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POLITIQUE

L'actualité Politique de la semaine en RDC

Près de deux mois avant les élections prévues le 23 décembre prochain, très peu des conditions requises à l’organisation de scrutins transparents, inclusifs et crédibles sont remplies. Peut –on lire dans une Note publiée le vendredi 12 Octobre 2018 par les organisations congolaises membres de la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’homme(FIDH) à savoir l’Association Africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Groupe Lotus, Ligue des Electeurs.

Ces organisations redoutent le pire de voir le pays replonger dans les violences.

Pour l’Association Africaine de défense des droits de l’homme (ASADHO), Groupe Lotus, Ligue des Electeurs, le refus par Kinshasa de recevoir le soutien de la MONUSCO et l’appui financier de la communauté internationale décuple les défis logistiques et techniques auxquelles font face les autorités, dans un contexte politique déjà extrêmement tendu. Dans cette note, elles ont détaillé les principales préoccupations quant au processus électoral en cours au Congo-Kinshasa.

S’agissant de l’inclusivité de l’élection présidentielle, elles pensent que le problème se pose déjà avec  la la disqualification de certains leaders comme Jean pierre Bemba, Muzito et Moïse Katumbi empêché  d’entrer en RDC pour déposer sa candidature pour l’élection présidentielle.

Pour de nombreux activistes de la société civile et représentants de l’opposition, l’exclusion de ces candidats est arbitraire et fondée sur des motifs politiques. Elle porte atteinte à l’inclusivité de l’élection présidentielle et pourrait amener certains groupes d’opposition à en rejeter d’avance les résultats.

En rapport avec le système de vote et de dépouillement, les organisations congolaises membres de la FIDH indiquent que le manque de transparence et de confiance dans le système de vote et de dépouillement continue également de cristalliser les tensions.

Surtout que les partis d’opposition et la société civile ont rejeté l’utilisation des machines à voter suite à son introduction brutale et sans consultation par la CENI et exigent l’usage de bulletins de vote papier.
D’après le calendrier électoral, toutes les machines doivent être déployées vers le 5 décembre dans les centres des chefs-lieux de chaque territoire, où les agents électoraux devront encore être formés à leur utilisation en l’espace de 18 jours.

De nombreuses interrogations quant à la fiabilité, au défi logistique que représente l’utilisation des machines et aux problèmes d’acheminement doivent être levées de toute urgence. Si la CENI ne décide pas au plus vite d’adopter une autre stratégie (recours à la MONUSCO, utilisation de bulletins papier), il est extrêmement probable que les retards accumulés compromettent la bonne tenue des élections, note la  FIDH.

Un fichier électoral à réviser rapidement en amont

La FIDH estime que le fichier électoral nécessite également d’être rapidement révisé en amont de la tenue des scrutins et demeure, en l’état, impropre à la tenue d’élections crédibles.  D’après le rapport des experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie, près de 6,8 millions d’électeurs sont toujours enregistrés sans empreinte.

Plus d’un quart a été enregistré en fournissant des pièces d’identité non fiables et pouvant faire facilement « l’objet de détournements » (cartes d’élève, cartes d’étudiant et livrets de pension). Près de 5 % des électeurs ont été enregistrés sans pièce d’identité, et dans l’extrême majorité des cas sans respecter la procédure fixée par la loi électorale, indique ce rapport.

Les experts de l’OIF notent que près de la moitié des électeurs ont été automatiquement enregistrés sur les listes électorales parce qu’ils possédaient une carte d’électeur de 2010-2011 alors que la crédibilité de ce fichier électoral a été largement remis en cause.

L’OIF remarque dans son rapport d’audit publié en mai 2018 que les « populations électorales antérieures » ont ainsi été « absorbées […] sans précautions ». De plus, plus de 500 000 cartes d’électeurs vierges n’ont pas été restituées par des centres d’enrôlement et pourraient être utilisées illégalement.

Tous ces éléments, note la FIDH risque de compromettre la fiabilité du fichier électoral et pourraient mener à des manipulations à même de modifier les résultats des votes.  A Kinshasa, la société civile, l’opposition et le Comité Laïc de Coordination (CLC) jugent toujours que le fichier électoral n’est pas fiable et pas en mesure de garantir des élections crédibles. Les retards enregistrés dans l’affichage des listes électorales provisoires pourraient mener à une mauvaise ou non prise en compte des réclamations des citoyens et citoyennes congolaises et altérer encore davantage leur confiance dans le processus électoral, affirme la FIDH.

Des élections à huis-clos

L’observation politique et citoyenne du processus électoral et des élections est essentielle pour garantir la transparence et la confiance dans les résultats des votes. Pourtant, au nom du respect du principe de souveraineté, les autorités congolaises ont refusé la mise en place de l’équipe d’experts régionaux et internationaux (ONU, UA, SADC, CIRGL) dont l’objectif est d’accompagner la CENI et rendre plus crédible le processus électoral et les scrutins. La FIDH regrette que jusqu’à présent, aucune invitation à l’attention de l’Union africaine ou l’Union européenne pour l’envoi d’une mission d’observation électorale n’a été émise. Et de nombreuses entraves au travail d’observateurs locaux ont été rapportées.

Ces facteurs risquent de compromettre la tenue d’élections transparentes et crédibles et la reconnaissance des résultats électoraux par les différents partis, la société civile et la population. Au regard des observations  faites par la FIDH, tout porte à croire que les autorités congolaises n’ont aucune intention d’autoriser la tenue d’un processus électoral libre, inclusif et crédible, où chacun et chacune pourrait exprimer son choix sans craindre des représailles.

Embrasement ?

« Il faut s’attendre à ce que des violences de grande ampleur surgissent pendant et après les élections, notamment si les résultats des votes font l’objet d’une forte contestation. Des rassemblements massifs pourraient notamment s’organiser dans les principales villes du pays et être réprimés violemment. Si tel était le cas, cela engendrerait des violations graves des droits humains, principalement à l’encontre des civils, et un risque de propagation des violences dans un pays et une sous-région déjà extrêmement instables », prédit la FIDH.

L’organisation regrette que la liberté de la presse et d’information soient également extrêmement réduite en RDC. Pourtant l’Accord du 31 décembre 2016 prévoit la ré-ouverture des médias privés fermés ou interdits, et un accès équitable aux médias publics, aucune de ces mesures n’a été mise en œuvre.

Entre le 1er janvier et le 31 août 2018, l’organisation Reporters sans Frontière a recensé 22 cas d’agressions et 35 arrestations contre des journalistes, dont la plupart ont été menées en dehors tout cadre légal. Dans la région des Kasaï, l’équipe d’experts internationaux mandatée par le Conseil des droits de l’Homme pour mener des investigations s’est déclarée choquée par la situation catastrophique qui perdure dans cette zone, dans un rapport paru en juillet dernier.

Le rapport met en avant la commission de meurtres, tortures, mutilations, viols, déplacements de population, recrutement d’enfants soldats commis à grande échelle, crimes pouvant constituer, de l’avis même des experts, des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre. La situation est loin de s’être stabilisée.

De fortes tensions persistent entre les différents groupes ethniques parties au conflit et les services de défense et de sécurité continuent d’y commettre des violations des droits humains. L’insécurité qui prévaut au Kasaï risque fortement de compromettre le bon déroulement des scrutins dans ces régions et le libre exercice du droit de votes des citoyens, affirme la FIDH.

Par GKM / tempête info

 

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