
Des mouvements d’agitation, des tensions et protestation sont observés depuis le matin de ce lundi 03 février 2020, au Marché central de Kinshasa, précisément sur l’avenue Itaga. A la base, les agents de la Police chassent tous les commerçants qui y vendent, de Kasa-Vubu à Bokassa.
Pour le commandant de la Police qui pilote cette opération, l’Etat veut réhabiliter et élargir l’avenue Bokasa; de l’avenue se Libération ex-24 novembre jusqu’à l’avenue Kasaï, dans la commune de Barumbu. Des tracteurs sont déjà sur place et les commerçants n’ont que leurs yeux pour pleurer. Selon les autorités urbaines, Bokasa doit ainsi relier, comme route principale, les communes de Lingwala, Kinshasa et Barumbu, en passant par le Marché central.
Mais les vendeurs chassés ne savent ni sur quel pied danser, ni à quel saint se vouer. Ils ne comprennent pas pourquoi ils sont chassés de cet endroit depuis vendredi dernier, alors que c’est le même « État » qui leur avait vendu les places. » Sans préavis, l’Etat vient nous déguerpir, alors que nous avons acheté ces espaces depuis plus de quinze ans, en bonne et due forme « , déplore Magali Ngoya, vendeuse des babouches au numéro 55.
Pour Isidore Mpinga qui ne comprend pas à quel jeu se livre l’Etat, les agents récoltent de l’argent chaque jour, des patentes et plusieurs taxes sont payées. D’autres par contre, sollicitent une dérogation pour leur permettre de trouver des espaces ailleurs, étant donné qu’ils sont chassés sans avoir reçu le prix d’achat. Il est à rappeler que l’avenue Itaga est l’épicentre des activités au Marché central, appelé communément Zando. Les articles les plus vendus sont des babouches, sandales, souliers ketchs toutes marques, pour la plupart qui viennent de la Chine et Dubaï. La langue qui domine ici est le Tshiluba, étant donné que les Kasaïens y sont estimés à 90%.
Edo Bamu








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