Lundi  16 fevrier 2026 07:11
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

AFRIQUE

L'actualité de la semaine en Afrique

© Stringer, AFP | Le roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, à son arrivée au grand stade de Durban, lundi 20 avril.

AFRIQUE DU SUD

Lundi, au cours d’un meeting à Durban, le roi des Zoulous a réfuté toute responsabilité dans les violences xénophobes qui secouent l’Afrique du Sud. Le 23 mars, il avait appelé les étrangers à "faire leurs bagages et partir".

Sa réaction était attendue, il l’a exprimée dans le grand stade de Durban devant plusieurs milliers de personnes. Le roi des Zoulous, Goodwill Zwelithini, accusé d'avoir provoqué une vague de violences xénophobes en Afrique du Sud, a rejeté lundi 20 avril toute responsabilité dans ces incidents qui ont fait au moins sept morts et des milliers de déplacés en à peine 15 jours.

"Tous les gens qui m'écoutaient à Pongolo (le 23 mars, NDLR) comprennent bien le zoulou (...). On a donné au public une version déformée et mal interprétée de mon discours", a-t-il déclaré – toujours en zoulou – au cours d'un meeting dans le grand stade de Durban (est), la métropole du pays zoulou. Les médias avaient alors rapporté qu'il avait appelé les étrangers à "faire leurs bagages et quitter" le pays. "Mon discours à Pongolo était destiné à la police, appelant à une meilleure application de la loi" afin de lutter contre la criminalité et l'immigration illégale, a assuré Goodwill Zwelithini, qui était habillé à l'occidentale.

{youtube}P4rhp8lxGu0{/youtube}

Le roi zoulou n'a, dit-il, jamais ordonné à ses quelque 12 millions de sujets (plus de 22 % de la population sud-africaine) d'attaquer des étrangers. "Si j'avais dit ça, il ne resterait plus rien !" "Cette violence est destinée à diviser les Africains et à nous dresser les uns contre les autres (…) Cette violence envers nos frères et sœurs est une honte. (...) Protégeons nos frères et sœurs africains", a-t-il lancé aux côtés des responsables politiques de la région.

Message de fermeté du gouvernement sud-africain

Le calme semblait revenu lundi dans la nation arc-en-ciel, notamment dans les agglomérations de Durban et de Johannesburg, particulièrement touchées. Dimanche, le gouvernement sud-africain a envoyé "un avertissement sérieux" aux auteurs des violences xénophobes. "Nous vous trouverons et vous aurez à affronter la loi dans toute sa rigueur", a lancé le ministre de l'Intérieur Malusi Gigaba, lors d'une conférence de presse retransmise en direct par la télévision dimanche matin. "Il est temps pour l'Afrique du Sud de se dresser, unie, pour endiguer la vague de violence (...) et les actes qui menacent de plonger notre pays dans l'anarchie", a poursuivi le ministre. "La priorité est de restaurer la paix et l'ordre", a-t-il dit.

Accusé de passivité aux premiers jours des incidents, le président Jacob Zuma a tenté de reprendre la main : il a finalement annulé samedi un voyage de plusieurs jours en Indonésie, et s'est rendu dans la soirée à Durban pour y rencontrer des étrangers regroupés dans un camp après avoir fui leurs quartiers pour échapper aux agressions. Il les a enjoints à rester en Afrique du Sud, mais l'accueil a été globalement hostile. "Trop tard, trop tard !", "Rentre chez toi, rentre chez toi !", lui a crié la foule.

Certains n’ont peut-être pas oublié qu’en janvier, le président sud-africain déclarait encore : "Les étrangers ne peuvent pas être propriétaires de nos terres." Et que début avril – soit après les propos controversés du roi des Zoulous –, l’un de ses fils, Edward Zuma, brandissait la peur d’un "coup d’État" fomenté par les étrangers résidant en Afrique du Sud.

Avec AFP

 

Application de CComment' target='_blank'>CComment

Info en Direct


search

À la une

les plus lus

Un "pasteur "sud-africain fait manger des serpents vivants à ses fidèles

Un "pasteur "sud-africain fait manger des serpents vivants à ses fidèles

Angola: raid contre la secte de Kalupeteka

Angola: raid contre la secte de Kalupeteka

Burundi : remous à Bujumbura

Burundi : remous à Bujumbura

PUBLICITÉ

  • RDC annonces
    RDC annonces
  • RDC emploi
    RDC emploi
  • RDC immo
    RDC immo

La revue de presse

10 February 2026
La revue de la Presse du 10 février 2026

Les crimes oubliés en RDC

Le Panafricaniste Kemi Seba parle du criminel Kagame et de la RDC

SUIVEZ-NOUS

Facebook
Twitter
Google plus
Youtube

RDCN sous tous les formats

Iphone,Ipad et Android

Copyright ©2014-2017 RDC Nouvelles | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom