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POLITIQUE

L'actualité Politique de la semaine en RDC

La semaine dernière, la campagne électorale pour la présidentielle du 23 décembre s'est brusquement tendue en République démocratique du Congo avec la répression de plusieurs meetings. Les services de sécurité ont fait usage de leurs armes, faisant au moins six morts à Lubumbashi, Kalémie et Mbuji-Mayi. Dans ce contexte, des responsables congolais prennent fait et cause pour le candidat du FCC, Emmanuel Ramazani Shadary, en dépit de la loi sur les partis politiques. Certains de leurs propos font polémiques et alimentent les tensions.

En République démocratique du Congo, à six jours de l'élection présidentielle, les invectives et les propos outranciers se multiplient. Ainsi à la veille du déplacement à Uvira à la frontière burundaise du candidat du Front Commun pour le Congo (FCC), Emmanuel Ramazani Shadary, l'un de ses soutiens, le ministre du Développement rural, mettait en garde les militants de ses adversaires, Martin Fayulu et Etienne Tshisekedi, sur les ondes de la radio nationale, la RTNC.

« Tous ceux qui sont pour les autres candidats, il faut dire au revoir à votre père et à votre mère, déclarait Justin Bitakwira. Parce que vous n’êtes pas sûrs de rentrer à la maison ce jour-là. Ils seront à Makala ou on va les envoyer à Angenga [prisons]. Dès qu’on vous attrape, sur les lieux, je dis bien, dîtes au revoir à votre femme et à votre enfant, dites au revoir parce que ce jour-là vous ne reviendrez pas ».

Le ministre Justin Bitakwira renouvelle ses menaces sans parler de l'interdiction faite aux responsables de l'administration de faire campagne pour un candidat. A Lubumbashi, Martin Fayulu a déclenché les foudres du gouverneur de la province. Le déplacement du candidat de la coalition Lamuka a été suivi par des milliers de Lushois. Un affront pour le numéro un de la province, fief du président Kabila, Célestin Pande Kapopo.

« Un seul parti politique vous terrorise, un seul parti politique sillonne toute la ville de Lubumbashi, un scandale de chansons "Fayulu, Fayulu, Fayulu" et vous, vous êtes calmes ! » déclarait-il devant les jeunes du FCC.

Devant la polémique de sa déclaration relayée sur les réseaux sociaux, l'équipe du gouverneur du Haut-Katanga a expliqué que ses propos ont été sortis de leur contexte. En tout cas, sur les 26 minutes de son discours, jamais il n'a appelé au calme ni à la retenue.

Avec RFI

 

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