
Peu après minuit le 29 janvier, des tirs nourris, explosions et détonations ont été entendus autour de l'aéroport et de la base aérienne 101 (militaire, adjacente). L'attaque a duré environ 30 minutes à 1 heure. Elle a visé principalement la base militaire, un site stratégique proche de la présidence.
Bilan officiel (selon le ministère nigérien de la Défense et la junte) :
- 4 militaires nigériens blessés.
- 20 assaillants tués (dont un ressortissant français, selon les autorités nigériennes).
- 11 assaillants capturés.
- Matériel endommagé : hangars touchés, stock de munitions incendié, au moins 3 avions civils impactés (un d'Air Côte d'Ivoire et deux d'ASKY, compagnie togolaise). La piposte a été organisée par une Intervention rapide des forces nigériennes (riposte aéroterrestre), avec soutien mentionné des "partenaires russes" par le général Abdourahamane Tiani (chef de la junte).
Le groupe État islamique au Sahel (EIS, branche de l'État islamique) a revendiqué l'attaque le 30 janvier 2026 via son agence Amaq. Il parle d'une "attaque surprise et coordonnée" ayant causé "des dégâts importants" (sans détails précis). C'est une revendication rare pour ce groupe dans la capitale, car les attaques jihadistes au Niger se concentrent habituellement dans l'ouest (région de Tillabéri) et le sud-est (Diffa, autour du lac Tchad). La junte a accusé publiquement les présidents Emmanuel Macron (France), Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire) et Patrice Talon (Bénin) d'être les "sponsors" de "mercenaires" téléguidés pour déstabiliser le pays. Il a promis une réponse ferme ("ils vont nous entendre rugir") et remercié la Russie pour son aide. Ces accusations n'ont pas été étayées par des preuves publiques.
- Réactions internationales/régionales :
- Côte d'Ivoire a convoqué l'ambassadrice du Niger pour protester contre ces allégations.
- Bénin a qualifié les accusations de non crédibles.
- Union africaine (président de la Commission) a condamné l'attaque et salué la riposte nigérienne.
- États-Unis : Restrictions de voyage renforcées (niveau 4 : ne pas voyager), évacuation de personnel non essentiel suite à l'attaque.
- Autres éléments : Certains observateurs notent des questions sur la revendication (délai, mode opératoire inhabituel en capitale). Des soupçons portent sur des motifs liés à l'uranium (stockages à l'aéroport, litige avec Orano/France depuis la nationalisation de Somair en 2025).
L'aéroport a rouvert progressivement, mais la tension reste élevée dans la région du Sahel. Aucune nouvelle attaque majeure n'a été signalée depuis. Les autorités nigériennes maintiennent que la situation est sous contrôle.
Magloire Kibau / RDC Nouvelles








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