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Les Etats membres de la Conférence internationale de la région des Grands-Lacs (CIRGL) ont décidé de mettre en place une unité sur les ressources naturelles afin de lutter contre l’exploitation illégale des richesses, a déclaré mercredi 22 juin à Kinshasa, le coordonnateur national de la CIRGL en RDC, Kakese Vinalu.
« Le premier point qui est devenu un élément essentiel en ce qui concerne la CIRGL, c’est l’exploitation illégale des ressources naturelles. Elles sont souvent l’objet de plusieurs conflits. Alors il faut créer un système de traçabilité qui permette à ce que l’on soit sûr que les minerais qui sont exportés ne proviennent pas de sang », a indiqué le coordonnateur national de la CIRGL, à l’occasion de la séance de restitution du VIe sommet ordinaire de la CIRGL.
Ce sommet avait réuni à Luanda (Angola) le 14 juin dernier, les chefs d’Etats et des gouvernements de la CIRGL.
Selon Kakese Vinalu, l’unité sur les ressources naturelles créée par la CIRGL va s’occuper spécifiquement de l’exploitation des ressources naturelles.
Il a rappelé qu’en 2010 la loi Obama avait interdit aux entreprises américaines et par ricochet à toutes les entreprises de ne plus exporter les minerais de sang.
Avec Radio Okapi
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RDC
Le Secrétaire exécutif de la Commission nationale de la reforme foncière(CONAREF), Floribert Nyamwoga, a souhaité que la RDC ratifie les conventions internationales sur la gouvernance foncière au cours d’une interview accordée mercredi à l’ACP, à l’ occasion de la journée mondiale de la terre célébrée le 22 avril de chaque année.
Selon M. Nyamwoga, la RDC a intérêt à intégrer dans ces textes légaux les engagements internationaux pour reformer sa gouvernance foncière. Il s’agit notamment des conventions sur la reconnaissance des droits fonciers des communautés locales, le respect des normes de la REDD+, les droits d’accès à la terre des refugiées et des déplacés internes.
Le secteur foncier congolais est buté aux problèmes liés notamment à l’obsolescence de la loi foncière sans oublier le fait que cette loi foncière consacre « un système de gestion dualiste foncier pouvoir public et pouvoir coutumier sans éclairer les mesures pratiques d’intervention du pouvoir coutumier ».
Cette situation est à la base du désordre foncier au niveau de l’administration foncière et de la gestion coutumière des terres, défavorisant ainsi les communautés locales.
Une gestion exemplaire de la terre
Le Secrétaire général des Nations unies( ONU), Ban Ki-moon, a exhorté les États membres à redoubler d’efforts pour protéger l’environnement et réaliser les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), avant la date-butoir d’avril 2015, à l’ occasion de la célébration de la « Journée internationale de la Terre nourricière » axée cette année sur le thème « A notre tour de donner l’exemple ».
« Cette Journée est l’occasion de réaffirmer notre responsabilité collective à promouvoir l’harmonie avec la nature », a déclaré M. Ban Ki-moon lors d’un débat interactif organisé par l’Assemblée générale des nations Unies pour marquer cette Journée proclamée en 2009.
Le chef de l’ONU a souligné la nécessité de « faire face à la réalité de la menace qui pèse contre notre planète », en indiquant que la surexploitation des ressources naturelles érode des écosystèmes fragiles, détruit la biodiversité et appauvrit les réserves piscicoles. « Lorsque nous maltraitons notre planète, nous menaçons notre seul habitat et notre propre survie », a affirmé M. Ban.
Une foire environnementale pour célébrer la journée internationale de la terre
Dans le cadre de la journée internationale de la terre célébrée par les green team sous le thème de « Levons- nous pour la terre », une foire environnementale a été organisée mercredi à l’Université protestante au Congo(UPC) à Kinshasa.
Elle a été marquée par l’exposition des produits conçus à partir du recyclage des déchets. De son côté, le green team/Académie des beaux art(ABA) a exposé les objets plastiques et les papiers recyclés en art, tandis que le green team ESU(Enseignement supérieur et universitaire) a illustré les maquette des villes et villages verts et le green team Institut supérieur pédagogique(ISP) de Gombe a exposé les outils d’assainissements et présenté les ONG qui luttent pour l’environnement.
