
Dans une lettre ouverte publiée ce 4 juillet 2026, Constant Mutamba, ancien ministre de la Justice et actuellement détenu, annonce qu’il se présentera en personne le 13 juillet 2026 devant la Cour de cassation dans l’affaire FRIVAO. Il qualifie clairement cette procédure de « troisième procès politique » monté contre lui.
Rappelons que le FRIVAO est le Fonds spécial créé pour indemniser les victimes de la guerre de Six Jours à Kisangani (juin 2000). Constant Mutamba, lorsqu’il était ministre, avait nommé Chançard Bolukola comme directeur général intérimaire du fonds. Des accusations de détournements de fonds destinés aux victimes ont conduit à l’arrestation de Bolukola et à l’ouverture d’un vaste procès. Mutamba est poursuivi pour sa responsabilité présumée dans la gestion de ce dossier.
Dans sa lettre, l’ancien ministre dénonce avec force un acharnement judiciaire et une instrumentalisation de la justice. Il affirme être victime d’une persécution politique orchestrée pour l’éliminer du paysage politique. Alité depuis neuf mois, il promet malgré tout de quitter son lit d’hôpital pour comparaître et « défendre la vérité et la vraie justice ». Il demande également la diffusion en direct de l’audience sur la RTNC et appelle le peuple congolais à rester vigilant et mobilisé face à ce qu’il considère comme un complot. Ce dossier est particulièrement sensible parce qu’il touche directement aux victimes d’un drame historique qui attendent toujours une indemnisation juste.
D’un côté, certains y voient une vraie lutte contre la corruption dans la gestion des fonds publics. De l’autre, les soutiens de Mutamba crient au règlement de comptes politique, surtout que l’intéressé avait déjà été condamné dans une autre affaire à trois ans de travaux forcés.
Magloire Kibau








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