisions de la croissance restent maintenues à 10,3% contre 9,5% réalisées en 2014.

Elle a signalé en outre, dans son communiqué remis mardi l’ACP, que le solde global d’opinions de confiance des chefs d’entreprise a rebondi au mois de mai 2015, pour se situer à +20,4%, contre +12,3% au mois d’avril.

La Troïka a noté également que la situation du cadre macroéconomique durant la période sous examen, fait preuve d’une parfaite stabilité, et se présente comme suit : le taux d’inflation hebdomadaire était à 0,012% (-0,001). En cumul annuel, le taux d’inflation a atteint 0,326%. Les projections du taux d’inflation en annualisé se situent à 0,628% pour un objectif de 3,5%.

Sur le marché change, au 29 juin 2015, il est noté une légère appréciation du franc congolais par rapport au dollar américain de l’ordre de 0,03% sur les deux sur les marchés. Ainsi, le taux de change était de CDF 924,89 et 932 CDF respectivement à l’interbancaire, et au parallèle, précise la Troïka stratégique.

1.607,29 millions USD de réserves internationales au 29 juin 2015

Les réserves internationales, au 29 juin 2015, sont à 1.607,29 millions USD, couvrant 6,63 semaines d’importations, le taux directeur de la Banque centrale du Congo, au 02 juillet, est demeuré à 2%, induisant une marge de positivité de 1,37 point.

Les opérations financières de l’Etat, à fin juin 2015, se sont soldées avec un déficit de CDF 73,21 milliards, contre une programmation de CDF 61,33 milliards. Cette situation est consécutive à des recettes de CDF 263,96 milliards (88% de réalisations), et des dépenses de CDF 337,17 milliards (93 d’exécution). Au premier semestre de l’exercice en cours, il se dégage des marges de trésorerie positive de CDF 136,17 milliards contre un déficit programmé de CDF 139,07 milliards. Au 03 juillet 2015, le compte général du Trésor affiche des marges positives de CDF 121,54 milliards.

Sur le marché des matières premières, le cuivre et l’or poursuivent leur tendance à la baisse. En effet, au 02 juillet 2015, le cuivre s’est vendu à 5.755,5 USD la tonne métrique, contre 5.564,50 USD au 25 juin 2015, accusant ainsi une baisse de 0,16%. Quant à l’or, l’once a perdu 0,56%, se vendant 1.168,00 USD contre 1.174,60 au 25 juin.

Pour ce qui est du cobalt, la tonne étrique s’est maintenue, comme d’habitude, à 31.059,60 USD. Il en est de même sur le marché des produits pétroliers, caractérisé lui aussi par une baisse sur les deux marchés, au 03 juillet 2015. Les prix du baril ont été respectivement de 60,56 USD et 55,52 USD à Londres et à New York, contre 63,18 USD et 59,64 USD au 25 juin 2015.

En revanche, tous les prix des produits céréaliers sont en hausse sensible au 02 juillet 2015, de la manière suivante : 10,40 USD (+2,70%) pour le riz; 560,75 USD (+6,43%) pour le blé; et 154,32 USD (+12,30%) pour le maïs.

Des quotités des rétrocessions

La Troïka stratégique du gouvernement a démandé, par ailleurs, au ministre des Finances Henri Yav Mulang et au gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Déogratias Mutombo Mwana Nyembo, de remédier à la situation des quotités des rétrocessions aux provinces, destinées aux Entités Territoriales Décentralisées (ETD), afin d’identifier des solutions appropriées, consistant notamment à transférer directement aux concernées leurs ressources budgétaires.

En ce qui concerne la paie du mois de juin, effectivement lancée depuis lundi 15 du mois, elle est quasiment terminée à Kinshasa et dans les principaux centres urbains,  à l’exception des territoires couverts part la CARITAS et les ordonnateurs délégués.

A l’internationale enfin, il s’est tenu en Ethiopie, indique la source, un forum organisé conjointement par le gouvernement éthiopien , la Banque mondiale, le Fonds de développement Chine-Afrique, la Banque chinoise de développement et l’Organisation des Nations-Unies pour le développement de l’industrie (ONUDI) autour du thème : « Nouer des partenariats pour accélérer l’investissement, l’industrialisation et les résultats en Afrique ».

