
Dans la ville de Beni, au Nord-Kivu en République démocratique du Congo, une vive inquiétude s’est emparée de la population depuis le 24 février 2026 suite à la disparition inquiétante de trois élèves. Les autorités locales, notamment le responsable des Affaires sociales Alex Kighoma, ont lancé une alerte urgente et appellent à une vigilance accrue face à un risque élevé d’enlèvements dans la zone.La disparition concerne deux garçons du Complexe scolaire Patmos et une fille d’un lycée de la ville, signalée au cours de la semaine écoulée. Les circonstances exactes restent troubles, probablement survenues aux abords des établissements scolaires ou lors des trajets quotidiens des jeunes. Alex Kighoma a explicitement mis en garde contre la présence d’individus impliqués dans des enlèvements, potentiellement liés à des réseaux criminels, y compris ceux pratiquant le trafic d’organes humains – une menace déjà documentée dans la région ces dernières années.Cette affaire survient dans un contexte sécuritaire très dégradé à Beni et ses environs, marqué par la persistance des attaques des rebelles ADF (Forces démocratiques alliées), affiliés à l’État islamique. Ces groupes multiplient les massacres, recrutements forcés d’enfants et enlèvements. Récemment, plus de 20 écoles ont fermé dans les groupements de Malio et Mwenye (chefferie des Bashu) en raison de l’insécurité, privant des centaines d’élèves d’enseignement. En 2025, des ONG ont recensé plus de 2 000 enfants recrutés par des groupes armés dans les zones Beni-Butembo-Lubero, et au moins 62 civils ont été tués par les ADF depuis janvier 2026 selon la société civile provinciale.Les autorités appellent à une mobilisation collective :
- Ne pas laisser les enfants sans accompagnement aux heures d’entrée et de sortie des classes.
- Renforcer la surveillance sur les trajets domicile-école.
- Signaler immédiatement tout comportement ou individu suspect près des établissements.
Pascal Kwilu








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