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Congo Airways, la nouvelle compagnie nationale de la République démocratique du Congo (RDC), dont le vol inaugural va s’effectuer fin août 2015 à partir de l’aéroport d international de-N’Djili va obtenir ses deux premiers aéronefs en début de mois d’août 2015.
Il s’agit de deux airbus A320, a indiqué un responsable de la compagnie Air France. Les deux Airbus A320 âgés de sept à huit ans, acquis en crédit-bail auprès de l’italien Alitalia, sont estimés pour environ 50 millions de dollars, soit dix fois moins que des appareils neufs au prix catalogue.
En accord avec Air France-KLM, via Air France Consulting, pour le lancement de la compagnie initialement attendu à fin 2014, le plan de vol prévoit un déploiement sur huit aéroports domestiques puis quatorze les trois années à venir pour couvrir un territoire 4 fois plus vaste que la France. Un premier test avant de lancer des lignes inter-Etats sur le continent.
Congo Airways, qui succède à la défunte compagnie publique LAC (Lignes Aériennes du Congo) tombée en faillite en 2003, vient apporter une garantie de fiabilité et une alternative sécuritaire dans le paysage aérien de la RDC.
Depuis 2007, 65 crashes ont coûté la vie à au moins 210 passagers et membres d’équipage dans le pays. Et La dernière liste noire de compagnies aériennes interdites de vol dans l’Union européenne a indexé une quarantaine de transporteurs aériens congolais.
Une fierté nationale
Au mois d’août 2013 ; le ministre congolais des Transports et des Voies de communication, Justin Kalumba Mwana Ngongo a annoncé qu’une nouvelle compagnie aérienne allait être créée en République démocratique du Congo (RDC). Cette compagnie aérienne devait remplacer les Lignes aériennes congolaises (LAC) qui est tombée en faillite depuis une dizaines d’années.
Dans cette perspective, le gouvernement du Premier ministre Matata Ponyo a consulté plusieurs transporteurs mondiaux à propos de la création d’une compagnie aérienne nationale congolaise. L’objectif visé était de créer une grande compagnie aérienne nationale qui disposerait d’une flotte d’une dizaine d’avions et d’un personnel qualifié.
» Et pourquoi la RD Congo n’aurait t-il pas son propre pavillon national « , s’est interrogé le premier ministre congolais au cours d’une conférence de presse.
Le gouvernement congolais a consulté plusieurs transporteurs mondiaux en vue de la création d’une nouvelle compagnie aérienne.
Les experts du gouvernement congolais ont rencontré des représentants de Brussels Airlines, de Air France, de Turkish Airlines, de Kenya Airways et d’Ethiopian Airlines. Finalement les autorités congolaises ont jeté leur dévolu sur Air France pour bénéficier de son experise dans la création de Congo Airways.
Assainir le secteur de l’aviation civile en RDC
En cherchant à créer une nouvelle compagnie aérienne en RDC, le gouvernement congolais entend surtout apporter sa contribution à l’assainissement du secteur de l’aviation civile congolaise composé en majorité des compagnies aériennes qui figurent sur la liste noire des compagnies aériennes interdites de voler dans l’espace aérien de l’Union européenne. En outre, le secteur aérien en République démocratique du Congo est caractérisé par une fréquence élevé de crashes aériens dont les plus dramatiques et spectaculaires restent le crash d’un avion Antonov 22 sur le marché Type K, le 6 janvier 1996, plus de 2000 morts ; le crash du boeing de la compagnie Hewa Bora à l’aéroport de Kisangani, le 8 juillet 2011 (plus de 90 morts), le crash d’un DC 8 de Hewa Bora sur le marché de Birere à Goma , (plus de 120 morts) le crash d’un avion de Air Kasaï à l’aéroport de Goma, 10 morts ; le crash d’un avion de la compagnie Filair à Bandundu suite à la sortie à bord d’un crocodile transporté par un passager, sans oublier d’autres incidents enregistrés dans l’espace aérien congolais.