Au cours de ce forum où la délégation de la RDC était conduite par le ministre des Finances, deux points essentiels étaient abordés à savoir, la mise en œuvre des mesures d’accompagnement pour la transformation économique de l’Afrique, et   la consolidation du partenariat entre la Chine et les pays africains

ACP/Mat/Ndom/Fmb

 

 

 

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

 Les Chinois sont partis », se lamentent les représentants des mines de la République démocratique du Congo (RDC). Sur place, les effets du ralentissement de la deuxième économie mondiale se font cruellement sentir : la production de cuivre a chuté de 11,6 % sur un an au premier trimestre, celle de cobalt de 16,3 %, et plusieurs entreprises ont arrêté leur production au Katanga. Certaines temporairement, d’autres définitivement.

La Chambre des mines estime que les entreprises minières ont supprimé 3 000 emplois et leurs sous-traitants plus de 10 000. C’est pourtant dans ce contexte déprimé que le groupe chinois China Molybdenum a signé l’un des plus gros contrats de l’histoire du pays et le plus gros rachat privé à ce jour : la cession par le groupe américain Freeport-McMoRan de la mine congolaise de Tenke Fungurume pour plus de 2,6 milliards de dollars (2,3 milliards d’euros).

Ce montant pourra être augmenté de 120 millions de dollars en fonction de l’évolution des cours du cuivre en 2018 et 2019. Signé en mai, l’accord révèle l’intérêt toujours très fort de la Chine pour les richesses du sous-sol africain. Mais pas toutes les richesses. Car ce n’est plus le métal rouge qui motive les investisseurs chinois, mais le cobalt. Cet élément chimique est utilisé dans la fabrication de batteries.

Le cobalt a le vent en poupe

Longtemps un secteur de niche comparé au cuivre, le cobalt a le vent en poupe en raison de l’explosion du téléphone portable et surtout du marché de la voiture électrique en Chine. Les ventes de véhicules zéro émission en Chine ont quadruplé en 2015 pour atteindre 247 000 véhicules électriques et 84 000 hybrides rechargeables, selon la fédération chinoise du secteur. Soit 1 % des 24,6 millions de ventes dans le plus grand marché automobile de la planète. Et, pour les faire tourner, les constructeurs ont besoin du cobalt africain.

« Actuellement, l’essentiel du cobalt part directement en Chine, explique Edward Spencer, un analyste spécialiste du trading des métaux au sein du cabinet CRU. La demande est juste énorme. » Si l’accord pour la reprise de Tenke va à son terme, les entreprises chinoises contrôleront 62 % de la production mondiale de cobalt raffiné, selon CRU.

La RDC est l’un des pays les plus pauvres du continent, mais il domine largement le marché du cobalt en fournissant plus de la moitié de la production mondiale. La mine de Tenke se trouve à 175 km au nord-ouest de Lubumbashi. En 2015, plus de 16 000 tonnes de cobalt ont été extraites de ses entrailles et ses réserves sont estimées, à ce rythme, à plus de vingt-cinq années.

Effondrement de la demande chinoise

La RDC est l’un des principaux points d’entrée de la Chine en Afrique centrale. Le modèle congolais ressemble d’ailleurs beaucoup à celui déployé par les Chinois en Angola au début des années 2000. A l’époque, la Chine raflait l’essentiel de la production pétrolière du pays. C’était avant la crise des années 2008-2009 et avant l’effondrement de la demande chinoise, il y a tout juste un an.

Aujourd’hui, c’est au Congo-Kinshasa que les stratèges chinois opèrent. Les chiffres sont difficiles à vérifier mais, selon plusieurs cabinets spécialisés dont Macquarie et Chatham House, 93 % du cobalt utilisé par la Chine proviendrait directement de RDC. Ce qui représente à la fois une nouvelle chance pour le Congo, mais aussi un gros risque pour la Chine, qui redoute toujours d’être trop dépendante d’un seul pays.

« Si l’on prend l’exemple du lithium, l’autre composant des batteries, la Chine produit 17 % de sa consommation. Mais, dans le cas du cobalt, la Chine doit s’en remettre quasi exclusivement à la RDC », explique Colin Hamilton, analyste chez Macquarie dans le quotidien britannique Financial Times. « Quand vous avez ce degré de concentration, vousvoulez d’abord sécuriser votre approvisionnement. »

L’incurie du gouvernement congolais 

« Mais le problème, c’est l’incurie du gouvernement congolais, explique Jacob Kushner, un journaliste américain qui a longtemps travaillé sur les investissements chinois au Congo. Dans son enquête, débutée en 2013, il mettait déjà en lumière le fossé qui sépare l’énormité des investissements chinois au Congo avec la pauvreté des populations locales. « Les investissements chinois au Congo ont toujours été très importants avec de gros contrats négociés d’Etat à Etat. Des chantiers d’infrastructures, des mines, mais aussi de petits restaurants et des échoppes créés par des migrants chinois. Deux mondes différents que j’ai souhaité étudier pour voir comment les investissements chinois ont changé le Congo », nous explique-t-il. « Ces dernières années il y a eu encore davantage d’investissements chinois au Congo. Mais ce qui a vraiment changé, c’est la crise et la grande peur pour l’Afrique que ces investissements chinois diminuent… L’Afrique dépend beaucoup de la Chine, beaucoup trop peut-être. »

