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Des camions chargés de marchandises à destination de la République démocratique du Congo sont bloqués depuis mardi dernier au poste douanier ougandais de Vura, à la limite entre les deux pays en territoire d’Aru (Province orientale). Le président de la Fédération des entreprises du Congo (Fec) de ce territoire, Robert Amasi, a livré cette information dimanche 14 juin à Radio Okapi.

Parmi des camions retenus au poste douanier ougandais de Vura, la plupart transportent des marchandises de l’entreprise de production d’or Kibali Mining.

Toute négociation initiée jeudi dernier par l’administrateur du territoire d’Aru, pour obtenir leur libération s’est vouée à l’échec.

Robert Amasi, a déploré le fait que les opérateurs économiques payent gratuitement d’un conflit qui oppose deux pays.

« Tous les camions ne traversent pas. Ce sont les opérateurs économiques qui sont pénalisés. Or nous, les opérateurs économiques, nous ne sommes pas impliqués leurs conflits. Ce ne sont que les deux pays (gouvernements), Kinshasa et Kampala qui devront décanter la situation. Nous ne savons pas pourquoi nous devons être des victimes », a-t-il affirmé.

Les forces de l’ordre ougandais ont traversé mardi la frontière au niveau de Vura et se sont livrées à la destruction d’une dizaine des maisons sur le sol congolais.

Pour sa part, le porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, a indiqué que le gouvernement attend encore la version officielle de faits pour réagir.

« S’il faut protester, il y aura une protestation. S’il faut de payement des dommages et intérêts de la part de la partie ougandaise, il y en aura. Ce ne sera pas un premier problème que nous aurons connu de la sorte. Mais jusqu’à présent nous n’avons aucune position officielle, parce que nous n’avons encore aucun rapport disponible officiellement », a déclaré Lambert Mende.

Le porte-parole du gouvernement s’est saisi de cette occasion pour annoncer le règlement définitif des litiges frontaliers entre la RDC et l’Ouganda.

Avec Radio Okapi

 

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Dans l’espoir de « limiter l’impact des véhicules polluants », le gouvernement avait pris en 2012 la décision d’interdire l’importation des véhicules âgés de plus dix ans. En contrepartie, l’exécutif avait promis d’installer des usines de montage des véhicules dans trois grandes villes du pays, en l’occurrence Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi. Cependant, depuis lors, plus rien n’a été réalisé et il se constate curieusement une forte baisse des activités non seulement dans les institutions bancaires tant publiques que commerciales privées dans la province du Kongo Central et à Kinshasa, mais aussi au niveau des régies génératrices des recettes de l’Etat, notamment la DGI, la DGRAD, l’OFIDA, l’OCC, l’OGEFREM, la SONAS, etc. Le secteur commercial privé évoluant dans l’informel, particulièrement les garages et les déclarants en douanes, ont subi les mêmes effets collatéraux.

C’est face à cette situation alarmante que de nombreuses voix se sont élevées pour lancer un cri d’alarme en direction du Premier ministre pour l’emmener à reconsidérer sa décision qui perturbe le climat des affaires du pays en ces temps où le mot d’ordre lancé est de mobiliser davantage de recettes pour répondre à l’idée-force de « la révolution de la modernité». A l’instar des notabilités et élus de la province du Kongo Central, telle est la démarche que mène l’association des déclarants en douane de Boma a officiellement saisi l’autorité provinciale par un sit-in organisé hier devant la Mairie de Boma. Elle a aussi dépêché une délégation à Kinshasa pour déposer un mémorandum au cabinet du Premier ministre, du Président de l’Assemblée Nationale et celui du Sénat. Pour Donatien Mamba, leur porte-parole, «c’est depuis plus d’une année que le gouvernement avait promis l’implantation des usines de montage des véhicules pour combler le vide. Depuis lors, plus rien de concret » a-t-il indiqué.

 Marché énorme 

Peuplée de plus de 70 millions d’hommes et femmes, tous sexes et âges confondus, la RDC présente un marché riche et varié pour les véhicules de toutes marques. Il faut aussi intégrer les 9 pays voisins qui ne disposent pas d’un tel réservoir humain pour consommer ces biens et qui pourraient s’approvisionner en véhicules montés dans les trois grandes villes du Congo à des prix compétitifs.

