
Nathanaël Onokomba, jeune opposant politique, est toujours détenu à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa, plus de deux semaines après son arrestation le 5 janvier 2026. Ses avocats dénoncent que personne ne l’a encore entendu par un magistrat, et qu’aucune procédure judiciaire régulière n’a été ouverte à ce jour, ce qui suscite de sérieuses inquiétudes quant au respect de ses droits fondamentaux.
Onokomba a été interpellé à la suite d’une conférence publique, puis transféré à la prison militaire de Ndolo. Les autorités l’accusent notamment d’incitation ou provocation à des actes terroristes, d’apologie de tels actes et de diffusion de fausses informations par voie électronique, ainsi que d’attentats contre les intérêts fondamentaux de la nation — des accusations graves qui tombent sous le Code pénal militaire congolais.
Ses partisans et membres de la société civile dénoncent ces accusations comme visant à faire taire une voix critique au sein de l’espace politique congolais.
L’opposant politique Martin Fayulu a publiquement exigé la libération immédiate d’Onokomba, en affirmant que des jeunes devraient pouvoir s’exprimer librement sans être réprimés pour leurs opinions. Cette prise de position renforce l’attention internationale et nationale autour de l’affaire.
Nathanaël Onokomba est connu pour être un militant politique très présent sur les réseaux sociaux et pour ses positions critiques envers la gestion politique actuelle. Avant son arrestation, il avait appelé à une plus grande participation de la jeunesse dans la vie politique congolaise, notamment en parlant de la « jeunesse extra système » comme moteur de changement dans le pays.
Pascal Kwilu / RDC Nouvelles








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