
L'Angola a été officiellement mandaté pour conduire des consultations en vue de préparer un dialogue intercongolais (ou dialogue national inclusif) en RDC.
Cette décision a été prise à l'issue d'une réunion de haut niveau tenue ce lundi 9 février à Luanda (Angola), en présence de :
- João Lourenço (président angolais et président en exercice de l'Union africaine - UA),
- Félix Tshisekedi (président de la RDC),
- Faure Gnassingbé (président du Togo et médiateur UA pour la RDC),
- Olusegun Obasanjo (ancien président nigérian, représentant les facilitateurs UA).
Les points clés issus de cette réunion (selon les communiqués officiels et les médias congolais/angolais) :
- Appel immédiat à un cessez-le-feu dans l'Est de la RDC (date et heure à fixer d'un commun accord par les parties),
- Accélération des mécanismes de vérification de l'accord de Doha (octobre 2025),
- Rappel des engagements internationaux : retrait des troupes rwandaises (RDF) du territoire congolais et neutralisation des FDLR, conformément aux résolutions ONU 2773 et 2808,
- Mandat précis confié à l'Angola : engager des consultations avec toutes les parties congolaises concernées (gouvernement, opposition, groupes armés comme le M23/AFC, société civile, etc.) pour créer les conditions d'un dialogue intercongolais inclusif et durable.
L'objectif global est de relancer un processus de paix régional africain, en s'appuyant sur les initiatives précédentes (processus de Luanda, accords de Washington du 4 décembre 2025, etc.), face à la persistance des combats avec le M23 et les tensions sécuritaires à l'Est.
Certains observateurs y voient un regain d'engagement angolais après des médiations antérieures qui avaient connu des blocages.
Pascal Kwiulu








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