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Les entreprises forestières en zone tropicale peuvent tirer des bénéfices considérables de la certification FSC (Forest Stewardship Council), indique un rapport du Fonds mondial pour la nature (WWF) parvenu dimanche à l’ACP. Selon ce rapport, les entreprises engagées sur la voie de la certification ont eu un gain supplémentaire de 1,80 dollars américains pour chaque mètre cube de bois rond ou équivalent certifié FSC vendu.
La valeur actuelle nette (VAN) de l’investissement pour poursuivre la certification FSC, révèle l’étude, est en moyenne de 6,69 dollars américains par mètre cube de bois rond ou équivalent. Elle démontre ainsi une forte rentabilité positive globale de la décision de poursuivre la FSC. Ces résultats, explique le rapport, ont été atteints grâce à des primes sur les prix de vente des produits certifiés, à une efficacité accrue des opérations forestières et grâce à d’autres avantages financiers.
En moyenne, il a fallu six ans aux entreprises étudiées pour atteindre le seuil de rentabilité de leur investissement pour la certification FSC. La recherche, précise le communiqué, a été menée auprès d’un groupe d’opérateurs forestiers dans onze (11) entreprises dans 7 pays, y compris auprès d’une entreprise dans le bassin du Congo (Cameroun).
Les données financières ont été recueillies principalement, lors d’entrevues directes avec la direction des entreprises, ainsi que lors d’examens des rapports financiers, des rapports d’audit et d’autres documents justificatifs. Le coordonnateur régional au Programme Forêt du WWF en Afrique centrale, Belmond Tchoumba a souligné que les résultats de ce rapport montrent que les coûts d’investissement pour s’engager dans un processus de certification FSC peuvent être considérables pour les opérateurs forestiers tropicaux et que la certification reste avantageuse.
Les concessions forestières certifiées FSC couvrent une superficie de 5,4 millions d’hectares dans le bassin du Congo-l’équivalent d’environ 10% de la superficie allouée aux concessions d’exploitation forestière dans la région, précise-t-on.
ACP/ZNG/JGD
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Le vieillissement des infrastructures routières est parmi les causes de la dégradation de la voirie urbaine à Kinshasa, a affirmé le ministre provincial du Plan, Budget, Travaux publics et Infrastructures, Robert Luzolanu lors de son éclaircissement vendredi au collège Boboto dans la commune de Gombe, à une question orale du député provincial, Henri Itoka Bimbakila sur l’état de la voirie de la commune de Masina.
Selon le ministre, la plupart d’infrastructures routières, âgées actuellement d’environ 35 ans dans la capitale remontent à l’époque coloniale. Pourtant, a-t-il expliqué, l’âge moyen de durée d’une route est de 15 ans.
Ainsi donc, a-t-il souligné, 35 ans après, il est normal que les routes non réhabilitées présentent l’état dégradant que l’opinion déplore actuellement. M. Luzolanu a situé ce vieillissement d’infrastructures parmi les raisons d’ordre techniques contribuant à la détérioration de la voirie urbaine.
L’augmentation de trafic, soit 40 à 50.000 véhicules par jour, la baisse du taux d’infiltration des eaux, les constructions anarchiques sur les caniveaux, la transformation désordonnée des cours d’eau, les coupures intempestives des chaussées et la brulure sur la chaussée sont également les raisons à la base du mauvais état actuel de la voirie à Kinshasa, a soutenu le ministre.
A en croire celui–ci, la ville de Kinshasa produit quotidiennement 7.000 tonnes des déchets dont seulement 1.500 sont évacués, les restes étant jetés par la population, soit dans les caniveaux, soit encore dans les cours d’eaux, obstruant ainsi l’écoulement normal des eaux dans des caniveaux.
Causes institutionnelles de l’état de la voirie
Parmi les causes institutionnelles de l’état de la voirie urbaine, M. Luzolanu a noté l’absence de coordination entre les ministères ou services censés participer à l’aménagement de la capitale, notamment l’environnement, les travaux publics, les affaires foncières et l’assainissement.
Il y a également pour la ville de Kinshasa, l’existence de deux commissions de délivrance des autorisations de construire, l’une sous tutelle du gouvernement central et l’autre contrôlée par l’exécutif urbain. Ce qui ne facilite pas le suivi normal du plan d’aménagement de Kinshasa, a laissé entendre le ministre.
Il a retenu les raisons d’ordre financier parmi les trois causes de cette situation dans la ville. La modicité et l’irrégularité des fonds d’investissement alloués à la ville par le gouvernement central, soit 27% affectés à la voirie urbaine, ne facilitent pas les travaux de voirie à Kinshasa, a illustré le ministre. Ce dernier a également relevé la faible participation des habitants de Kinshasa au budget de la ville, soit 12$ américains par habitant, contre une moyenne africaine d’environ 50$ américains par habitant par ville.
Répondant spécifiquement à l’auteur de la question orale sur l’état de la voirie dans la commune de Masina, le ministre a fait savoir que le gouvernement provincial y apporte beaucoup des moyens dans ce secteur. Il a cité en exemple, les prochaines interventions de l’exécutif urbain sur l’avenue Matankumu et l’aménagement de deux passerelles sur la rivière Mokali sur fonds de l’association internationale des maires francophones (AIMF) où les travaux de curage amorcés, selon lui, sont aux arrêts à cause notamment des constructions anarchiques au bord de la rivière.
Le ministre a rappelé qu’à l’accession du pays à l’indépendance le 30 juin 1960, Kinshasa avait 400.000 habitants et actuellement elle compte près de 12.000.000 d’habitants.
