
La situation de la pollution, depuis fin juillet dernier, des eaux des rivières Tshikapa et Kasaï a fait l'objet d'un briefing, avec les médias, animé conjointement par la Vice-Première ministre, ministre de l'Environnement et développement durable et le ministre de la Communication et des Médias, jeudi 2 septembre à Kinshasa. C’est le sujet principal que commente la presse congolaise.
Les dégâts sont énormes: outre les 12 personnes décédées à la suite de cette catastrophe écologique, Eve Bazaiba, ministre de l’Environnement, a, au cours de ce face-à-face avec des professionnels des médias, fait également état de 4 sur les 5 territoires du Kasaï touchés, de même que 13 sur 18 zones de santé, 968 000 habitants affectés, 161.490 ménages concernés et 4.502 cas de diarrhée et autres maladies cutanées enregistrés à ce jour.
Eve Bazaiba rappelle que la pollution des rivières congolaises a été provoquée par les activités minières en amont du bassin versant de la rivière Tshikapa dans la partie angolaise, avec des conséquences sur l'écosystème dont des poissons et des hippopotames ont été retrouvés morts. Les premiers éléments en sa possession font état également de la responsabilité d'une entreprise Angolaise d'exploitation minière.
Après avoir reconnu que ces pollutions des rivières Kasaï et de ses excroissances du Kwilu et de Maï-Ndombe constituaient un danger qui menaçait même Kinshasa, la capitale, Eve Bazaïba, Vice-Premier Ministre, Ministre de l ’Environnement et Développement Durable, et Patrick Muyaya Katembwe, Ministre de la Communication et Médias, Porte-parole du Gouvernement, ont, néanmoins, rassuré que le Gouvernement a pris la mesure de ses responsabilités pour éviter la catastrophe humanitaire.
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