En République démocratique du Congo, les catholiques et les protestants, à travers la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC), ont publié le 30 juin 2026 une déclaration commune forte à l’occasion du 66e anniversaire de l’indépendance du pays, dans laquelle ils exigent avec urgence la tenue d’un dialogue national inclusif présenté comme la seule issue crédible pour éviter l’effondrement de la cohésion nationale et préserver l’avenir commun face aux tensions politiques intenses, aux projets de révision constitutionnelle controversés et à la crise sécuritaire persistante dans l’est du territoire.
Dans ce texte unifié, les évêques et les pasteurs refusent tout arrangement partisan ou simple partage de postes entre élites, insistant au contraire sur une véritable table de vérité, de réconciliation et de responsabilité collective où l’intérêt supérieur de la nation doit primer sur les ambitions individuelles et les calculs politiciens, tout en appelant tous les Congolais à se parler, à s’écouter et à se reconnaître comme héritiers d’une même histoire et bâtisseurs d’un même destin, car l’histoire les regarde et les générations futures jugeront les choix faits aujourd’hui au moment où le pays se trouve à une croisée des chemins critique.
Les deux institutions religieuses, qui ont longtemps porté des initiatives de médiation et de pacte social pour la paix, soulignent que lorsque la maison brûle, les habitants cessent de discuter de leurs différences pour unir leurs forces et éteindre l’incendie, martelant que le dialogue n’est pas une option mais une obligation pour toutes celles et tous ceux qui se soucient réellement de la patrie, afin de rétablir la confiance, de combattre les discours de haine, la violence verbale et les logiques d’affrontement qui hypothèquent l’unité nationale, et de trouver des voies concrètes, rapides et pacifiques pour sauvegarder ensemble la nation, préserver la patrie et reconstruire le pays.
Cet appel intervient dans un contexte où le président Félix Tshisekedi a parfois montré une ouverture à l’idée, sous pression intérieure et internationale, même si certains acteurs comme l’opposition ou des figures telles que Denis Mukwege estiment qu’un dialogue purement interne pourrait s’avérer insuffisant face à la dimension régionale et internationale des conflits, notamment ceux impliquant le M23 dans l’est ; au final, les catholiques et protestants lancent un cri d’alarme patriotique empreint d’espoir et de responsabilité, invitant la classe politique, la société civile et l’ensemble des Congolais à dépasser les divisions pour un sursaut collectif, car tout n’est pas perdu et le Congo peut encore guérir de ses blessures si la sagesse prévaut avant que les fractures ne deviennent irréparables.
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