Le ministre a aussi donné les explications a propos des travaux de l’avenue Pelende, Kulumba et autres. Une vingtaine des préoccupations ont été soulevées par les députés provinciaux à l’issue de l’exposé du ministre. Il répondra à toutes ces questions mercredi prochain.
ACP/ZNG/Wet
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Le président de l’Association des consommateurs des produits vivriers (ASCOVI), Patrice Musoko Mbuyi a, dans un entretien avec l’ACP jeudi à Kinshasa, invité les consommateurs congolais à s’abstenir de manger la viande des poulets de chair en provenance de la Turquie jusqu’à nouvel ordre.
Patrice Musoko a précisé que dans une correspondance datée du 29 mai 2015 adressée au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la RDC, l’ambassade de la République de Turquie en RDC signale que le ministère de l’Alimentation, de l’agriculture et de l’élevage de son pays a identifié une cargaison de viande de volaille destinée à la RDC comme potentiellement infectée par le virus de la grippe aviaire.
Il s’agit, selon la source, d’un lot de 25.100 kg de viande exportée par la société turque Okan Tavukçuluk, basée en France.
Patrice Mukoko fait savoir que la même correspondance souligne que suite à l’abattage desdites volailles entre le 8 et le 10 mai 2015, la Direction départementale de l’alimentation, de l’agriculture et de l’élevage du même pays avait délivré un certificat sanitaire pour l’exportation portant le numéro 4515428 et daté du 14 mai de cette année.
La source note que des échantillons prélevés lors d’un contrôle dans la société précitée ont été subséquemment testé positifs pour le virus de la grippe aviaire et que la direction départementale avait alors immédiatement ordonné un rappel desdits produits strictement de la société dont il s’agit, mais a été informée que le lot en question avait déjà quitté la Turquie pour la RDC.
Le président de l’ASCOVI souligne que, dans la même correspondance, les autorités turques demandent donc aux autorités congolaises de refuser l’entrée sur le sol congolais de ladite cargaison en vue de préserver la santé humaine et animale.
ACP/Zng/Ndom/Fmb
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Le Congolais Kalaa Mpinga a été poussé à quitter la direction de l'entreprise minière Mwana Africa, en raison de désaccords avec ses actionnaires chinois. Il est revenu, pour "Jeune Afrique", sur les dessous de ce départ.
Au terme de plus d’une année de dissensions entre Kalaa Mpinga, le fondateur du groupe minier Mwana Africa, et ses actionnaires chinois, le Congolais quitte la direction de l’entreprise, active dans le diamant, l’or et le nickel en RD Congo, au Zimbabwe et en Afrique du Sud.
Sa décision fait suite au vote de défiance orchestré par les Chinois lors d’une assemblée générale extraordinaire convoquée le 8 juin à Londres. « J’ai tenté de me battre pour garder l’indépendance du groupe et son développement en Afrique, mais nous n’étions plus sur la longueur d’onde avec les actionnaires chinois », confie Kalaa Mpinga, joint par Jeune Afrique le 10 juin à Londres, où Mwana Africa, coté sur le marché alternatif (AIM), a subi une chute de sa capitalisation boursière de 85 % en cinq ans, suite à la baisse des cours miniers et aux inquiétudes des investisseurs sur le Zimbabwe et la RD Congo.
China International Mining Group Corporation (CIMGC) était venu à la rescousse de l’entreprise en 2013, prenant 21 % des parts du groupe en échange d’argent frais et y amenant d’autres investisseurs de l’empire du Milieu, notamment l’industriel Yat Hoi Ning, détenteur de 7,6 % des parts de Mwana Africa.
« Contrairement à ce qui a été dit dans le journal britannique The Times, mon départ n’est pas lié à des problèmes de gouvernance. Il n’a d’ailleurs pas été demandé ni approuvé par les institutionnels et les investisseurs privés occidentaux attentifs à ces questions, mais uniquement par les actionnaires Chinois, qui ont voté contre moi en raison de leur différend stratégique avec moi », tient-il à préciser.
« Siniser »
« CIMGC et ses alliés ont voulu tout ‘siniser‘, privilégiant sur nos projets africains des sous-traitants de chez eux aux sociétés locales, et des coentreprises avec des partenaires de l’empire du milieu, notamment au Katanga en RDC dans le cuivre , où ils n’ont absolument rien apporté pour développer nos activités d’exploration », regrette Kalaa Mpinga, qui, avec ses associés africains, détient encore 9 % des parts de Mwana Africa.
« On m’a proposé de rester administrateur de l’entreprise, mais je ne le souhaite pas. Nous sommes en train de négocier ma sortie du capital », indique cet ancien d’AngloAmerican, l’une des rares figures africaines francophones du secteur minier, qui va devoir se chercher ailleurs de nouveaux défis.
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Une mesure de près de 3 Kg de maïs-graines communément appelée « meka » se négocie actuellement à 1.400 FC au lieu de 800 FC sur le marché de la ville de Kananga, au chef-lieu du Kasaï-Central, a constaté l’ACP jeudi sur place.
Cette hausse est consécutive à la rareté observée sur le marché en raison des difficultés d’approvisionnement de cette denrée alimentaires par la voie ferrée de la SNCC (Société Nationale des Chemins de fer du Congo) dans des centres de production de Mweka et Ilebo aux lieux de consommation.
L’approvisionnement de la ville de Kananga au moyen des vélos par des colporteurs communément appelés « bayanda » est jugé insuffisant face à l’ampleur de la demande.
Cette hausse, reconnait-on, intervient en pleine période d’abondance de maïs-graines.
ACP/Zng/Ndom/Fmb
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