
Jusqu’ici épargnée des tourbillons qui secouent les différentes provinces du pays, la Ville-Province de Kinshasa risque, elle-aussi, dans les tous prochains jours, de connaître des empoignades à l’Assemblée provinciale. Une motion préparée et signée par 12 Députés provinciaux de Kinshasa menés notamment, par le Député UNC David- Jolino Diwampovesa Makelele Zingi compte convier le numéro Un de Kinshasa pour avoir des éclaircissements sur une série de maux qui frappent de plein fouet les kinois ces derniers mois. «La Capitale est devenue depuis une dizaine d’années, une ville classée comme dangereuse. La seule évocation du vocable ‘‘KULUNA’’ suffit à décrire cette nouvelle forme de délinquance qui sévit à Kinshasa, et contre laquelle l’action du gouvernement provincial semble impuissante. Dites-nous combien de Kuluna la police a-t-elle arrêtés en 2017 et combien ont été déférés devant la justice et condamnés ? », s’interroge David-Jolino, l’initiateur de la motion qui n’attend plus qu’une session extraordinaire pour être examinée.
Ainsi, plusieurs Députés réclament la convocation d’une session extraordinaire afin de permettre un débat de fond sur les maux qui rongent Kinshasa, la province la plus importante du pays car, étant le siège des institutions. Dans le lot des griefs retenus contre André Kimbuta, d’autres élus de Kinshasa font savoir que le 1er citoyen obtient des prêts dans différentes banques, sans l’accord de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Au sujet de la question des inhumations, le Député provincial fait noter que la population kinoise, surtout d’origine sociale modeste, est asphyxiée par des frais funéraires exorbitant dans les cimetières privés de Kinshasa, qui varient entre 700 et 2500 USD alors que ces frais sont censés être fixés en concertation avec l’autorité urbaine. Dans le cas particulier du cimetière «Entre Terre et Ciel», David-Jolino Makelelele indique qu’en principe, une quotité financière devrait revenir au Trésor urbain au titre de frais d’inhumation et de construction des caveaux. «Il semble que ces frais soient effectivement collectés, mais leur destination n’aurait jamais été retracée dans les livres des caisses du Trésor urbain. Pareil signe de megestion peut-il s’expliquer? Pouvez-vous retracer les différents contrats relatifs aux cimetières privés de la ville de Kinshasa ? », a-t-il questionné, rappelant que les funérailles sont devenues l’occasion des propagations des insanités le long des itinéraires empruntés par les cortèges funéraires. Outre ces aspects, les Députés provinciaux ont à cœur d’éclaircir la situation économique de la Ville, surtout que le peuple souffre avec la descente aux enfers de la monnaie nationale et, aussi, une série de prêts auprès des banques par l’Hôtel de Ville de Kinshasa.
Danny Ngubaa








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