
Il y aurait encore de personnes vivantes en dessous des décombres après l'effondrement d'un immeuble qui a causé mort d'hommes dans la commune de Kasa-Vubu, mercredi 26 octobre. Un groupe de députés nationaux, élus de Kinshasa, était sur les lieux, jeudi 27 octobre dans la soirée.
L'effondrement d'un immeuble de cinq étages qui a causé mort d'hommes dans la commune de Kasa-Vubu relance la problématique de la qualification des constructeurs. Et, bien au-delà, la responsabilité dans la chaîne d'octroi de permis de construire. D'où, l'appel en action de la représentation nationale.
Il y aurait encore de personnes vivantes en dessous des décombres après l'effondrement d'un immeuble qui a causé mort d'hommes dans la commune de Kasa-Vubu, mercredi 26 octobre. Un groupe de députés nationaux, élus de Kinshasa, était sur les lieux, jeudi 27 octobre dans la soirée.
Patrick Muyaya, Marie-Ange Lukiana, Zacharie Bababaswe, Henriette Wamu et les autres se sont investis pour des opérations de fouille afin de sauver des survivants en dessous des décombres. Ils ont échangé à ce sujet avec les autorités administratives.
La députée nationale Marie-Ange Lukiana a expliqué les démarches entreprises en ces termes : « Les députés nationaux, élus de Kinshasa, sont descendus sur le terrain à Kasa-Vubu là où l’immeuble a écrase des personnes. Une situation très dramatique.
C'est ainsi que nous avons décidé de faire le tour de tous les responsables qui ont la capacité de concourir à une solution urgente pour que des engins descendent sur le site pour essayer de sauver des personnes qui continuent à parler sous les décombres. C'est une situation très douloureuse et nous manifestons toute notre solidarité et notre contribution à l'endroit de la population éplorée de Kasa-Vubu ».
Nécessité d'éclairage sur les autorisations des projets immobiliers
Ces élus ont aussitôt pris contact avec les ministres des Travaux publics et Infrastructures et de l'Urbanisme, les autorités provinciales, l'Office des voiries et drainage avant de rester en stand by sous la pluie battante pour s'assurer que les premiers engins commencent les travaux sur les lieux du drame. «S'il y a encore des vies à sauver, chaque minute compte », a indiqué Marie-Ange Lukiana.
Cette urgence s'est justifiée, parce que c'est une question de la sécurité de la population, a expliqué le député Patrick Muyaya. « Mieux vaut tard que jamais, dit-on. On était-là pendant la journée. Nous étions choqués à voir l'ampleur des dégâts.
Et nous ne pouvions pas dormir en laissant la situation comme ça. Sous cette pluie battante, il est 22 heures, et nous ne rentrions pas tant que le travail n’aura pas commencé. Puisque c'est aussi une question de sécurité pour la population environnante.
Nous allons faire un suivi pour ceux qui sont à l'hôpital. Entre-temps, nous attendons voir le début du nettoyage des lieux pour les rendre viables afin d'épargner les passants et la curiosité suscitée. Nous procédons par phase et demain nous allons continuer».
Par ailleurs, pour nombre d'observateurs, le geste de compassion des élus du peuple à l'endroit de leurs électeurs ne suffit pas dès lors que des effondrements deviennent courants dans la capitale du pays.
Le boom immobilier se transforme en immobilier meurtrier. Le mot est simple : c'est la corruption et le manque de contrôle de ceux qui en ont la compétence qui résultent de telles tragédies.
Qui est responsable dès lors que les matériaux de construction ne correspondent pas aux normes ou encore qui octroie des permis de construire dans des sites non viables? La réponse à cette interrogation devra permettre de' remonter la chaîne de responsabilité pour tabler finalement sur des sanctions. L'action de la représentation nationale auprès des ministres concernés est plus, qu'attendue.
Pitshou Mulumba/Le Potentiel








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