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SPORT

L'actualité sportive de la semaine en RDC

Dans moins d’un mois, le football congolais vivra un moment décisif. Le mardi 20 mai 2026, à Kinshasa, l’Assemblée générale élective de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) se tiendra pour élire le nouveau président et le Comité exécutif qui dirigeront l’institution pour les prochaines années. Neuf candidats sont en lice pour succéder à Constant Omari, et ce sont seulement 68 électeurs qui auront la lourde responsabilité de les départager.
 
La Commission électorale de la FECOFA a clôturé tard dans la nuit du 21 avril 2026 la période de dépôt des candidatures. Neuf dossiers complets ont été enregistrés, chacun comprenant non seulement le candidat à la présidence, mais également une liste entière pour composer le futur Comité exécutif (vice-présidents, secrétaire général, trésorier et autres membres). Ces 68 électeurs, issus principalement des ligues provinciales, des clubs de la Linafoot (première et deuxième divisions) ainsi que d’autres membres statutaires, forment un collège électoral restreint et très influent. Dans ce système, le suffrage n’est pas universel : seuls les acteurs directs du football national participent au vote.
 
Parmi les neuf candidats figurent plusieurs noms connus du grand public et du milieu footballistique :
 
Aziz Makukula, ancien attaquant international congolais ayant brillé en Europe, notamment au Portugal, mise sur son expérience de joueur professionnel et son image moderne. Shabani Nonda, légende des Léopards et buteur historique, se présente avec un discours de rupture, promettant transparence, lutte contre la corruption et un véritable développement du football de base. Véron Mosengo-Omba, ancien Secrétaire général de la Confédération Africaine de Football (CAF), bénéficie d’une solide expérience internationale et apparaît comme l’un des favoris grâce à son réseau continental. D’autres prétendants comme Jean-Didier Masamba Malunga, Kevin Issa, Max Mayaka, Patrice-Rainier Mangenda, Bosco Mwehu et Jean-Claude Mukanya complètent cette liste, chacun apportant son parcours et ses promesses de réforme.
 
Ces élections interviennent dans un contexte difficile pour le football de la RDC. Les Léopards, équipe nationale masculine, peinent à retrouver leur rang sur la scène africaine et mondiale. Le championnat national (Linafoot) souffre de problèmes chroniques : organisation défaillante, difficultés financières, infrastructures obsolètes et irrégularités fréquentes. De nombreuses voix s’élèvent pour exiger une gouvernance plus professionnelle, une meilleure formation des jeunes talents, le développement du football féminin et une lutte ferme contre les pratiques douteuses qui gangrènent le milieu depuis des années.
 
La FIFA et la CAF suivront ce scrutin de très près, exigeant transparence et respect des statuts. Le report des élections, initialement prévues plus tôt, avait été décidé précisément pour permettre une meilleure préparation et éviter tout contentieux. Avec un collège électoral aussi réduit – seulement 68 votants –, le scrutin risque d’être particulièrement serré. Alliances de dernière minute, négociations de coulisses et équilibres régionaux (entre Kinshasa et les provinces, entre grands clubs et ligues locales) pourraient peser lourdement sur le résultat final. Des tensions et des contestations post-électorales ne sont pas à exclure, l’histoire de la FECOFA étant souvent marquée par des crises et des recours.Chaque candidat aura désormais quelques semaines pour mener campagne auprès de ces 68 électeurs. Les promesses tournent autour des mêmes axes : assainir la gestion financière de la fédération, moderniser les infrastructures, rendre le championnat plus attractif, soutenir les clubs et redonner aux Léopards leur prestige d’antan. Pour beaucoup d’observateurs, ces élections représentent bien plus qu’un simple changement de personnes à la tête de la FECOFA : elles constituent un tournant possible entre la continuité d’un système critiqué et une véritable rupture vers une gouvernance plus saine et performante.
 
Le 20 mai 2026, lorsque les 68 électeurs se prononceront, ce n’est pas seulement le nom d’un président qui sera choisi, mais l’orientation future de tout le football congolais. Un football riche d’un passé glorieux – deux titres de champion d’Afrique en 1968 et 1974 – mais qui aspire aujourd’hui à retrouver sa place parmi les grandes nations du continent.
 
La campagne s’annonce intense, les enjeux sont élevés, et toute la famille du football congolais attend avec impatience le verdict des urnes. Le nouveau dirigeant aura la tâche immense de redresser une institution souvent fragilisée et de redonner espoir à des millions de supporters qui rêvent de voir les Léopards rugir à nouveau sur les terrains africains et internationaux.
 
JCC Ngoy

 

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