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POLITIQUE

L'actualité Politique de la semaine en RDC

Ancien porte-parole de l'ancienne Majorité présidentielle et haut cadre du FCC, André-Alain Atundu s'est livré, hier jeudi 17 septembre, à l'un de ses exercices favoris, à savoir scruter l'actualité avec un parterre d'hommes des médias triés sur le volet. Au nombre de sujets traités au cours de ce point de presse, " les propos controversés de l'Ambassadeur du Rwanda, Vincent Karega, concernant les massacres des Congolais à Kasika" en 1998. Selon plusieurs rapports, ces tueries du Sud - Kivu avaient fait près de 1 100 victimes.

" Incohérence flagrante entre image et histoire. Narratif simpliste pour des accusations graves. Accuser sans évidence s'appelle calomnie. Villages sans noms, 1100 morts avec deux noms. Circonstances de crimes et identité des criminels non dévoilées. Accusation ou propagande ", avait tweeté Vincent Karega.

Le diplomate a aussitôt été sous les feux de critiques des Congolais qui l'accusent de cracher sur la mémoire des victimes.

Se refusant de rajouter surtout sur un sujet hautement sensible et émotionnel comme celui-là, et dont la conclusion ne pourrait être que diplomatique, l'ancien Ambassadeur du Zaïre au Rwanda pour qui les déclarations de Vincent Karega "prêtent à réflexion profonde voire à inquiétude ", s'interroge. " S'agit-il d'une maladresse d'un zélé représentant de Kigali qui n'a pas la retenue et la réserve inhérentes à son statut ou d'un test du Rwanda de la capacité de riposte des autorités congolaises ?

Des sources rapportent que Paul Kagame, dans une de ses interventions en direct sur la télévision nationale rwandaise aurait dit que "ceux qui manifestent devant l'ambassade du Rwanda en RDC s'attaquent à la relation d'amitié et de fraternité entre nos deux pays".

Décryptage, Kigali n'est pas prêt à accepter les accusations de Kinshasa sur sa responsabilité dans ce massacre.

A preuve, le président rwandais n'a pas exprimé la moindre intention de rappeler son ambassadeur après son tweet mal digéré dans l'opinion rd congolaise.

Forum des As publie ci-dessous, l'intégralité de la communication de l'Ambassadeur André-Alain Atundu. DK.

POINT DE PRESSE

Mesdames, Messieurs de la Presse,

Le point de presse de ce jour est consacré essentiellement à une situation qui risque d'enlever à notre démocratie et au leadership de l'Etat, sens et vigueur.

En effet, tel un souffle pestilentiel, nauséabond et malfaisant, se répandent sur le Pays, semant désolation et panique, les atteintes à la démocratie de nature à énerver l'Autorité de l'Etat et le leadership du Pays.

Aucun jour ne passe sans que les citoyens ne se posent avec angoisse la question existentielle pour la République Démocratique du Congo : où allons-nous, où va notre gouvernance, que veulent nos hommes politiques ? Et d'autres questions de ce genre,

Lorsque des militants, se réclamant d'un parti présidentiel, se permettent impunément d'arrêter la circulation parce qu'ils montent ou descendent le drapeau de leur parti, comme si leur parti était une république autonome au sein de la République Démocratique du Congo, comme si la République Démocratique du Congo avait deux emblèmes, c'est qu'il existe un problème de gestion politique. Il faudrait remettre dans l'ordre établi ces personnages dangereux qui ne comprennent rien de l'exigence fondamentale d'un parti au pouvoir : prêcher par l'exemple. Ce spectacle désolant nous remet en mémoire une triste réalité d'un passé récent et la pénible expérience du Président KABILA à son accession au Pouvoir où chaque mouvement politico-militaire se comportait en Etat autonome, fragmentant dangereusement l'unité et la souveraineté du Pays.

Il aura fallu toute l'habileté manœuvrière de KABILA et attendre les premières élections démocratiques en 2006 pour mettre fin au règne des Seigneurs de guerre:

Bien plus, toutes leurs tentatives pour reprendre la main ont dès lors systématiquement échoué grâce au leadership du Président KABILA, ferme sur les principes et souple sur l'approche des solutions.

Lorsque des partisans politiques se targuant d'être d'un parti présidentiel, se permettent de battre impunément et de punir, bref d'humilier les membres des forces de l'ordre et de la Police en plein exercice de leur fonction, jusqu'à ce que mort s'en suive, c'est qu'ils remettent en cause l'ordre établi, l'autorité de l'Etat et le leadership du Président de la République sur la marche du Pays.

Lorsque des militants, se prétendant d'un parti au pouvoir, se permettent de percevoir impunément, à l'indifférence bienveillante des Autorités, des taxes aux frontières et de poser des actes de commis de l'Etat, c'est qu'ils ont en tête un projet de doublement des institutions avec l'intention manifeste de remplacer les organes de l'Etat dans un esprit d'anarchie. Situation pire qu'à l'époque du Parti-Etat où les membres du parti au pouvoir intégraient plutôt officiellement l'Etat.

Aujourd'hui les membres du parti au pouvoir désagrègent l'Etat au risque de rendre la République ingouvernable.

Lorsque, à la suite d'un acte crapuleux et criminel perpétré contre la jeunesse estudiantine, garante de l'avenir et du développement du Pays, aucun élan national, porté par l'ensemble de la classe politique, ne se lève comme un tourbillon, c'est que les calculs politiciens et les dividendes privés ont pris le pas sur les intérêts majeurs de nos populations, au détriment de notre Démocratie et de la gouvernance de l'Etat.

Bien plus inquiétant, lorsqu'une milice est formée au nez et à la barbe des autorités nationales, en pleine capitale, et qu'au moment où la police la prend en charge pour la réduire, il se trouve des complices dans un corps d'élite de l'armée nationale pour défendre armes à la main ces pourfendeurs de la démocratie et de la liberté, c'est que la République est réellement en danger de mort.

Il est indispensable de porter ces faits à la connaissance de l'opinion nationale pour réveiller sa conscience républicaine, au risque d'être complice de ce complot contre la République, la démocratie et la paix sociale.

Dès lors, aucun membre du FCC digne de ce nom ne peut rester indifférent et se taire face à cet écroulement programmé de l'Etat démocratique au bénéfice d'un Etat anarchique d'exception pour satisfaire des ambitions personnelles.

Heureusement que tout le FCC, sous le leadership de son Autorité Morale, est décidé à faire barrage à ce dessein apocalyptique contre le Peuple congolais.

Pendant ce temps, au lieu de s'associer au FCC pour renforcer la synergie d'action au sein de la coalition, en faveur de l'état de droit et de l'Autorité de l'Etat, il se trouve des personnages attitrés au sein de l'UDPS qui prennent plaisir et perdent leur temps à s'attaquer indûment et sans motif valable à KABILA, exprimant de ce fait, plutôt leur aversion psychotique envers celui qui a su éviter au Pays calamités et désolations post-électorales, qu'un intérêt quelconque pour le bien de nos populations ou de notre démocratie encore fragile.

Aux dires de ces personnages ; KABILA ne peut se représenter en 2023 avec possibilité de revenir au pouvoir parce que Sénateur à vie. De toute évidence, il ne leur appartient pas de décider de l'avenir du Président KABILA, qui relève de sa conscience républicaine et de la Constitution, bref de sa seule responsabilité devant sa conscience.

D'ailleurs, aucune disposition constitutionnelle n'interdit à un ancien Président, parce que Sénateur à vie, de se présenter à une élection présidentielle.

La peur est mauvaise conseillère, dit-on.

L'électorale plus qu'une autre parce qu'elle exprime la volonté de patrimonialiser et de personnaliser la fonction de Chef de l'Etat à la personne du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI.

En se pilant au prescrit de la Constitution en vigueur en République Démocratique du Congo, qui interdit au Président en fonction d'exercer plus de 2 mandats d'affilée et en faisant une passation volontairement pacifique et civilisée de pouvoir avec son successeur, Le Président KABILA a voulu donner au Peuple une référence démocratique laisser une relique et exorciser la politique congolaise du spectre hideux de patrimonialisation de la fonction et du démon de la personnalisation du pouvoir qui donnent à son détenteur l'impression que le pouvoir d'Etat est un bien personnel, acquis pour la vie.

Je dénonce cette approche et cette conception de certains fauteurs de trouble, adeptes d'une démocratie de façade, d'autant qu'ils n'hésitent pas à faire de l'amalgame pour accomplir leur funeste dessein.

Ainsi, ils mélangent à dessein et allègrement, dans une confusion parfaitement voulue, et ce pour discréditer le FCC, les devoirs d'avocat du Pasteur NGOY et les accointances politiques de FAYULU, en passant volontairement sous silence l'évidente détermination du Président KABILA à accompagner résolument le Président TSHISEKEDI tout au long de son mandat dans le cadre de l'alliance FCC-CASH pour l'intérêt supérieur de nos populations et de notre Démocratie.

Mesdames, Messieurs,

Ces pourfendeurs de la démocratie et de la paix sociale, poussent leur outrecuidance jusqu'à imaginer un complot fantasmagorique du Président KABILA afin d'obtenir la destitution du Président Félix-Antoine TSHISEKEDI grâce à sa majorité parlementaire ou encore caressent-ils fiévreusement l'invraisemblable perspective de la dissolution du Parlement dans les circonstances actuelles.

Même si le Président de la République n'est pas au-dessus des lois et donc susceptible d'en être l'objet ou d'en faire les frais, prendre une décision aux conséquences incalculables sur la République serait plutôt l'œuvre de ceux qui dénient à KABILA le mérite d'avoir respecté la Constitution par une attitude et un comportement qui honorent le Peuple congolais et qui redonnent à l'homme politique congolais le sens de l'honneur et de la dignité.

Les calculs mesquins issus des officines politiciennes visent donc à empêcher la réalisation de l'engagement réciproque pris dans le cadre de la coalition.

Mais il ne fait aucun doute que le moment venu, le Président KABILA prendra une décision conforme à la Constitution de la République et aux intérêts de nos populations en 2023. Dès lors, il n'a aucune raison à jouer au Pompier-pyromane.

Le FCC ne risque pas de tomber dans le piège de ceux qui confondent la démocratie à leur ambition personnelle, à leurs frustrations électorales et qui prétendent indûment être le représentant du Peuple pour avoir perdu les élections !

Le danger n'est pas dans le doigt qui indique mais à l'endroit qu'indiqué le doigt.

Mesdames, Messieurs,

Je ne peux terminer ce point de presse sans m'incliner à la mémoire de nos élèves cyniquement abattus sur le chemin de l'école comme gage de leur foi en l'avenir de la République Démocratique du Congo.

Je voudrais saisir cette occasion pour saluer et rendre hommage à tous les agents de l'ordre et aux forces de la défense tombés avec honneur en plein exercice de leurs fonctions.

Leurs sacrifices et héroïsme doivent réveiller en chacun la conscience aiguë de responsabilité personnelle dans la réalisation de l'avenir de la République Démocratique du Congo et du bonheur de nos populations. Ces tragédies révoltantes doivent donner à l'Etat et au leadership national l'occasion d'envoyer un message clair à l'opinion en réservant à ces criminels le sort qu'ils méritent et que les lois de la République leur réservent.

De ce point de vue, la prise de position de la Représentante du Secrétaire Général de l'ONU au Congo doit interpeller à juste titre nos dirigeants sur leur capacité à défendre les citoyens des crimes crapuleux et à garantir de façon durable la paix sociale.

Mesdames, Messieurs,

Depuis un certain temps un feuilleton invraisemblable alimente les débats au sein de l'opinion kinoise.

Il s'agit des propos controversés de l'Ambassadeur du Rwanda concernant les massacres des congolais à KASIKA.

Je ne voudrais nourrir ce débat malsain dont la conclusion ne pourrait être que diplomatique.

Mais en tant qu'ancien ambassadeur du Zaïre au Rwanda, je voudrais rappeler à mon frère qu'il n'est pas de la mission et de la nature du rôle d'un ambassadeur de polémiquer avec l'opinion nationale du Pays d'accréditation surtout sur un sujet hautement sensible et émotionnel comme celui-ci.

Mais au-delà des propos de cet ambassadeur indélicat, l'intention et la finalité de ses déclarations prêtent à réflexion profonde voire à inquiétude.

S'agit-il d'une maladresse d'un zélé représentant de Kigali qui n'a pas la retenue et la réserve inhérentes à son statut ou d'un test du Rwanda de la capacité de riposte des Autorités congolaises !

Puisque nos deux Etats sont destinés à vivre ensemble, - en effet ni le Rwanda, ni la République Démocratique du Congo ne peuvent se délocaliser géographiquement pour ne plus être voisins et africains -l'ambassadeur Karega devrait éviter de se comporter en nomade passager qui fait des razzias sans souci du lendemain.

Mesdames, Messieurs,

La démocratie a ses exigences dont le strict respect élève la République : Exprimer ses opinions, tolérer une opinion différente et suivre la procédure en toute circonstance pour donner à ses actes la conséquence voulue ou recherchée. Il va sans dire qu'aucun de ses droits constitutionnellement garantis et juridiquement protégés ne doit porter atteinte à l'ordre public ou à la moralité sociale.

De ce point de vue, la volée des protestations incendiaires contre la réflexion de l'honorable NGOY KASANJI sur l'éventualité d'un changement du mode de l'élection du Président de la République me semble disproportionné et inutilement revanchard. :

D'ailleurs ses propos participent à l'air du temps présent où la classe politique parle de réforme électorale voire de la révision constitutionnelle. Cette intolérance inadmissible en démocratie, au regard des attaques ad hominem plutôt que d'une réplique faite d'arguments, est inquiétante pour l'avenir de la démocratie dans notre Pays, surtout lorsqu'on retrouve parmi ces fossoyeurs de la libre expression des personnalités qui, jadis, avaient pour rôle et mission de veiller à l'exercice de la liberté à l'Assemblée Nationale.

L'exercice de la liberté d'expression n'est pas liberticide ni une blague s'agissant d'un droit constitutionnel.

C'est plutôt cette intolérance virulente à travers des expressions inutilement véhémentes qui est liberticide en tant que forme abjecte de chantage. "

Par ailleurs, il convient de rappeler que le régime démocratique est un système de la force du plus grand nombre pour faire aboutir une action. La sagesse démocratique recommande, lorsqu'on n'a pas la majorité, de négocier une majorité circonstancielle sur base d'arguments convaincants. Tout le reste n'est que vil chantage et terrorisme rampant.

Il est bon de rappeler que le FCC mène une politique conforme à la vision et aux convictions du Président KABILA, son leader et Autorité Morale. Or, comme chacun sait, le Président KABILA a toujours œuvré pour la diminution du coût des élections par rapport aux besoins de développement-et comme il ledit " LA DEMOCRATIE NE PEUT COUTER PLUS CHERE QUE LE DEVELOPPEMENT ".

C'est dans cet ordre d'idée, c'est-à-dire dans l'intérêt majeur et le bénéfice du Peuple congolais - qu'il a obtenu la modification de l'élection présidentielle à 1 tour, qui soit dit en passant, a profité plutôt à son adversaire d'antan. Il ne serait pas étonnant que ie FCC poursuive cette logique jusqu'au bout. C'est-à-dire par l'élection au second degré. Ce qui ne porte pas atteinte à notre démocratie ; d'ailleurs la période où notre Pays l'a pratiqué du temps de Lumumba est toujours jusqu'à ce jour une référence historique d'élections démocratique dans notre Pays. De ce point de vue, peut-on dire honnêtement que les USA ou la RSA sont moins démocratique que la France ?

Mesdames, Messieurs,

C'est pour masquer leur funeste destin que ces âmes de dictateur se parent d'une docte posture sur la base de fallacieux arguments qui ne résistent ni à une analyse critique ni à une véritable Critique historique.

Prétendre qu'élire un Chef de l'Etat au second degré n'accorde à ce dernier aucune légitimité dans l'exercice de ses fonctions, c'est soutenir que le Président KASAVUBU, élu grâce à l'apport parlementaire de LUMUMBA, n'avait aucune légitimité. Simple aberration-historique !

Se proclamer seul détenteur d'une pensée unique capable de sauver le Congo est une prétention insoutenable au regard de notre Constitution qui consacre la coexistence des divers courants de pensée. Serait-ce par nostalgie ou par astuce politicienne que l'on voudrait nous ramener à l'époque du Parti-Etat où ne régnait que la seule pensée du MPR? Quelle volte-face de la part de ceux qui prétendent éloigner l'ère du Parti-Etat?

Mesdames, Messieurs,

Je pourrais terminer mon point de presse à ce stade. Mais, vos regards interrogateurs me mettent la puce à l'oreille.

Quel est mon point de vue sur le débat qui fait rage autour des ordonnances controversées désignant à la promotion les hauts cadres dans la magistrature et dans l'armée ?

Une approche pragmatique, basée sur l'analyse comportementale des intervenants et une critique historique desdites ordonnances aboutissent à cerner et à établir, de façon apodictique et certaine, la matérialité des faits qui constituent le corps du délit.

Pour faire œuvre utile, je ne m'évertuerai ni ne tenterai de nier les évidences selon le principe philosophique " contre les faits, les arguments ne valent rien ".

Puisque le vin est tiré, il faut le boire.

Mais de quelle manière 1 Dans quel contexte ? Dans quel vase ?

Nier le fait établi du non-respect des procédures entachant la publication de ces ordonnances présidentielles pourrait suggérer l'existence du dol, de mauvaise foi, d'intention nocive, de détournement de procédure bref, d'un esprit malsain dans le chef de son éminent auteur.

Ce qui m'amène à partir plutôt de l'hypothèse de l'inadvertance du commettant. Puisqu'une agitation politique se profile à l'horizon, une correction de l'acte incriminé s'impose, sous forme d'amendement pour calmer les esprits.

II faudrait, dans cette hypothèse, éviter toute solution traumatisante pour la communauté nationale, la classe politique et les institutions au bénéfice d'une approche homéopathique, plus apaisante.

Au lieu d'appeler sans ménagement le Chef de l'Etat à annuler purement et simplement les ordonnances incriminées ou appeler le Chef de l'Etat à la démission ou encore à la destitution de celui-ci, il serait plus judicieux et de l'intérêt national bien compris de préconiser voire carrément d'envisager de les rapporter.

L'histoire politique de notre Pays nous renseigne que le Président MOBUTU a eu recours à ce stratagème dans le cas de la loi accordant la nationalité collective - alors que la Constitution ne l'autorisait pas expressis verbis -aux rwandais et consorts localisés sur le territoire national, alors Zaïre. Tel fut le cas de Bisengimana et des anciens réfugiés rwandais à l'Est du Pays. Cette solution hybride a l'avantage de donner satisfaction aux adeptes des deux thèses contradictoires, c'est-à-dire aux partisans de l'auteur et aux contestataires. Et ce, dans l'intérêt majeur de la Démocratie et de la gouvernabilité du Pays.

Du point de vue pratique, au lieu de recourir aux organisations sous régionales ou à la Communauté Internationale, il serait plutôt indiqué de faire appel aux entités qui participent quotidiennement et de façon courante à la gouvernance du Pays et à la gestion des problèmes/ comme les Bureaux de l'Assemblée Nationale et du Sénat, la réunion interinstitutionnelle et la Monusco.

