La cité de Mushaki, située dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu en République démocratique du Congo, à plus de 40 kilomètres à l’ouest de Goma, a été le théâtre d’une attaque meurtrière aux drones le vendredi 8 mai 2026, qui a provoqué une vive indignation locale et internationale. Selon plusieurs sources concordantes, dont le porte-parole de l’AFC/M23 Lawrence Kanyuka et des témoins locaux, des drones attribués aux Forces armées congolaises (FARDC) ont frappé le marché central et des zones résidentielles densément peuplées de cette localité contrôlée par les rebelles, faisant au moins 20 à 24 morts civils, dont de nombreuses femmes et enfants, et plus de 60 à 120 blessés selon les bilans provisoires. Des dizaines de victimes ont été évacuées vers les structures sanitaires de Goma, saturées par l’afflux de blessés, tandis que la population locale vit dans la peur et la consternation face à cette nouvelle escalade.
L’AFC/M23 accuse Kinshasa d’avoir délibérément visé des civils innocents dans une zone sous son contrôle, qualifiant l’attaque de crime de guerre et de violation flagrante des engagements de cessez-le-feu issus des Accords de Washington signés en décembre 2025. Du côté gouvernemental, certaines voix affirment que la frappe visait des positions militaires rebelles, sans toutefois fournir de bilan officiel indépendant. Cette attaque intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l’est de la RDC, où Mushaki constitue un point stratégique sur l’axe Goma-Masisi, disputé depuis plusieurs années entre les FARDC soutenues par des milices locales (Wazalendo) et l’AFC/M23. Des frappes similaires avaient déjà eu lieu dans la même zone en mars 2026, illustrant la récurrence des bombardements aériens dans ce conflit.
Corneille Nangaa, figure politique de l’AFC/M23 et ancien président de la CENI, a vivement condamné ces bombardements, parlant de « Congolais innocents tués dans des attaques bien identifiées et documentées », portant le bilan à plus de trente morts selon lui. Parallèlement, les États-Unis ont réagi rapidement en condamnant la frappe de drone à Mushaki ainsi que des massacres signalés près d’Uvira au Sud-Kivu, appelant toutes les parties à la retenue maximale, au respect des cessez-le-feu et à la protection des populations civiles. Washington a réitéré son soutien aux processus de paix tout en soulignant l’urgence d’enquêtes indépendantes pour établir les responsabilités. La MONUSCO a également exprimé sa grave préoccupation face à cette vague d’attaques visant des civils.
Sur le plan humanitaire, la situation reste catastrophique : des milliers de déplacés fuient les combats récurrents, les infrastructures sont endommagées et l’accès aux soins est limité dans une région déjà éprouvée par des années de violence, d’exploitation des minerais et de déplacements massifs. Cette nouvelle tragédie à Mushaki risque d’aggraver encore la crise sécuritaire dans les Grands Lacs, au moment où des efforts diplomatiques sont en cours pour consolider la paix entre Kinshasa et Kigali. Les observateurs craignent une spirale de représailles qui pourrait compromettre les avancées fragiles obtenues ces derniers mois. La communauté internationale appelle à une désescalade immédiate et à un dialogue inclusif pour protéger les civils pris en étau dans ce conflit complexe. Des enquêtes indépendantes sont réclamées de toutes parts afin de faire la lumière sur les circonstances exactes de cette frappe et d’éviter que de tels drames ne se reproduisent. La tension reste très élevée sur le terrain, avec des risques d’extension des hostilités dans les jours à venir.
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