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SOCIÉTÉ

L'actualité sociale de la semaine en RDC

Le procès en appel du Dr David Balanganayi Kayembe, médecin à l’hôpital général de référence de Kinkole à Kinshasa, s’annonce comme un tournant décisif dans une affaire qui a profondément choqué l’opinion publique congolaise. Tout a commencé par la diffusion virale d’une vidéo montrant le praticien, qui est également pasteur, en train d’asséner plusieurs coups et gifles à une jeune patiente, Dorcas Mulema Moya (ou Dorcas Soraya Mulema), qui venait d’accoucher et souffrait d’une hémorragie post-partum. La scène, survenue lors d’une intervention sans anesthésie, a suscité une vive indignation nationale et relancé le débat sur les violences faites aux femmes en milieu hospitalier.
 
Le 3 avril 2026, le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Kinkole avait condamné le Dr Balanganayi à deux mois de servitude pénale avec sursis d’un an pour coups et blessures. Un verdict jugé trop clément par de nombreux défenseurs des droits des patients et des femmes, qui y ont vu une banalisation des maltraitances médicales. Le ministère public, estimant la peine insuffisante, a officiellement interjeté appel le 9 avril 2026 auprès de la Cour d’appel de Kinshasa/Matete. Le parquet avait initialement requis dix ans de servitude pénale et une amende de 25 millions de francs congolais, qualifiant les faits de particulièrement graves (coups et blessures aggravés, tortures, et même tentative de meurtre selon certaines qualifications). Lors des audiences en première instance, le médecin s’est défendu en expliquant qu’il agissait dans un contexte d’urgence vitale : la patiente, selon lui, l’empêchait de stopper l’hémorragie et mettait sa propre vie en danger.
 
Il avait même demandé que la scène soit filmée pour se protéger vis-à-vis de sa hiérarchie en cas de décès. Ému, il avait présenté des excuses publiques devant le tribunal. La partie civile, quant à elle, a insisté sur le fait qu’une vie ne peut être sauvée par des coups portés à une femme en état de vulnérabilité.Le procès en appel, dont le début est imminent, pourrait tout faire basculer : soit alourdir significativement la peine et envoyer un message fort contre les violences obstétricales, soit confirmer ou alléger la sanction initiale en tenant compte de l’état de nécessité invoqué par la défense. L’affaire continue de fracturer l’opinion entre ceux qui dénoncent une maltraitance inacceptable et ceux qui défendent un médecin confronté à une situation dramatique.
 
L’évolution de ce dossier judiciaire reste très attendue, tant elle dépasse le simple cas individuel pour toucher aux questions plus larges de la qualité des soins, du respect des patientes et de l’autorité médicale en RDC. La Cour d’appel de Kinshasa pourrait rendre un arrêt qui marquera durablement ce débat sensible.
 
Magloire Kibau / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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