Lors des assises nationales sur le transport aérien organisées à Kinshasa en avril 2013, les participants ont reconnu les grandes défaillances observées dans le secteur du transport aérien en République démocratique du Congo. Parmi ces défaillances figurent, la vétusté des appareils, le manque d’entretien des aéronefs qui pour la plupart datent des années 50,60 et 70, l’absence des formations de jeunes pilotes et co-pilotes et personnel de bord, le manque d’équipements aéroportuaires tels que les véhicules anti incendie dans plusieurs aéroports, la détérioration des pistes d’atterrissage, le surcharge
Les recommandations de ces assises nationales sur le transport aérien figurait notamment la nécessité pour le gouvernement congolais de créer une nouvelle compagnie aérienne nationale, à l’image de la RDC qui se reconstruit. Ils ont rappelé qu’en quarante ans d’existence, la défunte compagnie aérienne Air Zaïre n’a connu aucun crash aérien !!! et Cette compagnie fleuron de la nation congolaise faisait la fierté de la République Zaïre. Elle était même un attribut de la souveraineté nationale.
Luc-Roger Mbala Bemba / l observateur
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La Chambre de commerce de la République démocratique du Congo a transmis une lettre au ministre des Finances dans laquelle elle pointe la dégradation du climat des affaires notamment au Katanga.
Le courrier qu‘évoque par l’agence de presse Reuters accuse l’administration des douanes d’avoir récolté quelque 300 millions de dollars de taxes auprès des entreprises minières. Elle les accuse d’avoir importé frauduleusement de l‘électricité et d’avoir produit de fausses déclarations. Une position qui fait bondir la Chambre de commerce qui fait remarquer en passant que l’entreprise publique en charge de la fourniture de l‘énergie électrique elle-même importe l‘électricité (entre autres de la Zambie) qu’elle revend ensuite.
Pour obliger les entreprises à payer les « sommes injustement demandées » poursuit en somme le courrier, les douanes utilisent des stratagèmes maladroits allant jusqu‘à saisir les biens des entreprises concernées afin qu’elles capitulent et qu’elles règlent ces pénalités.
Cette sortie de la Chambre de commerce n’est pas pour rassurer les investisseurs qui considèrent déjà la République démocratique du Congo comme un pays à risque. Le gouvernement s’est pourtant engagé à progresser dans le classement Doing Business, qui identifie la perception qu’ont les milieux d’affaires du climat des affaires dans un pays ou une région donnée. Le Congo végète à la 184 place sur les 190 étudiés à la lecture de la dernière édition.
La situation pourrait d’ailleurs s’empirer, craignent les entreprises minières qui redoutent la révision du Code minier adopté en 2002. La nouvelle version du texte devrait précisément augmenter les redevances dues à l‘état et les autres taxes liées aux secteurs. La proposition de loi est portée par le ministre des Mines Martin Kabwelulu, son passage devant les parlementaires ce 2 juin a été retardé par des questions de quorum.
Avec Africa News
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La ville de Goma a un volcan qui crache du feu, le Nyiragongo, mais il ne fait pas que des malheurs sur son passage. Un opérateur économique a eu l'idée d'extraire des pierres de lave volcanique et en faire du ciment. Un exploit pour l'économie de la province du Nord-Kivu.
C'est sous les pieds du volcan sur une petite colline dans la bourgade de Kanyaruchinya que se trouve le carré minier de la cimenterie.
Sur place l'on extrait les pierres de lave volcanique pour en faire du ciment.
L'ambition de l'entreprise ''Nyiragongo'' qui a pris le nom du volcan est d'être un opérateur cimentier reconnu dans un secteur aussi stratégique pour le développement, un acteur professionnel et compétitif diversifiant l'offre. C'est l'idée qu'a eu Tana Twagira opérateur économique et propriétaire de l'usine.
''Des analystes ont étudié les pierres volcaniques et m'ont prouvé comment on peut transformer la lave en ciment en utilisant 25% des pierres. Cela m'a poussé à faire une usine de production de ciment. A 4 kilomètres d'ici nous avons une carrière de Polozane ce qui veut dire lave volcanique'', a-t-il déclaré.

Les pierres de lave volcanique sont transformées en ciment.
La politique de l'entreprise est fondée sur la production, la commercialisation et le développement des matériaux et des services innovants pour ses clients.
''C'est une fierté d'avoir du ciment produit au Congo. On était habitué à consommer du ciment qui venait de l'étranger, de l'Ouganda, du Kenya même de la Tanzanie mais aujourd'hui nous sommes fières d'avoir du ciment produit localement avec notre pierre de lave'', témoigne Thomas un consommateur du ciment de Nyiragongo.
