Ce 12 mars 2026, Jean-Marc Kabund, figure de l’opposition congolaise, ancien secrétaire général de l’UDPS et actuel leader de l’Alliance pour le Changement, a lancé un appel ferme à l’isolement diplomatique du Rwanda. Dans un contexte de crise sécuritaire persistante à l’Est de la République démocratique du Congo, Kabund qualifie Kigali d’« agresseur » et estime que cette mesure est devenue indispensable pour faire cesser l’ingérence rwandaise.
Selon lui, l’isolement diplomatique doit s’accompagner de plusieurs actions urgentes : un cessez-le-feu immédiat dans les zones de conflit, notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu où le M23 poursuit ses avancées ; l’ouverture d’un dialogue politique inclusif pour traiter à la fois la crise sécuritaire, humanitaire et territoriale ; ainsi que la préservation stricte de l’intégrité territoriale de la RDC et la défense de la dignité nationale.Cet appel intervient dans un climat particulièrement tendu. Kinshasa accuse depuis des années le Rwanda de soutenir militairement le mouvement rebelle M23, accusations que Kigali continue de nier catégoriquement en pointant plutôt des menaces sécuritaires provenant de groupes armés installés sur le sol congolais. Malgré les multiples initiatives diplomatiques régionales (processus de Luanda, accords de Nairobi) et internationales (médiations de Doha ou Washington), la paix reste fragile et les combats se poursuivent. Le drame survenu le 11 mars à Goma, avec des frappes ou incidents ayant causé de nombreuses victimes, a encore ravivé les accusations mutuelles et les soupçons de stratégies de diversion.Libéré de prison en 2025 suite à une grâce présidentielle, Jean-Marc Kabund multiplie depuis les prises de position critiques, tant envers le régime de Félix Tshisekedi qu’envers le Rwanda.
Il maintient une ligne dure contre ce qu’il présente comme une agression extérieure, tout en dénonçant parallèlement les faiblesses internes du pouvoir en place.Du côté rwandais, les autorités ont déjà fait savoir par le passé – et réitèrent aujourd’hui – qu’un éventuel isolement diplomatique ne les préoccupe guère, Kigali se présentant comme un acteur stabilisateur face aux menaces transfrontalières.Pour l’heure, l’appel de Kabund reste une position d’opposant politique et n’engage pas la diplomatie officielle congolaise, qui continue de plaider pour des sanctions ciblées contre le Rwanda auprès de la communauté internationale. Il traduit néanmoins une frustration croissante face à l’impasse sécuritaire dans l’Est du pays et à l’incapacité apparente des mécanismes existants à imposer une paix durable.
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