La baisse de la demande en cuivre congolais pourrait-elle être compensée par le cobalt ? Le problème principal est celui de la dette. Le sous-sol de la RDC est l’un des plus riches du monde, mais le pays peine à rembourser ses dettes. En 2007, la Chine a accordé pour 8,8 milliards de dollars de prêts au Congo afin de réanimer le secteur minier. En contrepartie de l’exploitation du sous-sol congolais, la Chine s’était engagée à construire les infrastructures essentielles du pays. Un « troc » dénoncé par le FMI et son président de l’époque, Dominique Strauss-Kahn.

« Aucun contrôle, aucun garde-fou »

« La question que tout le monde se pose est : comment les responsables politiques congolais ont utilisé l’argent investi par la Chine dans leur pays ?, lance Jacob Kushner. Il y a besoin de plus de transparence sur ces méga-projets et les dettes qu’ils engendrent. Mais il ne faut pas accuser seulement les entreprises chinoises. La corruption est engendrée par l’ensemble des entreprises minières d’où qu’elles viennent », et à ce titre la reprise de la mine de Tenke ne devrait donc pas changer grand-chose. « Les investissements chinois ne posent pas de problème dans des pays où il y a peu de corruption, comme en Europe ou en Australie. En revanche, en Afrique il n’y a aucun contrôle, aucun garde-fou, précise le journaliste aujourd’hui installé au Kenya. La corruption est partout. »

Les leçons du passé pourront-elles être tirées ? « Nous avons tellement de ressources dans ce pays, explique Emery Kalamba, avocat et opposant au régime de Joseph Kabila.Mais à cinq minutes seulement de mon cabinet, les gens n’ont même pas l’électricité… Les gens s’inquiètent davantage de l’eau que des autoroutes. Je ne blâme pas les Chinois, mais je veux savoir où passe l’argent. »

Sébastien Le Belzic est installé en Chine depuis 2007. Il dirige le site Chinafrica. info, un magazine sur la « Chinafrique » et les économies émergentes.

Avec le monde



 

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Néhémie Mwilanya Wilondja a procédé, samedi à Kempisky Fleuve Congo hôtel de Kinshasa, au lancement officiel de la campagne de sélection de 50 meilleurs projets des jeunes entrepreneurs congolais, qui seront financés par le Président de la République, Joseph Kabila Kabange.

Le Directeur de cabinet du Chef de l’Etat a, à cette occasion, lancé un vibrant appel à la jeunesse congolaise, afin qu’elle assume correctement ses responsabilités pour le meilleur devenir du pays, avant d’exhorter l’Union panafricaine des jeunes et la Fédération des jeunes entrepreneurs du Congo à s’organiser pour un bon encadrement de toutes les catégories sociales des jeunes. Auparavant, il a, au nom de ses interlocuteurs et en son nom propre, présenté les vœux les meilleurs au Président de la République pour son 45ème anniversaire de naissance.

Cette manifestation a été organisée par l’Union panafricaine des jeunes et la Fédération nationale des jeunes du Congo. La présidente de l’Union panafricaine des jeunes, Francine Muyumba, des étudiants et plusieurs autres jeunes ont assisté à cette cérémonie.

Pour sa part, Mme Muyumba, qui se préoccupe au plus haut point de la situation des jeunes, a salué ce don du Chef de l’Etat en faveur des jeunes entrepreneurs congolais. M. Eric Makwala, coordonnateur de la Fédération nationale des jeunes entrepreneurs, a, quant à lui, fait savoir que les retombées des projets à financer par le Chef de l’Etat profiteront à plus d’un Congolais.

« Ne jamais trahir le Congo», c’est le vibrant appel  qu’il  a lancé, en substance, à la jeunesse congolaise, en ce jour d’anniversaire du Chef de l’Etat. ACP/Fng/May

 

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

L’airbus A 320 de Congo Airways, baptisé Mzee Laurent Kabila, a effectué lundi son premier vol commercial inaugural à destination de Kindu, chef-lieu de la province du Maniema avec à son bord 110 passagers ayant déboursé chacun 228 USD d’achat du billet de voyage, indique un document du ministère des transports et voies de communication remis mardi à l’ACP.