Selon lui, le prix est bas mais pas très bas par rapport au ciment importé.
''Mais si on peut épargner 1 dollar et demie sur un sac de ciment et qu'on en utilise 100 ou 1500 sur un chantier vous voyez le gain que l'on fait'', ajoute-t-il.
L'usine de ciment ''Made in Goma'' qui produit environ 50 tonnes soit 1000 sacs de ciment par jour séduit déjà les acheteurs locaux.
Mais cette production est loin de couvrir les besoins nationaux.
L'usine ne produit qu'environ 50 tonnes soit 1000 sacs de ciment par jour.
Ainsi Tana Twagira compte doubler la production d'ici l'année prochaine
''On est à 50 tonnes par jour mais c'est une petite unité de production. A mi-mai-Avril on peut aller à 500 tonnes. D'autant plus nous avons le soutien total du gouvernement. Cela fait un mois qu'on vient de commencer aussi à Bukavu dans le Sud-Kivu. Le ciment importé est à 17 dollar et moi je suis à 15. On est moins chère et la qualité est très bonne. Dès qu'on produit beaucoup on va réduire le prix'', indique-t-il.
Avec une forte demande sur le marché, l’usine de production de ciment à partir de la lave volcanique pourrait créer la concurrence dans le secteur du bâtiment dans l'est du Congo.
Avec BBC
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Souvenirs douloureux des travaux forcés et des brimades, mais aussi nostalgie d'une prospérité perdue s'entrechoquent à Lusanga, ancien foyer de l'empire disparu de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever en République démocratique du Congo.
De l’ex-Leverville, à environ 570 km à l’est de Kinshasa, subsistent aujourd’hui des vestiges de villas envahis par des herbes hautes, des bureaux abandonnés, et des usines en ruine.
La cité est apparue après l’attribution, en 1911, dans ce qui était alors le Congo belge, d’immenses concessions de forêts de palmiers sauvages Elaeis à l’entrepreneur anglais William Lever, dont la société Lever Brothers donnera naissance moins de deux décennies plus tard à Unilever, aujourd’hui mastodonte international de l’industrie agroalimentaire et cosmétique.
Si l’entreprise qui « commença à fabriquer du savon à échelle industrielle (…) a pu se développer pour devenir la multinationale Unilever, elle le doit en partie au Congo », rappelle l’historien belge David van Reybrouck dans son livre « Congo, une histoire », mais ce pan du développement de la société est totalement occulté sur les pages du site internet Unilever consacrées à l’histoire de la firme.
Est-ce parce que les Huileries du Congo belge (HCB) – Plantations Lever au Congo (PLC) après l’indépendance de 1960, puis Plantations Lever au Zaïre (PLZ) lorsque le pays changera de nom sous l’impulsion du dictateur Mobutu en 1971 – n’ont pas laissé qu’un bon souvenir ?
Dans cette localité d’environ 15.000 habitants, aujourd’hui dépourvue de la moindre infrastructure, sans électricité ni eau potable, on s’approprie le récit des générations précédentes et de leurs souffrances sous le joug colonial.
Car si William Lever « était réputé pour ses réalisations sociales en Angleterre », écrit le professeur Henri Nicolaï dans la revue géographique belge Belgeo en 2013, le « système huilier » du Congo belge fut « un système de contraintes » qui s’écroulera après l’indépendance, « lorsque l’économie huilière (sera) débarrassée des abus qui l’avaient entachée ».
Révolte
À l’époque coloniale, « on nous recrutait de force en complicité avec le chef du village pour venir couper les noix de palme », raconte à l’AFP comme s’il l’avait vécu, Séverin Mabanga, ancien des PLZ recruté en 1974. « On mettait le feu au pied du palmier pour que l’apprenti-coupeur ne tente pas de descendre de l’arbre » avant d’avoir achevé sa tâche, ajoute ce chef de quartier de 65 ans reconverti dans la vannerie.
Les ouvriers agricoles, souvent déplacés de leurs villages du fait d’un manque de main-d??uvre sur place, étaient contraints à un travail risqué (grimper sans assurance sur des troncs lisses dépassant dix mètres de haut pour y cueillir de lourds régimes de noix de palme) pour un salaire de misère.
