Groupe de migrants expulsés descendant d’un avion de deportation américain sur le tarmac d’un aéroport (scène typique des vols ICE Air organisés par les autorités américaines).
La République Démocratique du Congo (RDC) devrait accueillir cette semaine un premier groupe de migrants expulsés des États-Unis, selon des informations exclusives publiées par l’agence Reuters le 14 avril 2026. D’après quatre sources proches du dossier, plus de 30 personnes (entre 37 et 45 selon les estimations) devraient arriver dans les prochains jours, probablement avant la fin de la semaine. Ces migrants ne sont pas de nationalité congolaise ; ils proviennent principalement d’Amérique centrale et du Sud (dont des Vénézuéliens), et ont été expulsés du territoire américain dans le cadre de la politique migratoire de l’administration Trump.Cet accueil s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral conclu entre Kinshasa et Washington, officialisé le 5 avril 2026.
Il s’agit d’un dispositif de « third-country deportations » (expulsions vers un pays tiers), temporaire et entièrement financé par les États-Unis (transport, hébergement, sécurité et suivi administratif). Les personnes concernées seront hébergées dans des installations situées près de l’aéroport international de N’djili, à Kinshasa, pour une durée limitée avant leur éventuel renvoi vers leur pays d’origine ou une autre destination. Ce nouvel accord fait de la RDC le dernier pays africain en date à accepter ce type de coopération avec les États-Unis, après le Ghana, le Cameroun, la Guinée équatoriale, l’Eswatini et d’autres. Kinshasa présente l’opération comme respectueuse de sa souveraineté et de ses engagements internationaux en matière de droits des migrants.
Cependant, l’annonce suscite déjà des critiques de la part de la société civile congolaise, d’organisations de défense des droits humains et de certains partis d’opposition. Ces derniers dénoncent un accord conclu de manière opaque, sans débat parlementaire ni consultation publique, et s’interrogent sur les conditions d’accueil dans un pays déjà confronté à d’importants défis sécuritaires et humanitaires, notamment à l’Est.À ce stade, ni le gouvernement congolais ni les autorités américaines n’ont confirmé publiquement la date exacte d’arrivée ni le nombre précis des expulsés.
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