La Mission des Nations unies en RDC (MONUSCO) et l’agence UNICEF ont fermement condamné une attaque de drones survenue dans la nuit du 10 au 11 mars 2026 à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, qui a causé la mort d’un membre du personnel des Nations unies et de deux civils.Selon les informations confirmées par l’UNICEF et relayées par Reuters, la frappe a touché un immeuble résidentiel dans le quartier Himbi, tuant Karine Buisset (ou Carine Buisset), une humanitaire française employée par l’UNICEF au bureau de Goma.
UNICEF a exprimé son indignation via son directeur exécutif : « Nous sommes tous bouleversés et indignés par la mort de notre collègue Karine Buisset, tuée lors d’une attaque de drone à Goma. Les civils, y compris les travailleurs humanitaires, ne doivent jamais être pris pour cible. »La MONUSCO a confirmé le bilan de trois morts (un membre du personnel ONU et deux civils) et a averti que de telles attaques contre le personnel des Nations unies pourraient constituer des crimes de guerre au regard du droit international humanitaire. Le chef par intérim de la MONUSCO, Bruno Lemarquis, a présenté ses condoléances aux familles et appelé à une enquête rapide et indépendante pour identifier les responsables et les traduire en justice. Il a insisté sur le respect immédiat du cessez-le-feu en vigueur et sur la nécessité d’un retour au dialogue politique pour protéger les civils.L’AFC/M23, qui contrôle Goma depuis 2025, accuse les Forces armées de la RDC (FARDC) d’avoir lancé cette opération par drone, visant prétendument des figures rebelles (dont Corneille Nangaa, Sultani Makenga ou Joseph Kabila) dans un quartier résidentiel abritant aussi du personnel humanitaire et européen.
Le porte-parole du mouvement, Lawrence Kanyuka, a qualifié l’acte de « terroriste » et d’« atteinte grave » aux principes humanitaires.Du côté gouvernemental congolais, aucune revendication officielle n’a été faite ; des sources pro-Kinshasa dénoncent une « manœuvre de désinformation » du M23 pour se victimiser, évoquant des incohérences (impacts de balles plutôt qu’explosifs typiques de drones). Le président français Emmanuel Macron a condamné l’attaque et réaffirmé le besoin de protéger les humanitaires.Cet incident survient dans un contexte de tensions persistantes malgré les efforts diplomatiques (accords de Washington, trêve fragile) et marque une escalade préoccupante dans l’usage des drones par les deux camps. L’Union européenne a également exigé le respect du droit humanitaire. Des enquêtes internationales (ONU, ONG) sont attendues pour clarifier les responsabilités exactes, alors que l’émotion est vive autour de la mort de la travailleuse UNICEF.
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