
Le général Muhoozi Kainerugaba a publié une série de messages sur X (ex-Twitter) le 30 janvier 2026 (ou peu avant), accusant des responsables de l'ambassade américaine à Kampala d'avoir aidé l'opposant Bobi Wine (leader du parti National Unity Platform) à se cacher ou à "se kidnapper lui-même" en coordination avec l'ambassade.Il a annoncé la suspension de toute coopération entre l'UPDF et l'ambassade US, y compris les missions en Somalie (où l'Ouganda participe à l'ATMIS sous égide de l'ONU, avec un soutien logistique américain important).Ces posts ont été supprimés peu après, et Muhoozi a publié des excuses publiques, affirmant avoir été "mal informé" et regrettant les tensions causées avec les "amis américains".
Le sénateur Jim Risch (républicain de l'Idaho), président (chairman) de la Senate Foreign Relations Committee, a réagi fermement le 30 janvier 2026 via un message sur X et un communiqué.Il a qualifié les propos de Muhoozi de franchissement d'une "red line" (ligne rouge).Citation directe de Risch : « Commander @mkainerugaba has crossed a red line and now the U.S. must reevaluate its security partnership, which includes sanctions, and military cooperation with Uganda. The president's son, and likely successor, cannot just delete tweets and issue hollow apologies. The U.S. will not tolerate this level of instability and recklessness when American personnel, U.S. interests, and innocent lives in the region are at stake. »Il a rejeté les excuses comme "hollow" (creuses/insuffisantes) et appelé l'administration Trump à réévaluer le partenariat sécuritaire global avec l'Ouganda, incluant :Une possible imposition de sanctions (contre Muhoozi personnellement ou contre des entités ougandaises).
Une revue de la coopération militaire (entraînement, aide, exercices conjoints, soutien à l'UPDF).Une remise en cause plus large des relations bilatérales, en raison des risques pour le personnel américain, les intérêts US et la stabilité régionale (notamment en lien avec la Somalie et les Grands Lacs).Les tensions s'inscrivent dans un climat déjà tendu après les élections générales ougandaises de janvier 2026 (contestées, avec accusations de violences et répression contre l'opposition).L'Ouganda est un partenaire clé des États-Unis en Afrique de l'Est (lutte contre Al-Shabaab en Somalie, bases logistiques, aide militaire substantielle via AFRICOM).Muhoozi, souvent perçu comme dauphin potentiel de Museveni, est connu pour ses posts provocateurs sur les réseaux sociaux, ce qui a déjà causé des frictions diplomatiques par le passé.
La situation reste fluide, avec un potentiel impact sur l'aide américaine (plusieurs centaines de millions de dollars annuels) et la participation ougandaise aux opérations régionales. Aucune sanction n'a été annoncée à ce stade par l'exécutif américain, mais la pression du Sénat (surtout sous une majorité républicaine) pourrait accélérer une revue.
Magloire Kibau / RDC Nouvelles








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