
Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a tenu des propos forts ce jeudi 20 février 2026 (ou samedi 21 selon certaines publications) lors d’une activité à Butembo (Nord-Kivu), dans le cadre de sa tournée dans le Grand Nord-Kivu. Devant la population et les cadres locaux, il a évoqué un accord de Washington qui, selon lui, prévoit explicitement le retrait des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo (AFC)/M23 de toutes les zones occupées dans l’Est de la RDC, en échange d’un renforcement majeur des relations économiques entre Kinshasa et les États-Unis.« L’accord de Washington stipule que les rebelles du M23-AFC vont se retirer de toutes les zones occupées et les États-Unis vont faire le business avec notre pays », a-t-il déclaré, sans entrer dans les détails du calendrier de mise en œuvre ni des clauses précises.
Il a ajouté que cet accord inclut des garanties internationales pour assurer un retrait effectif et vérifiable des combattants rebelles, dans un contexte où les processus de paix parallèles (Doha au Qatar et initiatives angolaises) peinent à produire des résultats concrets sur le terrain.Cette déclaration intervient alors que les combats persistent malgré les appels au cessez-le-feu (notamment celui proposé par le président angolais João Lourenço) et les pressions diplomatiques accrues. Butembo, zone frontalière avec l’Ouganda et touchée par les violences des ADF et les incursions du M23, reste un bastion de résistance populaire, avec des milliers de déplacés fuyant les affrontements. Aimé Boji a profité de l’occasion pour plaider pour une paix durable via les voies diplomatiques, tout en saluant la résilience des habitants face aux massacres et aux occupations.L’accord de Washington évoqué semble faire référence à des discussions ou une déclaration de principes entre la RDC et les États-Unis (possiblement liée à des médiations américaines antérieures sur le conflit, comme celles ayant conduit à des retraits partiels comme à Uvira fin 2025 sous pression US).
Cependant, aucune source officielle américaine ou congolaise n’a confirmé publiquement un tel accord formel avec ces termes exacts (retrait M23 contre "business" US), ce qui laisse planer un doute sur sa nature : s’agit-il d’un accord bilatéral secret, d’une interprétation optimiste d’engagements diplomatiques, ou d’une communication politique pour rassurer la population du Nord-Kivu ? Des observateurs notent que Washington a imposé des sanctions contre l’AFC/M23 et soutenu des médiations, mais sans annonce publique d’un "deal" économique massif.
Magloire Kibau








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