Selon la source, cet aéronef a fait un aller et retour, en embarquant au retour 140 passagers à destination de Kinshasa, précisant que deux rotations sont programmées par semaine sur cette ligne, soit lundi et vendredi.

Le ministre des transports et voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo, qui a fait le déplacement, a annoncé l’acquisition à court terme de deux autres aéronefs,un Airbus A 320 et un Q 400 pour les petites destinations dans le but de renforcer la flotte aérienne de la nouvelle compagnie, Congo Airways. Cette nouvelle acquisition s’inscrit dans le cadre de la politique de la révolution de la modernité visant à offrir aux congolais des services aériens de qualité et performant.

La population de Kindu venue en liesse pour vivre l’atterrissage de cet aéronef à l’aéroport de Kindu, a souhaité que le trafic aérien ne connaisse pas d’interruption. Elle a, à l’occasion remercier le Président de la République, Joseph Kabila, pour son implication dans la création de Congo Airways.

Avec ACP/Mat/May

 

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

A peine qu’il a repris le trafic fluvial au mois d’avril dernier entre Kinshasa et Kisangani, via Mbandaka, le très célèbre bateau ITB/Kokolo se trouve dans l’obligation de mouiller l’ancre au port de Kinshasa. Motif : la saison sèche qui a engendré un étiage tel que le bâtiment flottant devait rabattre ses prétentions.

Pour le commun des mortels, la situation était prévisible. D’autant plus que le cas n’est pas nouveau. Prévenir vaut mieux que guérir, dit-on. Les autorités politiques et celles gérant la navigation fluviale étaient vraisemblablement aveuglées par l’euphorie née du retour triomphal d’ITB/Kokolo sur le fleuve Congo.

Le 16 avril 2015, le bâtiment flottant requinqué lève l’ancre au port public de la SCPT à Kinshasa, sous des regards hagards et des applaudissements frénétiques du public kinois. 5 jours plus tard, il pointe son nez à Mbandaka sous les applaudissements frénétiques des Mbandakais.

Une semaine plus tard, le 29 avril, Kisangani Boyoma, point de chute, retrouve ITB/Kokolo, sous les applaudissements frénétiques du public. Au retour dans la Capitale Congolaise, il débarque 1200 tonnes de marchandises ramenées de Kisangani et Mbandaka principalement.

Les autorités précitées avaient perdu de vue qu’après la pluie, c’est le mauvais temps. Allant jusqu’à oublier que la décrue des eaux du fleuve n’allait pas marquer de causer des dégâts.

La malheureuse situation vécue présentement est aussi la conséquence irréfutable du non balisage du fleuve Congo mais aussi d’autres cours d’eau du pays. Notons que les derniers travaux de balisage sur le fleuve Congo se sont déroulés en juillet 2012. La navigation faut-il le dire, a des exigences auxquelles, il ne faut pas dérober.

Financé à hauteur d’environ 60 millions d’euros par l’Union européenne, la balise avait concerné la ligne Kinshasa – Kisangani (1.734 Km). Balisé et dragué, régulièrement le fleuve Congo peut en toute saison accueillir ITB/Kokolo.

Faut-il jeter ici l’anathème sur le pouvoir politique qui a vite fait de jouer à une sorte de propagande ? En partie, on peut répondre par l’affirmative. Au moment où l’on attendait l’ITB/Kokolo poursuivre sa lancée, voilà que c’est plutôt le chantier naval d’où il était parti, à peine, qui a rouvert ses portes à ce navire porteur d’espoir.

La blocage que traverse ITB/Kokolo est loin de constituer une expérience nouvelle. L’étiage du fleuve porte certes sur lui le fardeau de cette immobilisation du grand navire.

La situation cependant était prévisible. On ne peut se disculper à charger sans cesse le changement climatique. Sous d’autres cieux, dans les mêmes conditions climatiques, des navires continuent à naviguer.

Visiblement, les responsables susvisés n’ont pas intégré tous les paramètres. Il est donc grand temps de cesser de jouer à l’amateurisme sinon à l’incurie car, dit-on, prévoir vaut mieux que guérir.

 Par G.O./la tempête des tropiques

 

Ecrire un commentaire (0 Commentaires)

Info en Direct


search

La revue de presse

10 February 2026
La revue de la Presse du 10 février 2026

Les crimes oubliés en RDC

Le Panafricaniste Kemi Seba parle du criminel Kagame et de la RDC

Copyright ©2014-2017 RDC Nouvelles | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom