Une équipe d’experts civils et militaires ainsi que des représentants des autorités locales ont entamé  une délicate mission liée à formaliser les activités au niveau des frontières communes. Les frontières à la fois terrestre (entre Goma et Gisenyi), lacustre (à travers le lac Kivu) et fluviale (le long de la rivière Ruzizi), ont toujours été marquées par de multiples tensions et exactions depuis des années.

Cette rencontre bipartite fait suite à la reprise des trafics jeudi 1er août en début d’après-midi entre Goma et Gisenyi consécutive à une fermeture unilatérale par la partie rwandaise.

Selon des sources concordantes, le maire de Goma, le commissaire supérieur principal François Kabeya Makosa, fait partie de la délégation de la RDC conduite par le ministère du Commerce extérieur de lka République démocratique du Congo. La présence des services douaniers et de l’immigration a également été signalée à cette rencontre de quatre jours.

Les intentions liées à la formalisation des activités transfrontalières entre la RDC et le Rwanda ont germé en août 2014. Les deux parties ont envisagé de poser des bornes sur la partie terrestre et des bouées au niveau du lac Kivu. A priori, le tracé de la frontière n'a pas été source de discorde.

Les délégués des ministères congolais et rwandais de l’Intérieur ainsi que les membres de la commission permanente des frontières Rwanda–RDC se sont facilement mis d'accord en se basant sur la carte coloniale dressée en 1911, entre la Belgique (le premier colonisateur du Congo) et l'Allemagne (le second colonisateur du Rwanda).

Raymond Okeseleke /digitalcongo.net