Depuis quelques jours, les prix de denrées alimentaires, notamment le maïs, le riz, sucre, haricot, cossettes de manioc, huile végétale principaux aliments de base des populations de Kinshasa, connaissent une hausse de prix à travers les différents marchés de la ville. Du Grand marché de la Gombe, en passant par le marché Gambela à Kasa-Vubu et par ricochet celui de Zigita dans la commune de Kinshasa, ces produits agricoles ont augmenté de prix d’une moyenne de 15%.
C’est le constat particulier de Madame Pauline, venue s’approvisionner au marché Gambela de Kasa-Vubu. Pour elle, ces variations de prix des produits de première nécessité ne permettent d’acheter la moitié de ce qui a été prévu. Les causes sont multiples. ‘’Il faut renforcer la politique agricole qui est à la base de l’insécurité alimentaire’’.
Le sac de farine (semoule) de 25 kg se négocie maintenant à 25.000 Francs congolais. Alors que ce même produit, pour la même quantité, coûtait 22.000 FC. Le prix du bidon de 5l d’huile de palme est passé de 5000 Fc à 6000 FC.
Le sac de riz de 25 kg coûte 26500 Fc contre 23000Fc il y a quelque temps. Un bol (sakombi) de haricot est passé de 900 Fc à 1200 Fc, celui de sel de cuisine de 900 à 1100 Fc. Les pieds brûlent au marché. Les ménagères font le tour du marché avec espoir de trouver un étalage où elles peuvent faire la moyenne de prévision.
Selon les consommateurs, ces prix ne resteront pas constants. Ils vont encore augmenter jusqu’à la nouvelle récolte insuffisante des produits agricoles pour nourrir la population.
L’idée du soutien à l’intensification de la production agricole nationale, que fondent les analystes, repose sur l’hypothèse qu’un meilleur accès aux intrants augmentera la production qui, à son tour, fera baisser les prix. Pour faire face à la hausse des prix sur le marché, au moment où le cuivre est en impasse d’être acheté sur le marché mondial et faciliter l’importation, la plupart des analystes invoquent l'objectif d’autosuffisance alimentaire afin de réduire la dépendance aux importations. L’objectif est de faire baisser les prix.
La question suivante a été posée à Abdurazak Mukenge : « Quelles solutions préconisez-vous pour sortir de ce cycle inquiétant de production agricole ? » Sa réponse a été sans équivoque : « La solution est toute simple : il faut promouvoir la production et la consommation des produits du terroir. Tout un programme politique qui nécessite la redéfinition de notre politique agricole et notre politique de consommation ».
En effet, la RDC ne sécurisera jamais ces populations si elles sont nourries par les autres. Le cas du Katanga est patent, la grande quantité de farine provient de la Zambie. Elle perd du jour en jour et au rythme des importations notre souveraineté alimentaire. Pour inverser cette situation qui fait dire de la RDC qu’elle est «un pays riche très affamé», elle doit produire ce qu’on consomme localement. ‘’Produire ce que la RDC consomme résout plusieurs autres problèmes de notre société : le chômage, l’exode rurale, la délinquance, etc.’’, explique Abdurazak.
Prioriser l’agriculture
Ce qui est souhaitable dans le programme gouvernemental, est qu’il faudrait pour le budget 2017 mettre l’accent particulièrement sur la priorité à accorder à l’agriculture. Il observe que les 70 millions de Congolais ont droit à une assurance vie qui leur soit garantie du côté alimentaire. Malheureusement, l’âme du Congolais est tenue suspendue en haleine pour une survie incertaine, consécutive à la précarité alimentaire ou à une dépendance très déprimante en matière agricole.
Les Congolais, si le gouvernement le veut, peuvent se nourrir suffisamment des produits de leurs terres, lacs, fleuve et rivière à moins chère. L’Etat doit mettre en branle des politiques de désaliénation, surtout en ce qui concerne la souveraineté ou la légitimité liées à la nourriture.
