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ASIE / Moyen-Orient

L'actualité de la semaine en Asie

Les Gardiens de la révolution islamique (IRGC) et les plus hautes autorités de sécurité iraniennes ont affirmé ce week-end que le détroit d’Ormuz resterait fermé aussi longtemps que les États-Unis n’auraient pas satisfait l’intégralité des conditions posées par Téhéran. Cette position, exprimée samedi 8 et dimanche 9 août 2026, vient doucher les espoirs d’une reprise rapide du trafic maritime dans l’une des voies navigables les plus stratégiques du monde.
 
Mohammad Bagher Zolghadr, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale et commandant lié aux Gardiens, a déclaré que le détroit ne serait rouvert qu’après que Washington aura « corrigé son comportement ». Parmi les exigences listées figurent la fin définitive de toute agression contre l’Iran et ses alliés régionaux (Hezbollah au Liban, Houthis au Yémen, groupes en Irak et en Palestine), l’arrêt total des menaces verbales ou militaires, la levée immédiate du blocus naval américain des ports iraniens, le retrait des forces navales et aériennes américaines de la région, le paiement d’une indemnisation complète des dommages de guerre, la suppression de toutes les sanctions et la libération inconditionnelle des avoirs iraniens gelés.
 
Un porte-parole de l’IRGC, Hossein Mohebbi, a précisé que la réouverture du détroit « dépend des mécanismes et conditions spécifiques de la République islamique d’Iran » et n’est en rien liée aux négociations en cours avec Oman. Même si Téhéran et Mascate se disent proches d’un accord technique sur une éventuelle route de transit temporaire, les Gardiens insistent sur le fait que seul le respect des conditions américaines permettra de débloquer le passage.
 
Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait en temps normal près de 20 % du commerce mondial d’hydrocarbures, est sous contrôle strict iranien depuis le début du conflit déclenché en février 2026 par les frappes israélo-américaines. Un protocole d’accord signé en juin avait permis une réouverture partielle, mais les hostilités ont repris en juillet avec de nouvelles attaques contre des navires commerciaux et des frappes américaines en Iran. Depuis, le trafic est tombé à un niveau très bas et Téhéran n’autorise qu’un couloir limité le long de ses côtes.Ces déclarations renforcent la pression sur les marchés énergétiques mondiaux et compliquent les efforts diplomatiques. Les États-Unis continuent de revendiquer le caractère international du détroit et d’exiger une liberté de navigation totale, tandis que l’Iran y voit un levier stratégique majeur. La situation reste extrêmement tendue en ce début d’août 2026.
 
Alain Lusanga

 

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