Vendredi  17 avril 2026 12:11
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

POLITIQUE

L'actualité Politique de la semaine en RDC

L’attitude de l’Udps pose un sérieux  problème, pour la matérialisation du dialogue en RD. Congo.  Tantôt, c’est  Etienne Tshisekedi, lui-même, qui  retire ses hommes des pourparlers d’Ibiza et de Venise.  Tantôt, c’est Félix Tshisekedi, le fils, qui, de retour à Kinshasa, fin novembre 2015,  multiplie des conditionnalités, avant d’aller au dialogue. Puis, pour recadrer les choses,  Tshisekedi, le père, revient à la charge, dans son dernier communiqué, après que le Président Kabila ait convoqué le dialogue,   pour continuer à subordonner la  participation de l’Udps, lors de   cet imminent  rendez-vous,  à l’implication d’un Facilitateur ou médiateur international qui, à l’en croire, aurait, plutôt, un rôle central,  en lieu et place d’une simple mission de bons offices, comme prévu dans l’Ordonnance présidentielle du 28 novembre 2015.

Quelques jours seulement après, Tshisekedi fils réaffirmait les mêmes exigences devant Saïd Djinnit, l’Envoyé spécial de Ban Ki-moon chargé, à juste titre,  de  cerner les contours dudit  dialogue, peu après son  bref séjour à Kinshasa et  en marge d’une  rencontre de quelques minutes   dans les locaux de  l’Union Africaine, à Bruxelles. Hier encore, c’est  Félix Tshisekedi, le même, qui a pris langue avec Moïse Katumbi, l’ex-Gouverneur de l’ex-Katanga.  Cette fois-ci, le langage a changé. Et, les stratégies aussi. Il semble que les deux personnalités  auraient conclu un deal axé, curieusement, sur l’alternance démocratique en 2016. L’Udps, un parti, plusieurs interlocuteurs. Pour preuve, à Kinshasa, pendant ce temps,  Joseph Kapika est, lui aussi, monté au créneau, hier, jeudi 10 décembre 2015. Au-delà de la question de la médiation internationale, devenue presqu’une épine dorsale des revendications de l’Udps, Kapika a, cependant, rappelé la problématique du format, voulu, selon lui,  entre deux camps, constitués, d’une part, de tous ceux qui avaient accepté les résultats des élections 2011 et, d’autre part, de tous ceux qui les avaient rejetés. Autrement dit, le jour où l’on aura résolu l’affaire de la facilitation internationale, il faudra encore vider celle de la participation bipolaire des délégués au Dialogue. C’est-à-dire, entre la Majorité (Pouvoir) et l’Udps (Opposition).  La Société civile, dans l’entendement de l’Udps, devrait s’en tenir à son apolitisme et n’y participer que dans la mesure elle consent à être  simple témoin de l’écriture de cette nouvelle page de l’histoire de la RD. Congo. L’Udps, dans ce cas, n’aurait  que faire de l’inclusivité, ni de la représentativité des forces politiques et sociales parmi celles qui ont ne serait-ce qu’un petit mot à dire sur terrain. A vrai dire,  tous les autres partis ou regroupements  politiques, pris individuellement  ou en bloc, n’auraient, donc,  aucune place à table. Ils sont écartés d’office, si la Majorité acceptait de s’éloigner de l’ordonnance présidentielle du 28 novembre qui, au fond,  parle  d’un dialogue politique  national et inclusif.  Comment fustiger le comportement dit de ‘’volte-face’’  de l’Udps, dès lors qu’il représentait, du moins jusqu’ici, le principal allié sur lequel la Majorité misait, pour la réussite de l’organisation de ce  dialogue ?  Que vaudrait en ce moment-là, un dialogue sans l’Udps, alors que la Dynamique de l’Opposition et le G7 n’en veulent pas ? Que peut-on espérer d’un tel dialogue, si les Evêques catholiques qui exigent le respect absolu de la Constitution et des délais constitutionnels, continuent à râler  via des manifestations pacifiques annoncées d’ici février prochain ? Autant qu’on attend le comité préparatoire, autant qu’on attend aussi le Facilitateur. Le Dialogue tangue. Et, dans la vallée de ces tumultes politiques, avec des exigences pondérées de l’Udps, il devient de moins en moins rassurant. Pour sa réussite, il faudrait vraiment accepter de marcher sur le fil du rasoir, en suivant l’Udps à tue-tête,  jusqu’au bout. Au cas contraire, il est temps, pour la Majorité, de changer son fusil d’épaules. Allez à l’essentiel !  Pousser, par exemple,  la CENI à sortir un calendrier réaliste, mettre du paquet pour l’organisation des élections et aligner des candidats à tous les niveaux, arrêterait, à la fois,  la descalade et les titillements inutiles.

Avec LPM/ la prosérité  

 

 

Application de CComment' target='_blank'>CComment

Articles similaires

Info en Direct


search

À la une

Arrivée des premiers migrants expulsés des États-Unis à Kinshasa ce vendredi 17 avril 2026

Arrivée des premiers migrants expulsés des États-Unis à Kinshasa ce vendredi 17 avril 2026

Motion de défiance contre le VPM Shabani : le député Laddy Yangotikala sanctionné par son propre regroupement

Motion de défiance contre le VPM Shabani : le député Laddy Yangotikala sanctionné par son propre regroupement

Élection du gouverneur au Sankuru : Jules Lodi Emongo l’emporte avec 15 voix sur 25

Élection du gouverneur au Sankuru : Jules Lodi Emongo l’emporte avec 15 voix sur 25

PUBLICITÉ

  • RDC annonces
    RDC annonces
  • RDC emploi
    RDC emploi
  • RDC immo
    RDC immo

La revue de presse

18 February 2026
La revue de la presse en RDC du 18 février 2026

Les crimes oubliés en RDC

SUIVEZ-NOUS

Facebook
Twitter
Google plus
Youtube

RDCN sous tous les formats

Iphone,Ipad et Android

Copyright ©2014-2026 RDC Nouvelles | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom