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EUROPE

L'actualité de la semaine en Europe

Après avoir dirigé pendant des semaines des manifestations contre la corruption gouvernementale endémique, le chef de l'opposition arménienne, Nikol Pachinian, a finalement été élu au poste de premier ministre, mardi, avec l'appui de 59 des 101 députés présents au Parlement.

M. Pachinian, âgé de 42 ans, en était à sa seconde tentative pour être élu chef de gouvernement de cette ex-république soviétique du Caucase comptant environ 3 millions d'habitants. La semaine dernière, sa candidature avait été rejetée par 55 des 100 voix exprimées au Parlement.

L'ex-journaliste devenu député avait alors appelé avec succès ses milliers de partisans à paralyser la capitale Erevan. Cette démonstration de force à contraint le Parti républicain au pouvoir à changer son fusil d'épaule et à appuyer, à contrecoeur, sa candidature.

La première chose que je devrai faire après mon élection sera d'assurer une vie normale dans le pays. [...] Il n'y aura pas de corruption en Arménie. Et le pays pourra tourner une fois pour toutes la page des persécutions politiques.

Nikol Pachinain, dans un discours prononcé au Parlement avant le vote

Le Parti républicain a finalement décidé de lui assurer les voix qui lui manquaient pour permettre son élection, mais sans plus. En bout de piste, 11 de ses députés ont soutenu la candidature de M. Pachinian, seul candidat en lice, tandis que 47 autres ont à nouveau voté contre lui.

« Notre position n'a pas changé. Nous sommes toujours contre la candidature de Nikol Pachinian, mais le plus important pour nous est d'assurer la stabilité dans le pays », a résumé peu avant le vote le chef du groupe parlementaire du Parti républicain, Vagram Bagdassarian.

Des milliers de personnes sont rassemblées dans une place centrale de la capitale. La foule compte de très nombreux jeunes, et plusieurs manifestants sont vêtus de blanc.
Des milliers de partisans de Nikol Pachinian se sont rassemblés place de la République, à Erevan, pour célébrer l'élection de leur favori au poste de premier ministre. Photo : Getty Images/SERGEI GAPON

Le mouvement populaire et pacifique dirigé par Nikol Pachinian est apparu en réaction à la nomination de l'ex-président Serge Sarkissian, chef du Parti républicain, au poste de premier ministre à la mi-avril. Il était accusé par les manifestants de ne pas avoir réussi à faire reculer la pauvreté et la corruption et d’avoir laissé à des oligarques le contrôle de l’économie.

M. Sarkissian a finalement annoncé sa démission le 23 avril, quelques heures après M. Pachinian, arrêté la veille lors d'une manifestation de l'opposition, eut été libéré.

Manifestation de joie à Erevan

L'élection de M. Pachinian a été saluée par des dizaines de milliers de personnes rassemblées place de la République, au coeur d'Erevan. Plusieurs d'entre eux étaient vêtus de blanc pour symboliser leur espoir que l'élection de M. Pachinian marque le début d'une nouvelle ère.

Nous avons choisi une nouvelle route en Arménie, où le chauffeur sera le peuple, et non des clans. Des emplois vont apparaître, les gens vont revenir et la corruption va disparaître.

Tigran Azizian, partisan de M. Pachinian

Le président russe Vladimir Poutine a rapidement félicité M. Pachinian. « J'espère que votre travail à la tête du gouvernement permettra de renforcer davantage les relations amicales et d'alliés entre nos deux pays », a-t-il déclaré dans un communiqué.

La Russie considère l'Arménie comme un allié stratégique et elle dispose toujours d'une base militaire dans le pays. Le Kremlin a suivi les manifestations des dernières semaines avec méfiance, puisqu’elles n'étaient pas sans rappeler des mouvements populaires qui ont permis à deux autres ex-républiques soviétiques, l’Ukraine et la Géorgie, de sortir de l’orbite de Moscou.

M. Pachinian a promis de conserver des liens étroits avec la Russie.

La fin de la crise?

Malgré l'élection de M. Pachinian au poste de premier ministre, il n'est pas clair que la crise qui secoue l'Arménie soit complètement terminée.

Selon des commentateurs politiques, la volte-face du Parti républicain visait essentiellement à préserver leur contrôle du Parlement.

Si les députés n'avaient pas réussi à élire un premier ministre au terme de ce second vote, le Parlement aurait dû être dissous en vertu de la Constitution et des élections législatives anticipées auraient été déclenchées.

Cette cohabitation ne devrait toutefois pas durer, estime l'analyste Viguen Akopian, qui croit à une rapide convocation de législatives anticipées après l'élection de M. Pachinian.

« L'Arménie entre dans une période intéressante de déséquilibre », estime pour sa part le politologue Stepan Safarian. « Avant les élections anticipées, Pachinian devra naviguer entre la volonté du peuple et le parti qui détient la majorité au Parlement ».

Avce Radio Canada

 

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