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AFRIQUE

L'actualité de la semaine en Afrique

Il n’y a pas qu’en Catalogne qu’une déclaration d’indépendance est à l’ordre du jour. Les séparatistes des deux provinces anglophones du Cameroun ont déclaré unilatéralement l’indépendance, le 1er octobre dernier.

La date n’a pas été choisie par hasard. C’est celle de l’indépendance de l'ex-Cameroun du Sud, sous administration britannique, pour former avec l’ex-Cameroun français la République fédérale du Cameroun en 1961. Ils ont nommé leur projet d’Etat Ambazonia, un nom dérivé de l’Ambas Bay, la région de l’embouchure du fleuve Wouri.

Les manifestations sécessionnistes (photo) ont été violemment réprimées par les forces de l’ordre et l’armée, envoyées sur place par les autorités de Yaoundé. Les forces de sécurité ont quadrillé la ville de Buéa, chef-lieu de la région du Sud-Ouest, et Bamenda, ville centre du Nord-Ouest.

Répression sanglante

Selon Amnesty International, les affrontements du 1er octobre ont fait dix-sept morts dans les deux provinces, dont cinq détenus abattus alors qu’ils tentaient de profiter des troubles pour s’évader. Les évêques de Bamenda et de Buéa ont «condamné la barbarie et l’usage irresponsable d’armes à feu contre des civils». Ils ont également demandé la libération des prisonniers et appelé au dialogue.

Depuis un an, la minorité anglophone du pays, qui représente 20% des 22 millions de Camerounais, se plaint d’être marginalisée par le pouvoir central.

Réagissant sur les réseaux sociaux, le président camerounais, Paul Biya, en place depuis trente-cinq ans, a condamné «de façon énergique tous les actes de violence d’où qu’ils viennent, quels que soient les auteurs». Pourtant, les anglophones dénoncent les exactions et arrestations incessantes du pouvoir. La libération, début septembre, de leaders et de la moitié de la centaine de manifestants emprisonnés n’a rien réglé.

Ils accusent même Paul Biya d’orchestrer la répression depuis sa chambre d’hôtel à l’Intercontinental à Genève. Une lettre a d’ailleurs été adressée par un collectif anglophone de la diaspora à la direction de l’établissement.

Depuis Genève

Dans ce courrier, ils expliquent que le 1er octobre, Paul Biya, qui «passe plus de temps à Genève que dans son pays, a coordonné, à un jet de pierre des Nations Unies, dans les quatre murs de sa suite présidentielle, les forces armées qui ont commis des crimes contre l’humanité». Ce texte fait notamment état d’hélicoptères tirant sur la foule, ce dont les journalistes de l’agence Reuters ont également témoigné.

Un collectif de Camerounais de Suisse avait organisé un rassemblement, le 22 septembre dernier, devant les bureaux du Haut-Commissaire aux droits de l’homme, au palais Wilson à Genève, pour demander à l’ONU d’intercéder auprès du gouvernement et dénoncer les crimes contre l’humanité commis dans l’ouest du Cameroun. António Guterres, secrétaire général de l’organisation, a exhorté les autorités «à promouvoir des mesures de réconciliation nationale».

 

Avec 24H

 

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