Le président Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé ce vendredi 17 juillet 2026 l’organisation d’un « dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain » en République démocratique du Congo. Cette déclaration intervient à l’issue d’une audience qu’il a accordée aux représentants des principales confessions religieuses du pays à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa. Selon le communiqué de la présidence, ce dialogue vise avant tout à consolider la cohésion nationale dans le strict respect des institutions et de la Constitution.
Les confessions religieuses, parmi lesquelles figuraient des délégués de la CENCO, de l’ECC, de la Plateforme des confessions religieuses et des Églises du Réveil ainsi que de la communauté musulmane, ont été chargées d’accompagner ce processus. Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque de Kinshasa, a salué cette initiative au nom de la délégation, la qualifiant de concrétisation des efforts engagés pour la paix, la cohésion nationale et l’unité du pays, particulièrement nécessaire face à la guerre dans l’Est attribuée au Rwanda. Les leaders religieux se sont engagés à porter cette démarche « comme un apostolat » et une feuille de route devrait être publiée prochainement pour en préciser les modalités, notamment la date, le format, les participants et l’ordre du jour.Cette annonce s’inscrit dans un contexte politique particulièrement tendu.
L’opposition, regroupée notamment au sein de la coalition Article 64, réclame depuis longtemps un dialogue national inclusif tout en posant des conditions strictes : l’abandon définitif du projet de révision constitutionnelle, perçu comme une tentative de briguer un troisième mandat, la libération des prisonniers politiques, l’arrêt des poursuites judiciaires jugées politiques et le rétablissement des libertés publiques. La C64 avait récemment reporté sa marche nationale initialement prévue le 8 juillet au 22 juillet, après des consultations à Bujumbura avec le président burundais Évariste Ndayishimiye, actuel président en exercice de l’Union africaine. Les contours précis de ce dialogue restent encore flous et les divergences entre pouvoir et opposition sur son organisation et ses participants persistent. Cette nouvelle étape fait suite à plusieurs initiatives des confessions religieuses et à des consultations régionales. Elle intervient également dans un contexte sécuritaire toujours très préoccupant à l’Est du pays.
Les prochains jours seront décisifs pour déterminer si ce processus parviendra à rassembler réellement toutes les parties prenantes ou s’il demeurera limité dans sa portée.
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