M. Jean-Paul Kanyinda, président des greens team, a appelé la population de Kinshasa à préserver la terre, à assainir le milieu et à une bonne gestion des déchets et à protéger la terre, en plantant les arbres.
Pour sa part, Mme Jehan Khaleeli, représentante de l’ambassade des Etats Unis, a invité les greens team à protéger l’environnement, les animaux et à lutter contre la déforestation.
Quelques outils ont été remis aux greens team tels que les râteaux, les houes et les détergents.
ACP/FNG/Kayu/Wet
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La contribution du secteur extractif dans le trésor public est évaluée à environ un milliard de dollars américains (par mois ?), selon le rapport de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (ITIE) de 2013, publié mardi 28 juillet.
« Le montant est de 1 800 000 000 $US. Quand nous enlevons la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) de 400 000 000, nous restons avec 1 400 000 000 que l’Etat a perçu », a affirmé le coordonnateur national de l’ITIE en RDC, le professeur Mak Dumba Jeremy.
Certains observateurs estiment que le secteur extractif fournit beaucoup d’argent au trésor public mais son impact n’est pas visible sur la vie des Congolais , qui vivent dans la pauvreté.
Pour le professeur Mak Dumba Jeremy, il appartient aux Congolais de demander des comptes au gouvernement sur l’affectation des recettes afin d’améliorer leurs vies.
« Maintenant vous dites que la vie de la population ne change pas, la population doit se demander sur ce qu’on a fait de cet argent ; et il appartient au gouvernement de se justifier sur les dépenses effectuées », a ajouté le coordonnateur national de l’ITIE-RDC.
Selon lui, l’ITIE est un instrument de contrôle de la transparence que l’on met à la disposition de la population.
D’autres explications sur les recettes extractives dans cet extrait sonore.
Avec Radio Okapi
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Sur des étals de nos marchés à Kinshasa, comme sur certains rayons des alimentations grandes surfaces, des boîtes de conserve de viande de bœuf ou de porc, des saucisses de poulets, des sardines, des savons, des pantalons, des chemises et des T-shirts griffés les grandes marques, tous importés, et aux prix affichés relativement abordables, attirent bon nombre des consommateurs. Il y a aussi dans le lot, des montres de luxe et de parfums, ainsi que des produits cosmétiques les plus prisés.
A l’utilisation, les consommateurs avertis constatent que tous ces produits sont de moindre qualité qui justifient leur faible coût. Pour les produits alimentaires, le goût est un peu fade. Pas la même saveur. Devant ces deux produits, l’un acheté en Occident, et l’autre acheté à Kinshasa, les fins gourmets ne s’y méprennent pas. D’ailleurs, ils sont les premiers à détecter et dénoncer la contrefaçon qui à leurs yeux, ne filtre pas.
Pour les articles vestimentaires, la couture pèche par quelques irrégularités. Les lignes de couture ne sont pas droites. Le fil de couture qui déborde, se détache, et les boutons mal cousus décollent après plusieurs de séances de lessive. Il en est de même des parfums dont l’imitation des cartons d’emballage, des flacons, et même des bouchons, déroutent facilement les consommateurs non avertis. Dès qu’on renverse les flacons, le parfum suinte. Tel est le premier test qui trahit les produits contrefaits.
Devant ce phénomène qui a provoqué la mévente de ses produits, un distributeur de la place a même axé ses spots publicitaires sur une mise en garde des consommateurs contre les lames de rasoirs, les piles, et autres produits manufacturés de contrefaçon.
Il en est de même pour les sous-vêtements de fabrication européenne, et les produits pharmaceutiques.
Kinshasa devenu la plaque tournante de produits de contrefaçon, des œuvres artistiques piratées ( C.D., cassettes audio et vidéo), les conséquences pour l’économie congolaise et les industries de fabrication implantées en Occident, sont incalculables.
Des contre-performances dont il faudrait inverser la tendance baissière
Entre autres conséquences, l’injection des produits de contrefaçon dans une économie entraîne en premier lieu, la mévente de produits d’origine. Le circuit de distribution ainsi grippé connaît quelques perturbations. L’importation des produits d’origine est ralentie, en même temps que les prochaines commandes. Sur le plan de la fiscalité, les produits de la contrefaçon rapportent moins au Trésor public, en lieu et place des produits d’origine.
