
Après l’attaque, mercredi, dans le camp militaire où s’entraînaient 600 combattants du Mécanisme opérationnel de coordination. Photo AFP
C’est l’attaque la plus meurtrière depuis la signature des accords de paix d’Alger, en juin 2015. Au moins 47 personnes ont été tuées, et 60 blessées, mercredi matin, dans l’explosion d’un véhicule piégé à l’intérieur d’un camp militaire de Gao. Le site est symbolique. Il accueille, depuis le début de l’année, 600 combattants maliens du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC) : issus des rangs de l’ex-rébellion touareg, des milices d’autodéfense progouvernementales et de l’armée nationale, les hommes rassemblés dans le camp devaient prochainement effectuer, pour la première fois, des patrouilles communes.
«La voiture, maquillée aux couleurs du MOC, a forcé la barrière et a foncé sur un groupe de combattants qui étaient en pleine séance d’entraînement, raconte Souleymane Ag Anara, correspondant malien de l’agence Reuters, joint par téléphone. L’explosion a été hyperpuissante. J’ai été traumatisé par le bruit et blessé à la tête, alors que je me trouvais à l’autre bout de la cour. Il y avait des corps décapités, du sang partout, des morceaux de corps projetés à 50 mètres. Je n’avais jamais vu ça. Les gens criaient, couraient dans tous les sens.» Le président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a annoncé un deuil de trois jours.
Avec le Parisien








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