Certains médias estiment que la RDC pourrait être disqualifiée pour violation de la nouvelle règle sur les changements des joueurs.

En effet, si le sélectionneur national Hector Cuper a effectué cinq changements lors de cette rencontre, comme le limite nouvelle règle de la FIFA dans ce contexte de Covid-19, il n'a pas respecté un détail.

Selon cette règle qui amende la loi 3, les équipes ont droit d'effectuer jusqu'à cinq changements, mais à trois séquences. Or, le technicien congolais a opéré ses changements en quatre séquences (Kayembe entré 63', Bakambu 74', Muleka 84' et Kayamba 90'). L'entrée de Kebano à la place de Kakuta ne peut être comptabilisée, car ayant intervenu à la mi-temps.

Elle n'arrête pas le jeu.

Eviter plusieurs arrêts de jeu est d'ailleurs l'objectif de ce détail de faire les changements en trois périodes.

La fédération béninoise peut-elle vraiment déposer une plainte, comme le suggèrent certains? La RDC peut-elle écoper d'une disqualification ? Reste à vérifier dans les prochaines heures. Mais d'emblée, deux grandes raisons plaident en faveur de la RDC.

La première : les changements sont toujours autorisés par le corps arbitral, en particulier le quatrième arbitre. Celui-ci avait la latitude de refuser le dernier changement des Léopards. Le fait de ne l'avoir pas fait suppose qu'il n'y voyait aucun inconvénient. Si jamais il a eu tort, l'éventuelle sanction pourrait le concerner et non la sélection congolaise.

La seconde raison est que Kayamba remplace Malango qui est sorti blessé. La loi 3 reste muette face à ce cas de force majeure. Mais dans une logique d'équité sportive, il est absurde d'admettre qu'une équipe termine la rencontre en infériorité numérique suite à une blessure, alors qu'elle a encore un changement à effectuer. Chaque règle ayant ses exceptions, surtout si l'arbitre a comptabilisé ce temps de changement pour les minutes additionnelles. Les Congolais peuvent donc se tranquilliser.

Socrate Nsimba / digitalcongo.net