A la longue, quand les consommateurs découvrent la supercherie, ils renoncent à l’utilisation de produits contrefaits. Ainsi est annihilée toute la campagne de marketing battue pour le lancement des produits d’origine. A la suite de la mévente générale, aussi bien sur le plan interne qu’externe, les fabricants se retrouvent devant deux alternatives. Soit renoncer à la fabrication du produit, et lancer de nouveaux produits, soit développer d’autres messages publicitaires plus accrocheurs.
C’est le lieu d’interpeller le ministre de l’Industrie qui a dans ses attributions la lutte contre la contrefaçon et la protection de l’industrie locale face à l’invasion des produits importés. Il en est de même pour le ministre de l’Economie qui, à l’époque, avait arbitré des conflits de concurrence et des cas de contrefaçon qui ont défrayé la chronique, notamment pour les produits cosmétiques, les boîtes de conserve de viande et de sardines, les articles vestimentaires et les produits pharmaceutiques.
Dans les milieux de distributeurs de la RDC, on dénonce l’invasion de nos marchés avec des produits de contrefaçon asiatiques dont les entrepôts implantés dans la commune de Limete, à Kingabwa, sont hermétiquement fermés aux regards indiscrets des agents des ministères de l’Industrie et de l’Economie.
Les criminels économiques qui recourent à ces mauvaises pratiques, causent d’énormes préjudices à l’économie congolaise et méritent d’être traqués et déférés devant la justice, et les produits de contrefaçon incinérés, comme on le fait en Europe. Il faudrait aussi que nos frontières poreuses soient soumises à une surveillance plus renforcée, afin d’éradiquer ce fléau.
J.R.T./ le phare
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Deogratias Mutombo
La croissance économique de la République Démocratique du Congo connaît des avancées spectaculaires, 55ans après son indépendance, affirme Deogratias Mutombo à la conférence de presse qui a précédé la 61ème réunion du Comité de politique monétaire (CPM) du vendredi 10 juillet dernier.
Le gouverneur de la Banque centrale du Congo a indiqué que le PIB/ habitant était de 514 USD en 2014, avant d’ajouter qu’en 2015, la projection est de 517 USD. Il a soutenu que c’est une avancée notable depuis 1960 jusqu’à ce jour. L’autorité monétaire soutient que depuis 2002, beaucoup de réformes ont été menées et ont permis au pays de Joseph Kabila de renouer avec la croissance actuelle qui est de 6, 8%.
Selon Déogratias Mutombo, cette croissance est stable 14 ans d’affilée. A cet effet, il est d’avis que la croissance économique est à l’origine de la stabilité de la monnaie nationale. Cela permet de protéger le pouvoir d’achat de la population.
La RDC est dirigée par des personnes matures sous la vision du chef de l’Etat qui n’est engagé à doter ce pays d’une croissance forte, mentionne le patron de l’institut d’émission. Le pays connaît un tournant historique. Il y a des défis à relever qui sont l’insuffisance des infrastructures et de l’énergie, le déficit du capital humain, de la santé et de l’éducation.
En outre, le CPM a maintenu inchangé le dispositif de la politique monétaire, à savoir le taux directeur à 2%, le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, respectivement à 8% et 7% et celui pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2% et 0%.
Selon le gouverneur de la BCC, il n’y a pas eu de menace immédiate. Sur le plan interne, les prix des biens et services continuent d’être stables. Sur le marché d’echange, la stabilité continue, aussi il n’y a pas de risque sur le marché monétaire, explique-t-il.
Ainsi, Deogrtias Mutombo fait remarquer que la régulation de la liquidité devra se poursuivre via les adjudications des bons BCC. Mathy MUSAU
COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale du Congo (BCC) a tenu, ce vendredi 10 juillet 2015, sa sixième réunion ordinaire de l’année, sous la présidence de Monsieur Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale, son Président.
La réunion a (i) procédé à un bilan à mi-parcours des évolutions macroéconomiques en 2015, au plan international et national, avec un regard particulier au mois de juin et (ii) analysé les perspectifs pour le reste de l’année avant de donner une orientation de politique monétaire conséquente.
Il en ressort ce qui suit :
Au plan international,
Les six premiers mois de l’année ont été caractérisés par une consolidation de la croissance économique mondiale qui est projetée autour de 3,0 % en 2015 sous l’effet de la bonne tenue de l’activité dans certaines économies avancées ayant bénéficié à la fois de politiques monétaires accommodantes et d’une timide relaxation des mesures d’assainissements budgétaires. Toutefois, en dépit de ce résultat, il s’observe une faiblesse des investissements à l’échelle mondiale qui sont demeurés moins vigoureux par rapport aux périodes d’avant crise.
Le CPM recommande aux Pouvoirs publics une poursuite des efforts visant à rehausser la croissance notamment par l’augmentation des dépenses en capital, et par des réformes solides à l’effet de renforcer la résilience des économies.
S’agissant des cours de produits de base intéressant l’économie nationale, il a été noté un faible risque d’inflation importée à ta suite de la stabilisation à la baisse des cours de produits agricoles. Aussi, la détente du cours du pétrole observée depuis le mois de janvier a permis à ce dernier de se stabiliser autour de 60,0 USD le baril, renforçant ainsi l’opportunité pour l’Etat de tenir sa marge de manœuvre nécessaire à la réalisation des dépenses sociaux prioritaires.
Pour ce qui est du cours du cuivre, quoique demeuré rémunérateur, il s’est incliné de 9,0 % par rapport à son niveau de fin d’année 2014 à la suite de l’atonie qui marque l’activité économique de la Chine.
Au plan national,
Un Léger fléchissement du rythme de la progression du produit intérieur brut a été relevé au premier trimestre 2015. En effet, sur la base de la production réalisée au premier trimestre 2015, l’activité économique se serait accrue de 9,2 % contre 9,5 % en 2014 et un niveau de 10,3 % attendu en 2015.
Cette croissance à fin mars a été tirée par la vigueur du secteur tertiaire, le secteur primaire n’intervenant qu’en deuxième position. A la faveur d’une bonne tenue de l’activité dans le secteur primaire, cette tendance devrait s’inverser rapidement au profit du secteur primaire dopé par les activités extractives et agricoles.
S’agissant des prix, le Comité a constaté la poursuite du recul du rythme de formation des prix intérieurs. En glissement annuel, le taux d’inflation passerait de 1,03 % à fin décembre 2014 à 0,6 % à fin juin 2015, en raison de la tendance à la baisse des cours de produits alimentaires importés dans un contexte d’orthodoxie dans la gestion des finances publiques et de la bonne synergie des politiques monétaire et budgétaire.
A l’horizon de 12 mois, le taux d’inflation, en glissement annuel projeté à 0,6 %, offrirait des marges de manœuvre aux politiques macroéconomiques tout en permettant aux autorités d’atteindre d’autres objectifs économiques importants pour la communauté nationale.
Examinant la situation des finances publiques, le Comité a noté l’encrage budgétaire sur fond d’une gestion des finances publiques sur base caisse. Cette situation explique la coexistence des excédents du Trésor dans un contexte de faible niveau d’investissements notamment dans les infrastructures par rapport à la programmation. En raison de l’impact attendu de ces dépenses tant sur la croissance économique que sur le renforcement de la résilience de notre économie en quête de son émergence, les membres du Comité de Politique Monétaire ont recommandé un rééquilibrage des finances publiques, en conformité avec la programmation dégagée du cadre macroéconomique.
Pour ce qui est du secteur extérieur, le Comité a relevé une stabilité relative sur les deux segments du marché des changes. Le taux de change a oscillé dans la fourchette de 925,00 CDF le dollar à l’indicatif et de 932,00 CDF au parallèle, conforté par une évolution des agrégats monétaires confortable dans le sillage de la programmation monétaire. Les réserves de change sont à 1,6 milliard de USD, soit 6,6 semaines d’importations des biens et services.
Enfin, le Comité a noté l’assouplissement des conditions monétaires au cours du premier semestre 2015, attesté notamment par le recul progressif de l’encours des bons BCC. Les marchés monétaire et en banque sont demeurés dynamiques et les opérations s’y sont dénouées au taux moyen de respectivement 4,5 % et 1,7%.
A l’issue de ces analyses, le Comité de Politique Monétaire a décidé de maintenir inchangé le dispositif de la politique monétaire, à savoir : le taux directeur à 2 %, le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, respectivement à 8 % et 7 % et celui pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2 % et O %.
La régulation de la liquidité devra se poursuivre via les adjudications des bons BCC.
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