Des études de faisabilité ont démontré que ce pays béni des dieux est capable d’absorber une quantité énorme des véhicules et autres engins de génie civil et militaire qui pourraient être montés à Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi. Et l’on prend comme indice palpable, le nombre toujours croissant des véhicules importés des villes franches comme Dubaï, en transitant par les ports de Mombasa au Kenya et celui de Dar-es-Alam en Tanzanie. Tel le cas de ces petites voitures de marque japonaise que les Kinois ont tourné en dérision par un sobriquet évocateur de «Petite ya quartier ou Ketch» et qui rendent des services remarquables au secteur de transport en taxi dans la ville. Enrichissant, par voie de conséquence, les économies de ces deux Etats voisins qui ne disposent pourtant pas d’un marché aussi florissant comme la RDC, s’est plaint un opérateur économique congolais évoluant dans ces deux Etats. Le même constat a été fait par Déogratias Mutombo, gouverneur de la Banque Centrale, à l’issue d’une réunion tenue le 8 avril de l’année dernière à Boma avec les responsables des institutions bancaires du Kongo Central en constatant que « cette mesure d’interdiction d’importation des véhicules de plus de dix ans affecte très sérieusement les activités bancaires non seulement de cette province, mais aussi d’autres entités territoriales du pays».

 

RDC : expertise éprouvée en montage des véhicules

Tout compte fait, la RDC disposait vers les années ‘70 des usines de montage des véhicules, notamment ceux de grandes marques européennes et américaines : Peugeot, VW, Chevrolet, Renault, Leyland et Land Rover que l’on montait à Kingabwa, Limete, Masina et Ndolo. La société SOCIMAT avait préparé à l’époque l’érection d’une usine de montage des véhicules de marque Mercedes très prisés par la bourgeoisie naissante. Le Zaïre était compté parmi les grands acheteurs au monde de ces véhicules de luxe d’origine allemande. Ainsi donc, le Congo dispose d’une référence dans ce domaine de montage des véhicules en termes des ressources humaines et des marchés économiques internes en plus des Etats voisins pouvant absorber toute la production.

 

  F.M./ le phare

 

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Stefan Liebing, président de la société Africa Verein

Une délégation d’investisseurs allemands conduite par Stefan Liebing, président de la société « Afrika Verein », partenaire du gouvernement, est attendue lundi à Kinshasa pour explorer les possibilités d’investissements en RDC, indique un document du ministère de l’Economie nationale remis dimanche à l’ACP.

Selon la source, cette visite est consécutive au forum économique organisé les 10 et 11 juin dernier à Berlin, en Allemagne, entre la RDC et l’Allemagne sous le thème «  environnement des affaires et opportunité d’investissement en RDC ». Il avait pour objectif de vendre l’image du pays à l’extérieur.

Le ministère de l’Economie, selon la source, ne ménage aucun effort pour attirer le maximum d’investisseurs dans un partenariat multisectoriel gagnant-gagnant en cette période où le pays connaît une amélioration du climat des affaires. Cette politique s’inscrit également dans le cadre de la  matérialisation de la vision de la modernité prônée par le chef de l’Etat Joseph Kabila.

C’est dans ce cadre que le ministre de l’Economie nationale, Modeste Bahati Lukwebo, a conduit une mission économique en Allemagne dans le but de présenter aux opérateurs économiques potentiels les nombreuses opportunités d’investissements qu’offrent la RDC dans les domaines, notamment de l’énergie, de l’agro-industrie, des banques, des assurances, du tourisme, des eaux et forêts ainsi que les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC).

A cette occasion, le ministre Bahati a présenté le tableau général de l’économie congolaise caractérisé par une croissance de 9,5% et une stabilité monétaire. Le vice-ministre à la Coopération, Franck Mwedi Malila, les directeurs généraux des entreprises publiques du secteur, les privés et les experts du domaine économique ont participé à ce forum.

 

ACP/Kayu/Ndom

 

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  RDC

Les entreprises américaines négligent leurs obligations destinées à éviter qu'elles ne financent les parties en conflit dans l'est de la République démocratique du Congo en commercialisant des produits fabriqués à partir de « minerais du sang » (or, étain, coltan, tungstène), selon Amnesty International et Global Witness, organisation non gouvernementale de lutte contre le pillage des ressources naturelles des pays pauvres.

 

Elles « semblent préférer agir comme si de rien n'était plutôt que de combattre véritablement le risque de voir leurs achats de minerais financer des groupes armés », écrivent les deux ONG, qui ont entrepris de vérifier l'application d'un des volets de la loi américaine de réforme de la finance promulguée en 2010 (Dodd-Frank Act, Section 1502).

