Modeste Bahati Lukwebo, deuxième vice-président du Sénat et leader de l'AFDC-A, a clarifié ses propos tenus une semaine plus tôt sur la Constitution de la République Démocratique du Congo, au cœur d'un débat politique tendu au sein de la majorité présidentielle Union sacrée de la nation. Lors d'une intervention médiatique relayée ce 10 mars 2026, Bahati Lukwebo est revenu sur sa conférence de presse du 4 mars 2026, où il avait fermement déclaré que la RDC « n’a pas un problème de textes, mais d’hommes », rejetant l’idée d’une révision ou d’un changement de la Constitution actuelle (adoptée en 2006 et modifiée en 2011).
Il avait insisté sur le respect strict du mandat présidentiel de Félix Tshisekedi, limité à 2028, et qualifié toute modification visant potentiellement un troisième mandat comme contraire à l’esprit républicain.Ces déclarations avaient provoqué une vive polémique : le Bureau du Sénat s’était désolidarisé publiquement le 7 mars 2026 via un communiqué lu par la rapporteure Nefertiti Ngudianza, précisant que les propos n’engageaient que leur auteur et non l’institution. Des sénateurs du groupe AFDC-A avaient lâché leur leader, une motion de défiance avait été déposée contre lui par un collègue, et des voix au sein de l’Union sacrée appelaient à des excuses publiques pour apaiser les tensions.Dans sa clarification du 10 mars, Bahati Lukwebo a présenté ses excuses pour la « mauvaise interprétation » de ses paroles. Il a expliqué que sa phrase sur le « problème d’hommes » visait à souligner la nécessité de changer les mentalités et de renforcer l’application des lois existantes avant toute réforme textuelle.
Il a affirmé n’avoir jamais exprimé une opposition catégorique à une éventuelle révision constitutionnelle, mais insisté sur le fait que le pays dispose déjà d’un arsenal légal suffisant pour fonctionner correctement si les acteurs politiques respectent les règles.Il a également souligné l’impossibilité pratique d’adopter ou de signer une nouvelle Constitution dans un contexte de territoires occupés (notamment à l’Est, avec les tensions persistantes à Goma et Bukavu), ce qui rendrait une telle opération illégitime ou inopérante.Cette mise au point intervient alors que le débat sur la révision constitutionnelle divise profondément la classe politique congolaise : certains cadres pro-Tshisekedi (comme Christophe Mboso Nkodia, qui a déclaré que « la Constitution n’est pas la Bible » et que les élections de 2028 se feraient avec une nouvelle loi fondamentale) militent pour des adaptations, tandis que d’autres, comme Bahati Lukwebo initialement, défendent le statu quo pour éviter tout risque de glissement ou de crise institutionnelle.Le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya a qualifié ce débat de signe de « vitalité démocratique », tout en rappelant les priorités actuelles : la reconquête de l’intégrité territoriale et la stabilisation du pays.
La clarification de Bahati Lukwebo vise manifestement à désamorcer les tensions internes à l’Union sacrée et à préserver sa position au Sénat, dans un climat précaire à l’approche de la session parlementaire de mars 2026.
Magloire Kibau/Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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