
Fardc
En ce dimanche 22 février 2026, de nouvelles tensions sécuritaires ont été signalées dès le matin à Kavumu, dans le territoire de Kabare (province du Sud-Kivu, RDC), où des accrochages violents opposent la coalition AFC/M23 (soutenue par des éléments de la Force de défense rwandaise – RDF) aux groupes d'autodéfense Wazalendo alliés aux Forces armées de la RDC (FARDC).La situation reste confuse et volatile depuis tôt ce matin, vers 5 heures, avec des échanges de tirs intenses au centre de Kavumu et dans ses environs immédiats, notamment près de l'axe de la RN2 et des abords de l'aéroport de Kavumu. Toutes les activités sont paralysées : la circulation est totalement bloquée, les marchés, boutiques et transports en commun sont fermés, et de nombreuses églises n'ont pas pu tenir leurs cultes dominicaux en raison des bruits d'armes et de la peur généralisée.
Les habitants se terrent chez eux ou fuient vers des zones perçues comme plus calmes, créant un climat de panique et de terreur comparable à celui observé les jours précédents.Ces affrontements s'inscrivent dans une escalade continue dans la zone depuis vendredi 20 février, marquée par des tentatives répétées des Wazalendo de reconquérir ou de consolider des positions stratégiques (notamment autour de l'aéroport), suivies de ripostes rapides de l'AFC/M23. Kavumu, située à une trentaine de kilomètres au nord de Bukavu, reste un point chaud en raison de sa position sur l'axe reliant le Sud-Kivu au Nord-Kivu et de sa proximité avec le parc national Kahuzi-Biega.Le cessez-le-feu fragile, négocié notamment via l'Angola et d'autres médiations régionales, est régulièrement violé des deux côtés, avec des accusations mutuelles d'attaques préventives ou d'initiatives hostiles. Les FARDC affirment respecter l'accord, mais les Wazalendo, en tant que forces supplétives locales, poursuivent souvent leurs opérations de manière autonome.À ce stade, aucun bilan précis des victimes (morts ou blessés) n'a été confirmé pour ce dimanche matin, bien que la psychose ambiante et les témoignages locaux évoquent une « journée de terreur ».
La zone demeure extrêmement volatile, et avec des possibles interventions des FARDC, des drones ou des renforts de part et d'autres. Cette recrudescence des violences s'ajoute à un contexte plus large de tensions persistantes dans l'Est de la RDC, où la coalition AFC/M23 continue son expansion malgré les efforts diplomatiques, aggravant les déplacements massifs de populations et la crise humanitaire. Restons vigilants face à l'évolution rapide de la situation.
Nadine Kibau








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