 

Cette section sur les « minerais du sang », entrée en vigueur en 2014, impose aux sociétés cotées aux Etats-Unis d'informer les autorités de régulation boursière américaines si elles emploient ces matières premières, et, le cas échéant, de leur notifier si elles ont utilisé de tels matériaux extraits en RDC ou dans ses neuf pays voisins.

 

Les entreprises doivent exposer les mesures de contrôle qu'elles prennent pour s'assurer, à terme (la réglementation leur donne deux à quatre ans pour le faire en fonction de leur taille), que les minerais à risque qu'elles utilisent ne sont pas « liés au conflit en RDC ».

 

Une disposition peu respectée

 

Selon Amnesty International et Global Witness, plus de mille sociétés américaines sont concernées par ces nouvelles règles. Les deux organisations en ont retenu cent, dont elles ont passé au crible les déclarations déposées en 2014 à la commission des opérations de bourse américaine (SEC). Leur rapport estime que « 79 % n'ont pas répondu aux exigences minimales de la loi américaine sur les minerais du sang », et que « 16 % seulement » sont allées enquêter plus loin que leurs fournisseurs directs pour « entrer en contact ou tenter d'entrer en contact avec les fonderies ou les entreprises de raffinage qui traitent ces minerais ».

 

L'est de la République démocratique du Congo est déchiré depuis plus de vingt ans par des conflits ethniques, fonciers ou identitaires auxquels se mêlent des considérations ou des intérêts politiques d'ordre national ou régional. La plupart des belligérants tirent profit de l'exploitation ou du trafic des minerais dont regorge la zone.

 

Ceux visés par la loi Dodd-Frank sont des composants essentiels des produits électroniques comme les téléphones portables. Les dispositions de ce texte sur les « minerais du sang » ont été combattues fermement par les milieux d'affaires aux Etats-Unis, qui se sont élevés contre des mesures qu'ils présentaient comme trop coûteuses ou trop lourdes à mettre en œuvre.

 

Effets pervers de la loi

 

Dans une lettre ouverte publiée en septembre, soixante-dix chercheurs, hommes politiques ou responsables d'organisations non gouvernementales estiment qu'au lieu d'arranger les choses, la loi Dodd-Frank a eu « un certain nombre de conséquences non intentionnelles et dommageables ». Entre autres travers, elle aurait poussé selon eux certains acheteurs internationaux « à se conformer à la législation en se retirant du Congo » du fait de l'absence de système de traçabilité fiable.

 

Conséquence, écrivent-ils, des milliers de mineurs se retrouvent sans gagne-pain, ce qui en fait des recrues de premier choix pour des groupes armés. Contre les partisans de la loi, pour qui celle-ci ferait déjà sentir ses effets bénéfiques, ils font valoir que « les minerais aident à perpétuer les conflits » mais qu'« ils n'en sont pas la cause ».

Le monde

 

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L’argent que la République démocratique du Congo (RDC) doit à ses partenaires à l’interne est estimé à des millions de dollars us. Si le gouvernement central et d’autres institutions du pays doivent se mettre en ordre en réglant leur créance, les provinces également sont indexées.

Mais la situation devient compliquée pour celles découpées récemment, ce qui désoriente de nombreux créanciers, alors que les nouveaux gouverneurs ne sont pas encore élus.

Ces créanciers sollicitent l’intervention du ministre de l’intérieur, le professeur Evariste Boshab, pour remettre de l’ordre dans ce secteur en obligeant les provinces, découpées soient-elles, de régler leurs factures avant l’élection de gouverneurs de nouvelles provinces.

Un homme d’affaires à qui la province de l’Equateur doit une importante somme d’argent, se demande si le gouverneur Impeto honorera encore ses engagements surtout que cette dette date de longtemps.

Ce qui risque d’entamer sa patience et son moral. Car, déjà, le gouverneur semble se décharger de ce dossier, estimant que ce sont les provinces issues de l’ex Equateur qui devront trouver la solution à cette situation !
Dès lors, ce pauvre Congolais ne sait plus si c’est désormais le Nord-Ubangi, le Sud Ubangi, la Mongala, la Tshuapa ou l’Equateur qui règlera sa facture.

Même son de cloche dans les autres provinces découpées notamment la province Orientale, le Bandundu, les deux Kasaï et le Katanga.

Pour ne pas ternir davantage l’image de la RDC par rapport à la dette intérieure dont plusieurs partenaires congolais se plaignent, les autorités sont appelées à s’investir à font pour trouver rapidement une solution avant que les nouveaux gouverneurs ne soient installés.

Par Lefils Matady / la tempête des tropiques

 

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