
Le président de l’ADD-Congo et porte-parole de la coalition Lamuka, Prince Epenge, a vivement dénoncé ce lundi une « manœuvre d’intimidation » suite à la saisie temporaire de son passeport par des agents de la Direction générale de migration (DGM) à l’aéroport international de N’Djili.De retour d’Europe, l’opposant a affirmé que son document de voyage a été retenu pendant une vingtaine à vingt-cinq minutes avant de lui être restitué. Dans des messages publiés sur X et des déclarations relayées par la presse, il a exprimé son « indignation et sa colère », qualifiant l’épisode de tentative de pression politique et de chantage orchestrée par le régime de Félix Tshisekedi.
« Je dénonce la politisation de la DGM par le régime Tshisekedi. Mon passeport a été confisqué pendant plus de 25 minutes pour une raison politique. Ça doit s’arrêter », a-t-il déclaré, condamnant fermement ce qu’il considère comme une attitude dictatoriale.
Selon des sources officielles, il s’agirait d’un simple « contrôle de routine ». Prince Epenge, de son côté, lie cet incident à ses prises de position critiques contre le projet de modification de la Constitution et à son engagement au sein de la Coalition Article 64 (C64), qui réclame un dialogue national avant le 15 août sous peine de mobilisations populaires.
L’opposant, qui avait multiplié les déclarations critiques durant son séjour en Europe, a récupéré son passeport et a indiqué poursuivre « la noble lutte visant la protection de la Constitution ».
Cet épisode intervient dans un climat politique tendu en République démocratique du Congo, marqué par les débats autour de la révision constitutionnelle et les appels de l’opposition à un dialogue inclusif.
Alain Lusanga








Application de CComment' target='_blank'>CComment