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POLITIQUE

L'actualité Politique de la semaine en RDC

"34 députés nationaux en 2006, 17 en 2011, …Palu : une contreperformance qui augure de mauvais lendemains",écrivait Forum des As, dans un article publié en avril 2016.Dans cette analyse comparative basée sur les résultats des législatives 2006 et 2011, le journal tirait la sonnette d’alarme d’une situation qui prévalait au sein du parti cher à Antoine Gizenga. Une situation qui, en son temps, se résumait en termes de contreperformance lors du scrutin de 2011. Car, avec 34 députés nationaux élus en 2006, le Palu s’est retrouvé avec quelques 17 sièges seulement, à l’Assemblée nationale en 2011. Exactement, la moitié de ce qu’il comptait comme députés nationaux pendant la première législature.

Ainsi, en perspective des élections de 2016, Forum des As avait conseillé au Palu de mettre en place un Directoire beaucoup plus représentatif pour espérer rempiler. Sinon, poursuivait le journal, le mêmes causes produisant les mêmes effets, le parti d’Antoine Gizenga courrait les risque de s’affaiblir politiquement. Forum des As n’avait pas cru bien dire les choses. Plus d’une année plus tard, la circonspection du quotidien de la 11ème rue du quartier industriel de Limete s’est révélée une prophétie.
A la lumière des résultats provisoires des législatives nationales publiées par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), tard dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 janvier, le regroupement politique Palu et Alliés ne figure pas parmi ceux qui ont rempilé. Bien au contraire. Le Palu et Alliés se retrouve avec une brochette de députés nationaux élus. Au total seize. Parmi eux, le Palu seul compte moins de dix élus. Comme pour dire, si le parti d’Antoine Gizenga a atteint le seuil national d’éligibilité fixé à 1% dans certaines circonscriptions, c’est grâce, justement, à ses alliés. Sinon, à lui seul, le Palu n’aurait rien fait. A preuve, la plupart des candidats Palu bien connus de la population ont échoué.

SIGNES AVANT-COUREUR ?
Le défi a été bien réel. Face au seuil national de 1%, il était évident que des partis politiques se constituent en grands regroupements pour espérer gagner un grand nombre de sièges à l’Assemblée nationale. En même temps, plus d’un observateur estime que cette exigence règlementaire concernait plus les petits partis politiques et non des formations ayant atteint une certaine maturité.
La question que d’aucuns se posent, est celle de savoir si un parti comme le Palu, vieux de plus de 50 ans, avait besoin de se faire des alliances pour l’élection de ses candidats. Subsidiairement, si les autres partis politiques de sa trempe, en l’occurrence l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sont allés seuls aux urnes, pourquoi pas le PALU ? Comment comprendre que des jeunes partis d’à peine une dizaine d’années d’existence, soient classés en bonne place sur le palmarès des partis ayant obtenu le plus grand nombre de sièges, contrairement au Palu quia un ancrage réel dans le Congo profond ? Qu’est-ce qui expliquerait la contreperformance des Gizengistes, même dans leur fief sociologique du Kwilu ? Poser la question, c’est y répondre à la fois, dit-on. 
Dans une mégalopole comme Kinshasa, où il est bien présent au travers de ses six provinces politiques, par exemple, on ne peut pas comprendre que le Palu n’ait réussi à faire élire seulement deux candidats. A savoir Muyaya Katembwe Patrick (Kin II/ Funa) et Mbakata Mputu Freddy (Kin IV/Tshangu). Parce qu’on parle des Alliés, certains analystes arguent qu’un Henri Thomas Lokondo, par exemple, n’avait nullement besoin du label Palu pour se faire élire dans son fief naturel de Mbandaka ville.
Vu de plusieurs observateurs, les mauvais résultats du Palu aux législatives de 2011 et 2018 sont perçus comme des signes qui ne trompent pas. Ou, plus exactement, des signes avant-coureur d’un navire qui a pris l’eau de toutes parts, avant son naufrage imminent. Le Palu Schlingue épisodiquement et se meurt à petit feu. Chaque cycle électoral se veut révélateur et crédite cette thèse des observateurs qui, larme dans l’œil, assistent impuissants à la descente aux enfers de ce grand parti, considéré non sans raison, comme un patrimoine national. 

FACE A L’ENJEU DU PARTAGE DE POUVOIR

La donne politique actuelle en RD Congo implique inéluctablement une grande coalition pour la gestion de l’appareil d’Etat. Rien à faire. Cependant, cet impératif n’exclut pas de tenir compte du poids politique réel de différents protagonistes dans le prochain partage de pouvoir.
A priori, le gros morceau devra revenir aux grands. Sous-entendu, les partis et regroupements politiques ayant un plus grand nombre de députés à l’Assemblée nationale. A titre d’exemple, on citerait en ordre utile, le PPRD avec ses 52 députés nationaux élus, l’AFDC-A de Modeste Bahati Lukwebo qui aligne 41 élus, contre l’AAB et PPPD, respectivement avec 30 et 22 députés élus. Logiquement donc, la clef de partage des responsabilités devra donc reposer sur le quotient électoral. En conséquence, les autres partis et regroupements politiques ne devront se contenter que de ce que leur donneront les autres. Ce, sans la moindre exigence ! 
Tout bien considéré, les dirigeants actuels du Palu feraient œuvre utile, s’ils considéraient les mauvais résultats en série, de leur parti aux législatives nationales, comme une opportunité. Plus qu’une simple interpellation, le Directoire du parti d’Antoine Gizenga doit poser un diagnostic sans complaisance de la situation du Palu, avant d’en envisager la thérapie qui s’impose. Ce, dans la perspective des élections de 2023. 
En attendant, le Palu est dans une sorte d’hibernation qui ne semble rien à envier à un coma politique avéré. D’où, la présence des médecins spécialistes exigée au chevet du parti. Grevisse KABREL / Forum des As

Liste provisoire des députés Palu et alliés en attendant les résultats définitifs de la Haute Cour
1. Henri Thomas Lokondo (Mbandaka/Equateur)
2. MwepuKibanda Yvonne (Kasenga/Haut Katanga)
3. Ahert Joseph Kayumba (Pweto/Haut Katanga)
4. Kiluba Longo Justin (MalembaNkulu/Haut Lomami)
5. MbayaKabundi Jean (Tshikapa/Kasaï)
6. LubwebeMayara Justin (Ilebo/Kasaï)
7. MuyayaKatembwe Patrick (Kin II/ Funa)
8. Mbakata Mputu Freddy (Kin IV/Tshangu)
9. Sakata Moke Garry (Bagata/Kwilu)
10. MumbaliNamupot Mass (Bulungu/Kwilu)
11. Makiashi Willy (Gungu/Kwilu)
12. Muzaza Owan Ngampio Thierry (Idiofa/Kwilu)
13. KabwikaMastaki Prospère (Pulubudi/Lwalaba)
14. KabweluluKabilo Martin (Manono/Tanganyika)
15. Elvis Muntiri Wa Bashara (Goma/Nord-Kivu)
16. Safari Nganizi Jacques (Masisi/Nord-Kivu)

 

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