Samedi  22 septembre 2018 21:33
French Chinese (Simplified) English Hindi
Connexion

Connexion à votre compte

Identifiant
Mot de passe
Maintenir la connexion active sur ce site

POLITIQUE

L'actualité Politique de la semaine en RDC

Le Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Corneille Nangaa, devait s’entretenir le jeudi 8 mars 2018 avec le Président de Congo Na Biso (CNB), le Professeur Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir. Les échanges au siège de la centrale électorale devaient être axés sur l’évolution du processus électoral et l’opportunité de l’utilisation de la machine à voter aux élections de décembre 2018. En l’absence du Président de la CENI, empêché au dernier moment, la rencontre a été reportée.

En attendant la tenue de ces discussions à une nouvelle date à convenir, Congo Na Biso exprime son rejet de l’utilisation proposée de la machine à voter. Trois grandes raisons justifient cette prise de position :

(i) le caractère illégal de l’usage de la machine ;

(ii) des doutes sur la robustesse et l’intégrité physiques de la machine;
et (iii) le manque de confiance de la population vis-à-vis de la CENI
et de son équipe dirigeante.

L’utilisation de la machine à voter est incompatible avec les dispositions pertinentes de la nouvelle Loi électorale. En effet, cette loi décrète plutôt l’usage du scrutin à bulletin-papier ainsi qu’il est clairement stipulé en son article 56 qui dit : « Quarante-huit heures avant le début des opérations de vote, la Commission électorale nationale indépendante met à la disposition de chaque bureau de vote ou centre de vote des bulletins de vote compatibles au nombre d’électeurs enrôlés et attendus.» La loi ordonne également que : «Avant le début des opérations de vote, les membres du bureau procèdent devant les témoins et les observateurs au comptage des bulletins de vote reçus. Ils vérifient si le matériel est complet… ».
Opération hors-la loi

Au regard de ces dispositions de la nouvelle Loi électorale n°17/013 du 24 décembre 2017, l’utilisation de la machine à voter serait clairement une opération hors-la loi. Si elle s’obstine à imposer ce gadget, la CENI foulerait aux pieds et l’esprit et la lettre de
présente la loi électorale. Notre centrale électorale qui ignore superbement la Constitution de la République depuis 2016 sur la question des élections n’en serait, bien évidemment, pas à son premier forfait en la matière. Ce que le peuple congolais ne peut accepter.
La machine à voter est susceptible de pannes, son usage ferait peser
des risques de grandes perturbations au scrutin. En effet, la
robustesse et l’intégrité physiques de la machine ne sont pas
garanties. Compte tenu de l’ampleur des opérations de vote pour plus
de 45 millions d’électeurs, ces machines étant mises à rude épreuve,
tomberont certainement en panne. Il s’en suivrait l’interruption des
opérations de vote. Comment gérer de telles défaillances fatales le
jour même du scrutin?  C’est certainement pour éviter de telles
surprises et déconvenues de dernière minute que le législateur a
préféré, au regard des conditions techniques et technologiques propres
à notre pays, le bulletin-papier aux écrans tactiles que la CENI veut
vendre à la nation médusée pour des desseins apparemment inavoués. La
loi, c’est la loi. Le choix du législateur doit être appliqué. Il ne
peut être remis en cause et contourné par la centrale électorale.
Congo Na Biso invite la population congolaise à rester vigilante sur
cette très importante question.

Pas de consensus
populaire

L’usage de la machine à voter par la CENI et sa direction actuelle
compliquerait la réalisation de l’indispensable consensus populaire
sur les résultats du vote. La machine à voter peut être manipulée,
programmée pour produire des résultats prédéterminés contraires au
choix des électeurs. Il s’agit là d’une réalité internationalement
reconnue. En fait, cette machine ne peut être utilisée de façon
apaisée que dans un contexte de confiance méritée de la population
vis-à-vis de l’institution organisatrice des élections. Ce qui est
loin d’être le cas pour la CENI. Face à une éventualité théorique bien
réelle de fraudes électroniques généralisées, rien ne peut justifier
le recours illégal à la machine à voter en RDC.
D’autant plus qu’en matière de confiance dans notre pays, la CENI
n’est pas la CENCO. Loin de là ! Il faut à tout prix éviter des
contestations massives du résultat des scrutins à venir. Faute de quoi
la légitimité du pouvoir ne pourra être rétablie, retardant pour
longtemps le retour au travail productif. Nous ne pouvons nous
permettre de faire perpétuer d’aussi sombres perspectives politiques
et économiques pour la RDC.

R.K. (C.P.) / le Phare

 

 

Application de CComment' target='_blank'>CComment


search

À la une

Sept pêcheurs congolais de Kyavinyonge détenus dans des cachots ougandais.

Sept pêcheurs congolais de Kyavinyonge détenus dans des cachots ougandais.

Le Katanga premier cas d’école pour le découpage

Le Katanga premier cas d’école pour le découpage

Poursuite des opérations conjointes FARDC-MONUSCO en Ituri

Poursuite des opérations conjointes FARDC-MONUSCO en Ituri

LES CANDIDATS A DIFFERENTS NIVEAUX DES ELECTIONS ETANT DESORMAIS CONNUS L’OPPOSITION APPELÉE À SE CONCENTRER SUR LES ÉLECTIONS

LES CANDIDATS A DIFFERENTS NIVEAUX DES ELECTIONS ETANT DESORMAIS CONNUS L’OPPOSITION APPELÉE À SE CONCENTRER SUR LES ÉLECTIONS

Présidentielle 2018 : Bemba, c’est fini !

Présidentielle 2018 : Bemba, c’est fini !

Machine à voter : les suggestions des experts britanniques

Machine à voter : les suggestions des experts britanniques

PUBLICITÉ

  • RDC annonces
    RDC annonces
  • RDC emploi
    RDC emploi
  • RDC immo
    RDC immo

La revue de presse

19 September 2018
La revue de Presse de ce mercredi 19 septembre 2018

SUIVEZ-NOUS

Facebook
Twitter
Google plus
Youtube

RDCN sous tous les formats

Iphone,Ipad et Android

Copyright ©2014-2017 RDC Nouvelles | Membre du réseau RDC Médiacom | Site conçu et hébergé par RDC Netcom