L’on devrait, c’est le cas de le dire, affranchir la population de la dépendance alimentaire. Il n’y a pas vraiment de raisons, pour la Rdc, soit fragilisée à cause de la précarité alimentaire dont souffrent les habitants de certains centres urbanisés.
Que faire ? Il faut cultiver et produire, de manière à couvrir les besoins de la population. « Je ne parle pas de culture de subsistance. Il faut une culture mécanisée, industrielle. Notre pays connaît une croissance démographique disproportionnée par rapport aux moyens de survivance », indique-t-il.
Peter Tshibangu/La Prospérité
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Le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et de la Classe moyenne, PME & CM en sigle, a inauguré le 10 août 2015, le pavillon 17 de la Foire internationale de Kinshasa. Selon Bongo Nkoy, le pavillon inauguré servira aux Petites et Moyennes Entreprises d’exposer leurs biens et services tout au long de cette édition foraine 2015.
Dans son discours inaugural, le Ministre des PME, Bongo Nkoy, a fait savoir les trois objectifs assignés au secteur des PME. Il s’agit, entre autres, d’exposition des PME, de faire connaître leurs produits et de nouer d’importantes relations d’affaires en vue d’une éventuelle promotion de partenariat. Cet espace, poursuit-il, dans son allocution, est considéré comme un cadre de discussion sur les informations commerciales, industrielles, technologiques, financières et professionnelles. Il a considéré que ces échanges aideront les PME à bien conduire le réseau d’échange à l’intérieur de la filière. Cependant, il a recommandé aux exposants des PME de faire de cette 25ème édition un moteur de la croissance économique, d’une part, et de l’autre, requérir le renforcement de capacité commerciale.
Par ailleurs, il a rappelé la proposition d’initier des actions concentrées, maitrisées dans les méthodes nationales et internationales de production et de distribution. Pour y parvenir, le Ministre Bongo Nkoy a indiqué que ces actions exigent des PME un soutien, ainsi que la dynamique participative pour qu’ensemble les PME puissent contribuer aux renforcements de performance du pays. Cette performance, dit-il, doit commencer par la création d’emplois, en passant par la production de l’entreprise et, enfin, chuter à la consolidation de la classe moyenne. Parmi les exposants des PME, on compte l’Office de promotion des petites et moyennes entreprises congolaises (OPEC), la Chambre de commerce, l’Association des techniciens congolais, le Secrétariat général des PME et des artistes.
Cédric Beya
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Le gouverneur de la Province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a estimé à 11 milliards de dollars américains les besoins de sa juridiction pour financer 16 projets de développement à réaliser dans les 10 prochaines années en vue d’améliorer le bien-être de ses administrés.
Cette projection a été faite au cours de la cérémonie de clôture samedi 06 juin des travaux de la 2ème Edition du forum économique de cette province qui a regroupé à Goma, du 02au 06 juin 2016, les operateurs politiques, les délégués de la société civile et les hommes d’affaires congolais et étrangers venus de quatre coins du monde afin de plancher sur les possibilités de booster le développement du Nord-Kivu grâce à la paix qui s’y recouvre progressivement. «Il nous faudra, entre 2015 et 2025, mobiliser près de 11 milliards de dollars américains pour rencontrer les attentes de notre population. Les restitutions des carrefours et les résolutions prises avec les débats et exposés doivent nous y aider, surtout qu’ils constituent une sorte de feuille de route sur le plan économique et social», a déclaré le Gouverneur du Nord-Kivu.
Fort des résolutions issues de ces assises, Julien Paluku Kahongya s’est dit convaincu que les filles et les fils du Nord-Kivu sont actuellement en droit d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire afin de réaliser la relance économique de la province, avant d’inviter les investisseurs à s’intéresser au Nord-Kivu dans le cadre du partenariat-public-privé, les mesures étant prises consolider pour sécurité.
