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EUROPE

L'actualité de la semaine en Europe

Sur Twitter, le Parlement catalan a expliqué que ce retard s'explique par le fait que le président catalan a convoqué une réunion des porte-paroles des différents groupes parlementaires. Ce report a pris tout le monde par surprise : 25 minutes plus tôt, la législature continuait d'annoncer que le discours aurait lieu à midi (18h heure locale).

L'Agence France Presse affirme pour sa part, en citant le gouvernement catalan, que le discours a été reporté en raison de contacts pour une médiation internationale de la crise, la pire à frapper l'Espagne depuis quatre décennies.

M. Puigdemont pourrait aussi profiter de ce discours pour temporiser en proposant une déclaration d’indépendance « en différé », assortie d’une approche étapiste vers la création d’une nouvelle république, ou se contenter de faire une déclaration symbolique.

Selon des médias espagnols, M. Puigdemont a passé toute sa journée de lundi à peaufiner ce discours, vraisemblablement le plus important de sa carrière, tiraillé sans doute entre les différentes approches qui divisent son propre camp.

L’homme de 54 ans est considéré comme un indépendantiste pur et dur et a déclaré sans détour après le référendum que la Catalogne avait « gagné le droit d'avoir un État indépendant qui prenne la forme d'une République ».

Nous avons ouvert la porte à la médiation [...] Les jours passent et si l'État espagnol ne répond pas de manière positive, nous, nous ferons ce que nous sommes venus faire.

Carles Puigdemont, à la télévision publique catalane, dimanche soir

La loi référendaire catalane, invalidée par la justice espagnole, prévoit qu'une déclaration d'indépendance doit venir du Parlement, 48 heures après la proclamation officielle des résultats.

Cette déclaration doit ouvrir la voie à six mois de négociations avec le gouvernement espagnol et à la tenue d'élections locales, qui scelleraient la rupture.

Les résultats définitifs du scrutin ont été transmis au Parlement vendredi, mais ils n'ont toujours pas été formellement proclamés.

À Barcelone, les policiers catalans se sont déployés dès l’aube aux alentours du Parlement et d’autres édifices publics pour prévenir tout dérapage.

Un parc situé près de la législature où devait avoir lieu un grand rassemblement pro-indépendantiste a aussi été fermé par la police.

Plusieurs centaines de personnes se sont néanmoins rendues à proximité en prévision du discours de M. Puigdemont.

Madrid maintient la ligne dure

À Madrid, le premier ministre Mariano Rajoy a déjà prévenu qu’une déclaration unilatérale d’indépendance pourrait entraîner la suspension de l’autonomie de la région, tel que le permet l’article 155 de la Constitution espagnole.

Un porte-parole de son gouvernement a rappelé mardi matin que Madrid considère « illégal » tout le processus mis en œuvre par le gouvernement de M. Puigdemont.

Je veux demander à M. Puigdemont qu'il n'entreprenne rien d'irréversible, qu'il n'emprunte aucun chemin sans retour, qu'il ne fasse aucune déclaration unilatérale d'indépendance et qu'il retourne à la légalité.

Inigo Mendez de Vigo, porte-parole du gouvernement

Lundi, la vice-présidente du gouvernement espagnol, Soraya Saenz de Santamaria, a invité l'exécutif catalan à renoncer à toute proclamation d'indépendance, menaces à la clé. « En cas de proclamation unilatérale d'indépendance, des décisions seront prises pour restaurer la loi et la démocratie », a-t-elle averti. 

Une population divisée

Malgré les résultats du référendum – selon le gouvernement catalan, 43 % des électeurs de la région ont voté à 90 % en faveur du oui à l’indépendance – la population catalane est très divisée sur le projet d’indépendance, comme l'a rappelé la manifestation en faveur de l'unité espagnole qui a eu lieu dimanche.

L’écrasante victoire des partisans de l’indépendance au référendum s’explique en partie par le fait que ceux qui s’opposent à ce projet politique n’ont pas fait campagne et ne sont pas allés voter lors de ce scrutin, invalidé par la Cour constitutionnelle de Madrid.

Les sondages d'opinion montrent que huit électeurs sur dix auraient préféré la tenue d'un référendum négocié avec Madrid, afin que les deux camps fassent campagne, comme cela a été le cas en Écosse, il y a trois ans, ou au Québec, en 1995.

Les indépendantistes, qui contrôlent le Parlement régional, maintiennent que le référendum sur l’autodétermination de la Catalogne est néanmoins légitime, puisqu’il a été décidé par une majorité de parlementaires.

Depuis le référendum, une quinzaine de grandes entreprises espagnoles ont annoncé leur intention de déménager leur raison sociale hors de la Catalogne. Cela inclut six des sept firmes catalanes cotées à l'indice des valeurs vedettes de la Bourse espagnole.

Avec Radio Canada

 

 


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