En 1929, la crise économique mondiale fait chuter les cours de l’huile de palme. Unilever répercute une partie des pertes induites sur les salaires. Combinée à un fort ressentiment contre l’administration coloniale, la colère suscitée par cette mesure va donner lieu localement en 1931 à la plus grosse révolte de l’histoire du Congo belge, matée par une répression impitoyable ayant fait des centaines de morts.
Après l’indépendance, les plantations industrielles de Lusanga et de sa région s?essoufflent, du fait d’une baisse de rendement des palmiers, de la concurrence de la production d’Asie du Sud-Est, et surtout de la « zaïrianisation », la politique de confiscation des entreprises étrangères décidée par Mobutu en 1973, relève le Pr. Nicolaï.
À la suite de négociations, Unilever recouvre l’intégralité de son outil de production en 1977. La multinationale décide alors de se concentrer sur le marché intérieur (tant pour l’alimentation que pour la fabrication de savon), mais la concurrence d’une huile artisanale de moins bonne qualité vendue bien moins chère dans un environnement de déliquescence économique finissent par avoir raison de la rentabilité.
Unilever se désengage progressivement et cède l’intégralité de ses actifs restants dans le pays en 2009 après les deux guerres ayant ravagé le Congo entre 1996 et 2003.
« Soins gratuits »
« À l’époque des PLZ on était très bien, il n’y avait pas autant de souffrance » qu’aujourd’hui, témoigne Nzuzi Mafola, 41 ans, reconverti en agriculteur après 15 ans de salaires impayés comme enseignant.
« Il y avait beaucoup d’activités économiques, la population s’y retrouvait », reconnaît Thomas-Michel Mondenge, responsable administratif de la région.
Le chef Mabanga se souvient que « les soins médicaux étaient gratuits » et qu’on « avait de quoi payer les études des enfants ».
Dans les décennies 1970-1980, les enfants des employés des PLZ envoyés en colonies de vacances à Kinshasa suscitaient la convoitise des habitants de la capitale, mais aujourd’hui, à Lusanga, on construit davantage en torchis qu’en dur.
Certains anciens des PLZ veulent encore croire au miracle. « Nous sommes restés pour faire le gardiennage des biens de la société », dit ainsi Mboma Manzanza, qui s’accroche à une promesse de relance des activités par un énième repreneur, une entreprise colombienne selon M. Mondenge.
À l’absence de boutiques, les habitants de Lusanga doivent se rendre à Kikwit, la grande ville à quelque 45 km pour s’approvisionner en produit de première nécessité… pendant que le Congo importe massivement de l’huile de palme.
Avec Jeune Afrique
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La production du cuivre de la RDC a atteint plus de deux cent soixante-cinq mille tonnes entre janvier et mars 2015. Cette production représente une augmentation de trente mille tonnes comparativement à l’année 2014. C’est ce qu’a indiqué le rapport de la chambre des mines de la fédération des entreprises du Congo (Fec) sur les tendances de la production des différents minerais publié mardi 19 mai.
Cependant, la chambre des mines de la FEC note que l’industrie minière de la RDC a souffert de la baisse générale des prix, et en particulier pour ses principales sources de revenus d’exportation.
D’après ce rapport, le prix comptant du cuivre était de plus de 7000$US la tonne en janvier 2014, alors qu’il a chuté à 5500$US la tonne en janvier 2015. Il a été revu à la hausse quelques temps après, mais il s’est limité à 6000$US.
La baisse des recettes a préjudicié les entreprises récemment créées. Les grandes sociétés minières ralentissent leurs activités, explique ce rapport.
Les projets d’exploitation sont arrêtées ou interrompues, des actifs vendus et des efforts sont en cours pour réduire le coût des productions, ajoute le rapport qui note que cette situation va entraîner des pertes d’emploi auprès des fournisseurs et des sous-traitants.
Les recettes fiscales de l’Etat vont également diminuer suite à cette situation.
Le manque d’électricité n’aide pas aussi les énergies minières à se développer, souligne le rapport qui accuse la Société nationale d’électricité (Snel) de ne pas respecter les accords [sans en dire plus] avec ces entreprises dans la fourniture de l’énergie électrique.
Avec Radio Okapi
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