Ce serait une façon élégante et appréciée d'honorer ceux de nos compatriotes et toutes les bonnes volontés qui mettent tout en œuvre pour dépassionner le débat et proposer une solution idoine et antalgique.

Mesdames, Messieurs,

La coalition FCC-CASH ne se trouve pas dans la meilleure conjoncture. Nos partenaires doivent se ressaisir au risque de plonger le Pays dans une zone de grande turbulence qui pourrait casser et la gouvernance et la démocratie.

La grande expérience de gestion des crises et des situations non conformes reconnue unanimement au Président KABILA devrait être d'un grand secours même si nul n'est prophète chez soi.

Mesdames, Messieurs,

La cohésion de la coalition FCC-CASH est une exigence sine qua non pour la réussite du mandat du Président TSHISEKEDI à la tête de l'Etat C'est une condition indispensable pour créer l'atmosphère générale de sérénité pour travailler en confiance à la réalisation des objectifs de gouvernement, susceptible de permettre aux institutions de la République de relever les défis en présence et affronter tes enjeux inhérents au bonheur des populations congolaises, avec comme résultats escomptés et attendus du Peuple, l'afflux des investisseurs, l'accroissement des investissements, la paix sociale,, la sécurité physique de nos frontières et l'émergence économique bref, l'amélioration générale des conditions existentielles.

N'est-ce pas que l'investisseur est un gibier peureux qui détale au moindre brouhaha politique !

C'est pourquoi, je voudrais, à cette occasion, au nom du Président KABILA, initiateur de l'idée de la coalition, lancer un appel de cœur et de raison à l'apaisement en direction de nos partenaires qui hypothèquent inutilement l'avenir de notre Pays et de notre Peuple en s'éloignant de l'esprit de la Constitution et de l'engagement fondateur de la coalition.

II ne serait dès lors pas étonnant et à exclure qu'un troisième larron nous ravisse le leadership du Pays et la gestion des affaires courantes de la République.

Mesdames, Messieurs,

Lors de leurs discours d'ouverture de la session parlementaire de septembre, les Présidents du Sénat et de l'Assemblée Nationale ont peint une fresque représentant les secteurs-clé de la vie nationale qui n'incite pas à l'optimisme quant aux perspectives immédiates de la République Démocratique du Congo tant est remarquable la détérioration précoce du patrimoine légué par le Président KABILA.

Qu'il s'agisse de la sécurité le long de nos frontières, qu'il s'agisse de la paix sociale ou de la cohésion nationale, qu'il s'agisse de la situation financière du gouvernement ou des activités économiques/ le verdict s'impose de lui-même : sur le plan financier le Pays est sur la corde raide et sur le plan politique le Pays est au bord du gouffre. Comme si la passation de pouvoir était synonyme d'un retour en arrière par la destruction d'une certaine prospérité déjà acquise du temps de KABILA.

Dès lors, il importe que tous ceux qui ont la passation du Congo réagissent promptement et efficacement pour mettre fin à cette situation déplorable. Aux parlementaires de donner au gouvernement ILUNGA les moyens budgétaires de sa politique.

A la classe politique de faire montre de retenue et de patriotisme pour favoriser la cohésion nationale afin de créer une atmosphère d'apaisement général propice aux activités économiques et de nature à permettre au Président TSHISEKEDI de s'adonner pleinement à la défense de notre souveraineté et de l'intégrité territoriale particulièrement le long de nos frontières.

A nos partenaires internationaux de sévir contre les sources d'armement des provinces orientales au lieu d'engourdir la force des institutions par des promesses qui servent de prétexte au pourrissement de la situation pour permettre à certains rapaces de happer la souveraineté du Congo.

Ce n'est donc pas le moment indiqué de créer et d'entretenir des bisbilles politiciennes sur la base de frustration personnelle ou d'égoïsme.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa, le 17/09/2020

Ambassadeur André-Alain ATUNDU UONGO

 

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