En RDC, les opérations de vote se poursuivent pour les élections générales : un quadruple scrutin qui devait se tenir initialement ce mercredi 20 décembre, mais qui a été prolongé ce jeudi. En effet, la Commission électorale a permis aux centres de vote qui n’ont pas pu ouvrir le 20 de permettre aux électeurs de voter le 21. La journée a été émaillée d’importants problèmes logistiques. Ce qui a entrainé des réactions dans la classe politique.
C'est la première prise de position depuis plusieurs jours du FCC, le Front commun pour le changement, dirigé par l’ancien président Joseph Kabila. Cette formation politique boycotte l’ensemble de ce processus. Dans un communiqué, ce matin, le FCC évoque un « chaos électoral » dont il tient responsable le président sortant Félix Tshisekedi.
Une autre réaction de l’opposition, cinq candidats, dont Martin Fayulu et Denis Mukwege, ont, eux, demandé l’annulation de ce scrutin et appelé à l’organisation d’une nouvelle élection avec une « Céni recomposée ».
Le gouvernement, pour sa part, reconnaît des difficultés logistiques ayant entrainé des retards, mais félicite le peuple congolais de sa mobilisation et salue la détermination de la Céni. Il invite, tout comme l'équipe de campagne du président, la population à ne pas se fier aux rumeurs qui circulent sur les réseaux sociaux.
Sur les réseaux sociaux où effectivement, des candidats commencent à donner des tendances, alors que, rappelons-le, seule la Commission électorale nationale indépendante (Céni) est habilitée à donner des chiffres officiels provisoires. Ces chiffres qui ne seront, de toute façon, communiqués par la plénière de l'institution qu’après la fermeture de tous les bureaux de vote dans l’ensemble du pays.
rfi
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