La société civile du Nord-Kivu accuse la coalition rebelle AFC/M23 d’avoir contraint une partie de la population à participer à des manifestations organisées à Goma et dans le territoire de Nyiragongo, selon un communiqué conjoint publié le 13 mars 2026 par 19 structures locales, dont des coordinations territoriales et des forces vives. Ces mobilisations, notamment celle du 12 mars 2026, visaient à dénoncer des bombardements par drones attribués aux forces gouvernementales (FARDC) sur des zones civiles sous contrôle rebelle, ainsi que des incidents sécuritaires ayant causé des victimes, dont le décès tragique d’une employée de l’UNICEF nommée Carine (ou Karine Buisset selon certaines sources).
Les manifestants ont convergé vers des points symboliques comme le quartier général de la MONUSCO, où un mémorandum a été déposé pour réclamer justice internationale, respect du droit humanitaire et fin des violations du cessez-le-feu.Cependant, les organisations de la société civile qualifient ces marches de « parodie politique » et d’instrumentalisation, affirmant qu’elles ne reflètent pas une adhésion spontanée de la population mais résultent de pressions, de menaces et de contraintes exercées par l’AFC/M23 et ses alliés, notamment les Forces de défense rwandaises (RDF). Des témoignages concordants rapportent le forçage de citoyens, y compris des enfants et des jeunes, sous peine de représailles, pour gonfler les cortèges et simuler un large soutien populaire à l’occupation.
Dans ce contexte, la société civile dénonce l’utilisation de ces manifestations pour légitimer la présence rebelle tout en masquant les abus documentés dans les zones sous contrôle de l’AFC/M23, tels que les arrestations arbitraires, les ratissages, la justice expéditive et les restrictions aux libertés fondamentales. Elle alerte sur les dégâts collatéraux de ces mobilisations « forcées » et exige la fermeture des cachots souterrains ainsi que le respect des droits humains. Ces accusations interviennent dans un climat de tensions persistantes à Goma, occupée par l’AFC/M23 depuis janvier 2025. Plus d’un an après le début de l’occupation, la ville reste marquée par l’insécurité urbaine (banditisme nocturne, explosions sporadiques), une crise humanitaire aiguë (déplacements massifs, famine) et des accusations réciproques entre Kinshasa et les rebelles sur les violations du cessez-le-feu.
Des mouvements citoyens comme LUCHA et d’autres activistes rejettent ces marches comme instrumentalisées par le M23 et le Rwanda, soulignant que la voix authentique de la population reste étouffée par la peur et la répression. Aucune réaction immédiate de l’AFC/M23 n’a été rapportée sur ces allégations spécifiques, mais le groupe a souvent présenté ces manifestations comme des expressions populaires légitimes contre les « agressions » de Kinshasa. La situation humanitaire et sécuritaire à Goma demeure précaire, avec des appels renouvelés à la communauté internationale pour protéger les civils, enquêter sur les abus de part et d’autre et garantir un accès libre aux populations. La situation évolue rapidement et mérite un suivi attentif.
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