De son coté et au nom des ses pairs, Marcellin Cishambo Ruboya, gouverneur de la province voisine du Sud-Kivu en a appelé à plus de cohésion inter provinciale, avant de fustiger la prolifération des groupes armés à la base du ralentissement des efforts de développement. Le Gouverneur Cishambo a aussi émis le vœu de voir être mise sur pied une société interprovinciale pour l’exploitation du gaz méthane enfoui dans les eaux communes du lac Kivu.
La deuxième édition du forum économique du Nord-Kivu s’est tenue sous le thème «Paix, amélioration du climat des affaires et relance économique» dans les perspectives de recenser les potentialités que regorgent cette province et identifier les axes prioritaires d’investissement à travers des projets bancables.
ACP/Fng/JGD
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La compagnie minière Tenke Fugurume Mining (TFM) a ouvert la deuxième édition du Salon d’affaires, samedi 18 juillet, dans la cité de Fungurumé, à plus de 180 Km de Lubumbashi (Haut-Katanga). Le chargé de communication de cette entreprise minière a indiqué que ce forum a pour mission entre autres, de promouvoir les petites et moyennes entreprises.
Ce salon d’affaires offre également l’opportunité aux entreprises de se connaitre, d’échanger et créer des opportunités d’affaires fructueuses.
Elles [entreprises] sont près de nonante entreprises qui exposent à ce salon d’affaires. Elles viennent des tous les secteurs de développement notamment des mines, de l’énergie, de l’agriculture et du transport.
Ce salon d’affaires compte également mettre en place une plate-forme d’échanges d’expériences entre entreprises tout en leur permettant de vendre leurs différents produits, indique le chargé de communication à TFM.
Dans les stands de ce salon d’affaires, il y a des matériaux de constructions, le charroi automobile, l’énergie solaire, la nourriture et autres choses.
Ce salon connait la participation des entreprises du Katanga et de nombreux investisseurs, venus du Congo, de l’Afrique Centrale et même de l’Europe.
Ce salon d’affaires a été ouvert deux mois après que Moïse K0atumbi alors gouverneur du Katanga avait lancé la deuxième édition de Katanga Business Meeting, à Lubumbashi.
A l’occasion, il avait exhorté les groupes miniers étrangers à investir davantage au Katanga.
Avec Radio Okapi
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M. Runiga Providence, président des opérateurs économiques du secteur pétrolier du Nord-Kivu (OPENOKI), a déclaré mardi, au nom de cette association, être partiellement satisfait de la décision du ministre national de l’Économie, Bahati Lukwebo, relative à la suppression de la nouvelle taxation de ce produit, prise le mois de janvier dernier.
Il l’a dit à l’issue de la réunion avec M. Bahati, à la quelle a pris part le gouverneur de la province du Nord-Kivu Julien Paluku. Cette rencontre a porté sur l’examen de la nouvelle taxation en vue de trouver des solutions apaisées pour mettre fin à la grève déclenchée par les opérateurs pétroliers. Le gouvernement avait majoré le prix de 40.000 m3 du carburant qui était fixé à 16000 FC congolais à 26000 FC congolais.
Sa suppression par contre remet le prix d’avant, c’est-à-dire les 16.000 FC. Selon M. Runiga, la grève est levée, mais ils resteront en pourparler avec les techniciens qui ont accompagné le ministre en vue de chercher des suggestions à faire au Premier ministre, chef du gouvernement national, visant à baisser encore ce prix au diapason des pays concourants, notamment ceux de l’Est.
ACP/ZNG/Ndom/FMB.
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Au marché central de Kinshasa, un sachet de sucre de 5 kg est passé de 5000 FC la semaine passée à 5.500 FC ; un sac de riz de 25 kg de 21.000 FC à 28.500 FC ; un bidon d’huile de 5 litres revient à 10.600 FC alors qu’il était à 8.900 FC la semaine passée.
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